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GCERRE DE LA SUCCESSION DE BAVIERE

La mort de l’électeur de Bavière qui ne laissait pas de postérité masculine, parut à l’ambitieuse Marie-Thérèse une occasion d’augmenter ses Etats , et la guerre éclata encore une fois en Allemagne. L’électeur palatin, Charles-Théodore, était l’héritier naturel de Maximiiien-.loseph. En sa qualité de chef de la branche de W itelshach , l'électeur de Saxe réclama toutes les propriétés allodiales; le duc de Meeklenbourg-Sehwerin , le landgravjat de Leuchtenberg ; la maison d’Autriche, la basse Bavière.

L’empereur Joseph II de son côté revendiquait comme fiefs masculins dévolus à l’Empire le landgraviat de I.euchtenberg, lescomtésde Wolfstein, de Haag , de Schabeck, de liais, etc.

A peine l’électeur eut-il rendu le dernier soupir ( 30 décembre 1777 ), que l'Autriche fit occuper par ses troupes les États qu’elle réclamait.

Cependant Frédéric était d’accord avec la France pour empêcher l’Autriche de s’agrandir aux dépens de la Bavière; il engagea le duc de Deux- Ponts, héritier de l’électeur palatin , et l’électeur de Saxe, à piotester devant la diète et a faire un appel à la Prusse et à ia France. Pendant que les cours de Vienne et de Beriin négociaient re-

lativement à cette affaire, elles faisaient aussi leurs dispositions pour commencer les hostilités, et les négociations étant devenues inutiles , la gue re s’engagea.

Joseph II occupa l’inexpugnable position de Konigsgratz que le roi de Prusse vint attaquer; mais u’ayant pu la forcer, Frédéric battit en retraite sur la Silésie. Les négociations recommencèrent aussitôt , et la paix fut signée a Taschen ( 13 mai 1779). L’Autriche conserva la portion de la basse Bavière située entre l’Inn, le Danube et la Saltz.

Les derniers actes de la vie politique de Marie- Thérèse furent de nombreuses négociations pour assurer à l'Autriche l’ailiance de la czarine ; après avoir réussi complètement, l’imperatrice mourut le 29 novembre 1780, âgée de soixante-trois ans et demi.

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