‹ États de la confédération germaniqueChapitre 40 sur 261 · TENTATIVES CONTRE LES SUISSES · texte numérisé non relu

TENTATIVES CONTRE LES SUISSES

Le fils et le successeur d’Ernest de Styne, mort en 1424, fut ce Frédéric qui fut proclamé empereur, en 1439, à la mort d’Albert II , et qui, par l’extinction des autres branches de sa maison , réunit sous sa main toutes les possessions autrichiennes. Pendant les cinquante-quatre ans qu’il porta la couronne impériale, Frédéric ne montra que sa pusillanimité et son indolence, si ce n’est dans les cas où il s’agit des intérêts de sa maison. Ainsi il avait espéré d’abord de pouvoir profiter des dissensions qui s'étaient élevées parmi les cantons helvétiques (*), pour recouvrer les biens de ses ancêtres ; trompé dans son attente , il avait invoqué les secours de l'Empire, et enfin ceux du roi de France, qui, embarrasse du grand nombre de soldats qu’avait laissés libres la paix avec l'Angleterre , saisit cette occasion de se délivrer de ces mercenaires, et les envoya, sous la conduite du dauphin, se faire tuer par les Suisses à la bataille de Saint-Jacques (1444). En 1449, un accommodement ■ avait été conclu, qui replaçait les deux partis sur le pied où ils se trouvaient avant la guerre , et établit solennclle-

(*) Voyez Suisse , p. z 33.

ment ce grand principe de la confédération helvétique, qu’aucune alliance avec une puissance étrangère ne pouvait être formée que du consentement unanime des cantons.

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