‹ États Pathologiques Justiciables Du Traitement Par Le Chlorhydrate De CholineChapitre 9 sur 30 · NS ER · texte numérisé non relu

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timètre cube de toxine diphtérique fraîche, diluée à un pour 500, délivré par l’Institut Pasteur de Bordeaux, était encore vivant et bien portant le 2 avril 1930. Bien entendu ce cobaye avait été traité auparavant par une injection de 0 gr. 05 de choline.

Ce pouvoir antitoxique fut aussi révélé envers des poisons tels que le venin de cobra et tels que la strychnine. On a obtenu une survie chez un cobaye dont nous allons relater lPobservation (observations choisies parmi un cerain nombre qui seront publiées ultérieurement) :

Cobaye n° 7; poids : 750 grammes. Reçoit à 15 h. 25, le 14 mars 1930, O gr. 001 de strychnine sans choline. Son poil se hérisse au bout de quelques secondes : il parait très malade. Au bout de trois minutes, le malaise a l'air de passer. Le cobave paraît bien portant; il vit encore vingt miputes après.

Le 19 mars, à 15 h. 55, on lui injecte 0 gr. 002 de strychnine; Son poil se hérisse immédiatement; il reçoit alors 0 gr. 05 de chlorhydrate de choline, dyspnée intense, l’animal semble inquiet, mais il n’y a pas de paralysie. A 16 h. 10, tout est rentré dans l’ordre; l’animal est vivant et bien portant et ne présente aucun phénomène particulier,

Le 21 mars, il reçoit, à 14 h. 35, 0 gr. 001 de strychnine additionnée de 0 gr. 05 de choline. À 14 h. 40, le cobaye n’a aucun malaise; C’est un animal qui aura une longue survie.

La dose formidable de 4 milligrammes que cet animal a reçue en sept jours est équivalente à une injection de 10 centigrammes pour un homme de 75 kilogrammes.

Nous voyons donc que le chlorhydrate de choline parait jouer un grand rôle comme antitoxique.

E) Rôle dans diverses maladies. — Le chlorhydrate de choline augmentant le taux de la cholestérolémie, a été employé dans tous les états où on trouvait une baisse de cholestérol dans le sang.

Nous allons étudier dans divers chapitres cette action :

a) Dans la fièvre bilieuse hémoglobinurique;

b) Dans le traitement des ulcères gastro-duodénaux ;

©) Dans les cures d’engraissement;

d) Dans les cures d’anémie:;

e) Dans la thérapeutique des tuberculoses externes et pulmonaires.

TRAITEMENT DE LA FIEVRE BILIEUSE HEMOGLOBINURIQUE PAR LE CHLORHYDRATE DE CHOLINE

Dans le « Buletin de la Société Pathologique Exotique », séance du 9 mars 1932, M. de Raymond montre des résullats fort intéressants, obtenus par cette thérapeutique. Pour essayer Cette nouvelle médication, il s'était basé sur le fait que la cholestérine sérique a des propriétés anti-hémolytiques et que le pouvoir anti-hémolytique du sérum est proportionnel au taux de cholestérine qu’il contient.

Déjà, on connaissait une thérapeutique par des injeclions huileuses de cholestérine qui étaient lentement diffusibles et par conséquent à actions retardées.

Or, dans cette maladie, il faut agir vite. Pour cet auteur, le plus simple est d'augmenter la cholestérogénèse, grâce au chlorhydrate de choline.

Pour les trente-deux observations qu’il ‘apporte, de Raymond s’est servi uniquement du chlorhydrate de choline (sous une forme spécialisée qu’il avait dans les approvisionnements de l’Assistance). Ce traitement consistait en une où deux injections sous-cutanées de 0 gr. 02 par jour, jusqu’à sédation des signes cardinaux et arrêt de lhémo-

globinurie. Sur les trente-deux observations rapportées, il y eut trois décès, soit 9 %, alors que la mortalité normale dans cette maladie est de 30 ?. Le chlorhydrate de choline a donc abaïissé la mortalité dans le ‘apport de 2/3.

Nous citerons deux observations prises au hasard, chez cet auteur.

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