FREDRRIC VA SE TAIRE COURONNER A ROME
En 1451 l’empereur fit le voyage d'Italie pour aller prendre des mains du pape la couronne impériale. A Viterbe il faillit devenir la victime d'un tumulte excité par des bandits : tandis qu'il traversait la ville en grand appareil , des hommes armés de crocs de fer enlevèrent le drap d’or qu’ou portait sur sa tête ; dans le même temps quelques soldats du pape voulurent arrêter son cheval, et d’autres tentèrent de faire tomber son chapeau
ni était orné d’un joyau de prix. Fré-
éric saisissant un Mton avec une vivacité que ne paraissait pas comporter son caractère flegmatique, se tira des mains des assaillants et chargea la populace.
Après cet exploit chevaleresque, il entra à Rome le 16 mars 1452, et reçut des mains du pape la couronne (*ie Lombardie, puis celle d'empereur.
De Rome il se rendit à Naples auprès du roi Alphonse. Ce fut à la persuasion de ce prince qu’il osa enfin consommer son mariage, que son flegme et ses craintes superstitieuses lui avaient empêché jusque-là d’accomplir, car il avait peur que si l'impératrice lui donnait un enfant coneu en Italie, il ne ressemblât aux Italiens.
MÉCONTENTEMENT OCCASIONNÉ EN ALLE- MAGNE TAR I.’lNDOLENCE DE FREDERIC.
De retour en Allemagne, Frédéric y resta aussi étranger qu'auparavant aux affaires de c.e pays ; une seule fois il voulut, en 1458, agir comme empereur, et il faillit)’ perdre sa couronne , ayant refuse sa sanction à un arrangement passé entre l’électeur palatin et les États de Bavicre-Landshut. L’électeur invita les princes de l'Empire à se réunir pour délibérer en commun sur la mauvaise administration de Frédé-
L’UNIVERS
ricIIT. Deux diètes furent tenues, en février et mars 14GI, à F.gra et à Nuremberg. Dans une troisième, convoquée à Francfort, iis adressèrent à l'empereur une lettre qui contenait les reproches les plus sanglants, et où l’on attribuait les maux de l’Allemagne à sa faiblesse et à son incapacité ; on lui reprochait de s’êtrc absenté des diètes depuis quinze ans, malgré toutes les prières et toutes les sommations qu’on lui avait faites. On exigeait qu’il se rendit à Francfort, et on le menaçait, en cas dg, refus, de prendre les mesures qui seraient jugées nécessaires.
Frédéric ne se tira de ce mauvais pas qu’en divisant ses ennemis et en opposant au palatin l’électeur de Brandebourg, jaloux de la réputation du mauvais Fritz , comme Frédéric appelait son adversaire.
EFFORTS OE FRÉDÉRIC l’OI R RETABLIR LA
rCISSAHCE DE l’aUTRICHE, FRIVILÉOES-