‹ États-Unis d'Amérique [microforme]Chapitre 29 sur 56 · RP ER LEE LE · texte numérisé non relu

RP ER LEE LE

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vint déchirer de nouveau ce peuple qu’on avait voulu réunir : elle favorisait les Russes contre lesquels Kosciusko combattait. Ce pres les vainquit à Dubienka le 17 juillet 1792, sans que son gouvernement lui permît de profiter de ses avantages ; et, lorsqu’il vit la causernationale abandonnée par le roi lui-même, qui lui o:donnsit de cesser les hostilités, il s’exila ex s’écriant : « O Dieu ! accorde - moi de « tirer encore l'épée pour ma patrie. »

uand la Prusse ef la Russic curent décidé le second partage de la Pologne, ses généreux défenseurs se dévouèrent.

encore pour elle; et r'ne conspiration pour sa délivrance fut tramée dans un profond secret, quoiqu’elle eût dan:

iout le royaume des ramifications. Les exilés se dirigèrent sur Cracovie, où le près devait éclater : quelques débris ie l'arinée polonaise parvinrent à s'y réuuir : d'autres insurgés accouraient de luutes les yrovinces, armés de faux, de haches, de lances redoutables ; on se hâta de profiter de cette ardeur , et Kosciusko, nommé généralissime le 24 mars 1794, remporta, le 4 avril, une première victoire qui exalta les espérances de la nation entière. Pendant plus de six mois, ce guerrier tint glorieusement la campagne : il était secondé par l’intrépide dévouement de ses compagnons d'armes; et, déployant autant d’habileté que de valeur , il harcela les mouvements des ennemis, coupa leurs communications, et leur fit lever le siége de Varsovie qu'ils investissaient depuis deux mois. Mais, après avoir soutenu héroïquement cette lutte inégale, à Raslawice, à Chelm, et partout où il combattit, il vit enfin expirer l’indépendance de sa patrie, le

10 octobre 1794, dans la sanglante :

journée de Macéjowice, où ses troupes, s’obstinant au combat contre une armée beaucoup plus nombreuse, furent taillées en pièces. Kosciusko, percé de coups, était tombé sur le champ de bataille. 11 fut relevé par l'ennemi, pour aller subir en Russie une dure captivité, qui ne cessa qu'après la mort de Pis, ratrice Catherine. Paul K*,

resprs ::i sa vertu et son malheur, L

rendit alors à la liberté ; et Kosciusko abandonna l’Europe pour cherchet un asile aux États-Unis, Il portait encore l'empreinte de ses glorieuses blessures, et les rigueurs de sa prison l'avaient affaibli ; vaais l'égalité de son âme, la pureté de «a vertu , l’ineffaczble heauté de son caractère, n'étaient b\nt alté.

rées. !! revit Avec &otion }c3 cigrne de Saratoga où il avait combattre le platea: élevé de West-Point, dont quelques rochers sauvages étaient en.

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tiles campignes, les cit£s no: ibreuses, dont ia prospérité s'était accrue depuis la guerre de l'indépendance. L’iilustre Polonais coinpar {la destinée des deux pays, et faisait des vœux pour le sien, sans espérer de les voir s’accomplir:

il cherchait, dans ce deuil patriotique

qui ne le quitta plus, à éviter les pu. .

blies hommages; et la modeste simpli cité de sa vie faisait encore mieux res.

sortir le lustre de sa gloire. Tel il parut en pt tel il revint ensuite en Europe, lorsqu'il adopta la France pour sa nouvelle patrice.

Un Français, dont les Américains se rappelaient les services avec reconnaissance, éprouvait, depuis 1792, d’autres infortunes. La Fayette avait pu reconnaître, en traversant les pre.

miers orages de la révolution, qu'elle commençait à sacrifier les hommes qui voulaient en modérer le cours; et que le peuple , inconstant dans son enthousiasme , élevait et brisait ses idoles.

