REVENUS ET POUCES MILITAIRES
La masse de la nation professe la religion catholique; sa piété, pour être fervente, n'en a pas moins de tolérance. Cette vertu est même pratiquée par les basses classes , qui regardent la religion catholique comme la seule chrétienne. On entend souvent dire , à propos d'un protestant :
L'UNIVERS
« C'est un brave homme , c'est dommage qu’il ne soit pas chrétien. » Cette disposition générale a donné lieu à l’établissement de fêtes et à la consécration d’un grand nombre de statues de la Vierge , auprès desquelles on fait des pèlerinages à certaines époques.
Les saints le plus en vénération dans le pays sont saint Wenzel et saint Jean Népomucène.
Le chef du clergé est l’archevêque, prince primat du royaume, qui couronne le roi de Bohême. Les autres dignitaires de l’Église sont, le coadjuteur de Prague, et les évêques de Leitmeritz , de Kœnigsgraetz et de Budweis.
La Bohême avait dans le principe adopté pour armes l'image de saint Wenzel : Otokar II y substitua un lion à deux queues, couronné d’argent, sur un champ rouge.
La Bohême appartient a la confédération germanique, comme partie intégrante de la monarchie autrichienne.
Les états provinciaux de Bohême se composent de membres du clergé, de seigneurs, de chevaliers et de bourgeois. La première classe est représentée par l’archevêque , les trois autres éveques, et treize prêtres etabbés.
Les princes , comtes et barons forment l’état des seigneurs ; les simples nobles sont exclus de celui des chevaliers. Les villes de Prague , de Budweis, de Pilsen et de Kuttenberg ont seules le privilège d’envoyer des députés à letat des bourgeois.
I.cs villes sont, les unes sous la juridiction de la régence ( Kœnigl ische Staedte), les autres sous celle du bureau des mines ( Itergstaedte ) ou de la monnaie , d’autres enfin sous celle des seigneurs. Aussi sont-elles divisées en quatre classes. Au reste , à l’exception de la capitale et des cités où l’industrie a fondé des fabriques et des manufactures, les villes de la Bohême sont de peu d’importance , et leurs habitants ne jouissent pas du bien-être qui est le partage de ceux des campagnes.
Les revenus de la Bohême sont éva-
lués à 50 millions de francs. Elle entretient 50,000 hommes de troupes réglées. La landwehr n’cu compte que 22,000.