‹ États de la confédération germaniqueChapitre 46 sur 261 · MAXIMILIEN II · texte numérisé non relu

MAXIMILIEN II

(Iâ6.i-i576.)

Maximilien II, après la mort de son père, fut élu à la couronne impériale et continua la guerre en Hongrie. Il parvint, en 1572, à faire élire son (ils Rodolphe roi de ce pays ; mais sa mort

l’empêcha de réussir dans les tentatives qu’il lit pour réunir la Pologne à l'Autriche, après la fuite de Henri d’Anjou , roi de Pologne. Il fut bien élu par un parti (1575); mais une autre faction proclama Étienne Battori , qui resta maître du trône. En 1587, à la mort de ce' dernier, Maximilien, quatrième (ils de Maximilien II, essaya de se faire nommer roi de Pologne; mais il échoua dans cette tentative.

Maximilien II mourut le 12 octobre 1576, et laissa cinq fils, dont l’aîné, Rodolphe, lui succéda sur le trône impérial et dans les États héréditaires.

BODOLPHB II.

Le (Ils de Maximilien II n’était pas destiné à marcher sur les traces de son pere. Ce fut un prince faible qui resta toute sa vie soumis aux jésuites par lesquels il avait été élevé, et à la cour de Madrid , où Philippe II l’avait fait venir tout jeune encore, pour lui léguer peut-être un jour sa succession avec la main de sa tille. Rodolphe se montra encoredocileà uneautre influence, celle des astrologues et des alchimistes dont il s'entoura avec soin ; cependant il faut dire que , parmi ses astrologues , se trouvaient Kepler et Tycho-Brahé.

MODIFICATION DU PACTE DE FAMILLE. — ’ RODOLPHE BANNIT LES PREDICATEURS PRO- TESTANTS.

L’avénement de Rodolphe fut signalé par un fait d’une haute importance pour l’avenir de la maison d’Autriche : le droit de primogéniture fut reconnu dans l’archiduché , et les frères de Rodolphe n’eurent quedesapanages.

Ce prince, indolent et irrésolu, vit se préparer les malheurs qui devaient fondre sur l’Allemagne au dix-septième siècle. Son prédécesseur ne lui avait laissé d'autre alternative qu’une tolélérance tacite ou une intolérance déclarée : il fut intolérant. Ses conseillers et l'imprudence des protestants qui déclarèrent, en refusant d’obtempérer à l’un de ses édits, qu’ils étaient obligés

L’UNIVERS

d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, le forcèrent à bannir de ses États les prédicateurs les plus violents, et à interdire l'exercice du culte reformé dans toutes les villes royales, et particulièrement à Vieune.

mesures prises contre les incursions DE.

TURCS. CROATES. VSCOQUEi. AC-

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