Ce général, que ia faveur populaire avait d’abord suivi à la tête de l’armée du Nord, avait ensuite été proscrit; et, en voulant se réfugier en Belgique pour gagner la Hollande et se retirer aux États-Unis, il était tombé entre les mains de l'ennemi , et avait été successivement transféré dans les prisons de Magdebourg et dans celles d'Olmutz. Le gouvernement fédéral voulut lui témoigner, au milieu de sa captivité s: ce son dénûment, l'intention d'a ir une situation si pénibie; et : mars 1794, le président re: vé®* :; sa sanction un acte du con- 21. qui allouait au major générai là : . utte sa solde et ses émolurnts,

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pour le temps où il avait été au service des États-Unis : le congrès, mé:

nageant sa délicatesse, ne voulait parelire qu'’acquitter une dette envers lui. Washington recommanda aux légations d'Amérique en Europe d’employer leurs bons offices pour obtenir Li liberté, et il s’adressa ensuite directement à ru) ge d'Autriche Léopold. Ce n’était pas comme chef de nation, c’était en son nom propre qu'il demandait que la Fayette püt se rendre aux États-Unis, sous les conditions que l’empereur fixerait luimême : les liens de l’amitié, les sentiments de l'humanité lui dictaient cette démarche; il ne réclamait que œ qu’il aurait accordé lui-même; et il croyait offrir à Léopold l’occasion d'exercer un acte de magnanimité, utile à sa politique et à sa gloire.

Un grand nombre de Français $’étient retirés en Amérique, et chacune des phases de la révolution y avait fait passer de nouveaux réfugiés. Après la proscription des grandeurs était venue celle des richesses : les hommes placés au-dessus du commun niveau avaient été indistinctement menacés ; et toutes ces classes, différentes par leur ancienne position, mais réunies par la condition de l’exil, avaient cherché au delà des mers un pays où tous les malheurs pussent s’abriter.

Au milieu de ces anciens possesseurs, de ces négociants, de ces maaufacturiers actifs et industrieux, qui n'avaient sauvé que leurs jours, et qui trouvaient dans un accueil hospitalier et dans leur crédit quelques moyens de relever les débris de leur fortune, plusieurs voyageurs, négligeant ces pénibles soins, et occupés de plus hautes spéculations , étudiaient les mœurs simples des aborigènes, ou les institutions des peuples les plus avancés,

Lou les aspects , les sites, les caractères 4 natures Gu pays. M. de Châteaubriand

eh: chait les impressions atiachées au sand spectacle du souveau monde,

: et allait suivre dans le pays des Chnc- : taws et des Natchez, les brilla::ies

inspiretions ds son génie : la Rochefoucauld- Liancourt, analysant dans

ses voyages les mœurs. les lois et toutes les branches de l’administration , s’attachait surtout aux établissements d'humanité et de bienfaisance dont l'exemple pouvait étre imité :

Volney développait ses systèmes physiques et géologiques sur les vents, les courants, le climat et le sol des États- Unis. L'Amérique offrait à la même épo ue d’autres sujets d’observation à

es hommes d’État, occupés des plus graves questions de l'économie politique, du commerce et des colonies, et à de jeunes princes qui continuaient de faire servir à leur instruction les jours de l’exil et les lecons de l’adversité. Quelques réfugiés de la France et de ses tolonies avaient marqué les lieux de leur retraite par les noms d’Azylum en Pensylvanie, de Gallipolis sur les rives de l'Ohio, ou par quelques autres dénominations qui leur rappelaient la patrie absente; mais une partie de ces essais de colonisation ne prospéra point; et quand les portes de la France se rouvrirent à la plupart des exilés , ils aimèrent mieux jouir encore du pays natal, s’y rattacher à d’autres espérances, et chercher à recueillir quelques biens échappés au commun naufrage.

Après une si longue tourmente, la chute de Rohespierre promit enfin des jours meilleurs aux amis de l'humanité et à ceux de la paix. Monroe, que le congrès venait d'envoyer en France, apprit , en arrivant au Havre, cette mémorable donnee du 9 thermidor an 111 (27 juillet 1794); sa mission allait s'ouvrir sous de plus favorables auspices. Ce ministre fut reçu avec empressement et solennité, le 14 août, par la Convention nationale; et le président lui exprima les vœux fraternels que le peuple français adressait au peuple américain. Lenavillon des États-

nis fut offert à la Convention ; elle l’arbora dans la salle de ses séances à côté des couleurs françaises ; et le nouveau ministre qu’elle envoyait en Amérique fut chargé d'offrir au congrès le drapeau de la France.

Ces prévenances mutuelles paraissaient annoncer le désir de se conci-

lier, et Monroe présenta au comité de salut public les réclamations du gouvernement fédéral contre différents actes qu’il regardait comme des infractions aux traités : mais l'examen de ces demandes entraîna des lenteurs ; et nous avons, sur ces entrefaites , à rendre compte de quelques autres intérêts de cette mission.

Les États-Unis, qui avaient conclu le 25 janvier 1787, un traité d'amitié et de commerce avec l’empereur de Maroc, n’en avaient pas encore avec la régence d’Alger; et les négociations qu’ils faisaient suivre auprès d’elle n'étaient pas terminées, lorsque le commandeur Cibon, chargé d’affaires de Malte à Paris, adressa à Monroe, le 26 octobre 1794, quelques observations sur l’intérét que pourraient avoir les États-Unis et l'Ordre de Malte à se SLA Ée et à s'unir par un continuel échange d’attentions, d’égards et de services. Il représentait que les navigateurs amricains, toujours nombreux dans la Méditerranée, étaient exposés à devenir la proie des corsaires algériens; que l’île de Malte, placée au centre de cette mer, entre l'Afrique et la Sicile, pourrait leur offrir un asile et des secours de tout genre, et

u’il serait utile au commerce des ‘tats-Unis de trouver dans ces parages de beaux ports, des provisions, et même des moyens de défense contre les pirates barbaresques. En échange de ces avantages , il demandait que les États-Unis accordassent à l’Ordre de Malte quelques terres, dont l’étendue serait déterminée de concert entre les deux gouvernements, et dont la concession , formellement garantie par la confédération américaine , serait faite à perpétuité.

onroeinstruisit son gouvernement des propositions qui lui étaient faites ; et en remerciant le chargé d’affaires de Malte des intentions amicales de cet Ordre, il crut devoir entrer dans quelques explications sur les terres vacantes dont les États-Unis pouvaient en effet disposer. Ils les mettaient en vente, ét en cédant le droit de propriété seulement , ils se réservaient la

haute juridiction : le gouvernement

de ces territoires était indiqué d’avan.

ce ; il devait être électif ou républicain,

ps ga partie du système national déjà i,

Ces conditions n’auraient sans doute pas rempli les vues de l'Ordre de Malte qui, ayart perdu en Europe la plus tt partie de ses domaines, pouvait

ésirer de réparer ses pertes en Amérique. Ses propositions n’eurent aucune suite; et le gouvernement des États - Unis, aimant mieux faire la paix avec les régences barbaresques que de prendre d’autres garanties qui auraient pu maintenir un état d’hostilité, conclut avec les Algériens, le 5 septembre 1795, un traité de paix et d'amitié. L'année suivante il signa un autre Et pd avec le bey de Tripoli; et les clauses en furent garbnties par le dey et la régence d'Alger.

Les Américains voulurent, par c dernier traité, être formellement à l'abri de toutes les attaques dirigées contre le pavillon chrétien; et l’article qui renferme cet engagement est ainsi concu : « Comme le gouvernement des « États-Unis d'Amérique n’est fondé « en aucun sens sur la religion chré.

«tienne, et ne porte en lui- même « aucun Caractère d’inimitié contre les « lois, la religion ou la tranquillité des « Musulmans, et comme les États-Unis «ne sont jamais entrés dans aucune « guerre, dans aucune hostilité contre « quelques nations mahométanes, il « est déclaré par les parties contrac- « tantes qu'aucun prétexte , résultant « d'opinions religieuses, ne devra j- «mais interrompre l'harmonie qui «existe entre les deux pays. »

Toute guerre de croyance se trouvait écartée par cette disposition; et les rapports des Américains avec Tri.

oli allaient préserver d’un danger

abituel leur navigation dans la Mé.

diterranée.

Mais d’autres armements en course continuaient de harceler leur commerce maritime, soit dans les parages de

l'Europe, soit dans les Antilles où ik à étaient spécialement encouragés. la 1

politique de la Convention nationale

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envers les Américains Ctait restée la méme, et le comité de salut public avait d’abord cherché à les déterminer à une alliance , en leur rendant encore plus périlleux l’état de neutralité : il avait demandé que l’on se montrât allié ou ennemi, et il semblait regarder comme un projet hostile contre la France tout rapprochement avec l’Angleterre.

Nous avons vu avec quelle prudence Washington avait conjuré ce premier srage. Croyant la paix nécessaire, et conservant toujours ses anciens sentiments d'affection envers la France, il avait su résister au zèle immodéré dès partis qui, en l’excitant à la guerre, aspiraient secrètement à lui ravir l’autorité, et à changer l'esprit des institutions fédérales. Jusqu’alors cette réserve avait réussi : la France elle-même avait évité une rupture : un mélange de plainteset de protestations d'amitié se retrouvait dans les communications des deux gouvernements : l’animosité n'allait pas jusqu’à la menace, et la mésinte. ligence actuelle n’excluait pas le désir d'une réconciliation. Toutes les démarches de Monroe tendirent vers ce but; et le comité de salut public, ayant enfin égard aux représentations du ministre américain, arréta, le18 novembre 1794, que les vaisseaux les États-Unis et ceux des autres puissancesneutresseraientlibrementadmis dans tous les ports de France, et qu’ils en sortiraient sans obstacle, quelle que fût leur destination ultérieure. Les commandants de tous les armements maritimes étaient chargés de faire respecter à leur égard les droits des neutres et les stipulations des traités :

| les vaisseaux de ces puissances ne pour-

raient pas être détournés de leur route:

on n’arréterait à leur bord ni hommes d'équipage ni passagers; et l’on n’y saisirait les marchandises appartenant à l'ennemi que si l'Angleterre persistait à y saisir elle-même les marchandises françaises. On promettait une indemnité aux capitaines dont les navires avaient été retenus par un emb: 5. et l’on rembourserait les ivanc. iutes par les États - Unis à

25° Livraison. (ETATS-UNIS D’AMERIQUE.)

l'administration de Saint-Domingue.

Ces dispositions conciliantes étaient propres à faire cesser tout motif de dissension ; mais la nouvelle du traité d’amitié et de commerce que les États- Unis signaient avec l'Angleterre, a moment même où ils venaient d’obtenir cetadoucissement, transpirabientôt en France; et le comité de salut publi:

ayant appris que ce traité ne reconnaissait pas l’inviolabilité du pavillon neutre, se hâta de révoquer par un nouvel arrêté dn 4 janvier 1795 la plupart des résolutions qu’il avait prises récemment en faveur des Américains.

Il aurait pu temporiser davantage ; et comme le traité dont il se plaignait ne pouvait devenir cui et définitif qu'après avoir été ratifié, il avaitencore l'espérance que le sénat américain n'en adopterait pas tous les articles; et en effet cet arrangement fut vivement attaqué, non-seulement dans le congrès où il fut discuté, mais dans les priacipales villes de commerce : on y fi éclater de nombreuses plaintes contre les partisans de l'Angleterre, et forcé de respecter le caractère de Washingon on accusa les erreurs de sa poli-

ique.

Mais le comité de salut publir re tira aucun avantage de ces moins; où la ratification du traité de Louures était encore indécise. Les menées des factions et les émeutes successives qu’elles faisaient naître embarrassaient alors sa marche; et chacune de ces révolutions intérieures changeait la composition des autorités publiques et le caractère du pouvoir. Quand la Convention nationale eut cessé ses fonctions le 27 octobre 1795, après avoir donné à la France un nouveau gouvernemeni , le Directoire exé:: : elle venait de créer, n’adopta cuvers les Américains qu’une politique inflexible:

il fit déclarer à Monroe, le 15 février 1796, qu’il regardait l’alliance des deux pays comme terminée, et que le traité de Londres tendait à placer les États- Unis dans la classe des puissances coalisées contre la France. Cette opinion fut exprimée avec amertume au ministre américain dars plusieurs

conférences ; et le Directoire exécutif la renouvela, le 7 juillet, de la manière la plus absolue. 11 voyait dans ce traité conclu avec les ennemis de la France un: ‘ufrrction aux devoirs de l'amit: -agements que l'on avrit pris dem fongron pe sur les droits du pavilion neutre, droits généralement reconnus , et que les Américains avaient consacrés eux - mêmes dans tous leurs autres traités. Puisqu'ils renonçaient aujourd'hui à leurs anciennes obligations, le Dirertoire exécutif croyait devoir ri0..lx: aussi ses rapports avec eux, et il ne voulait pas leur conserver des priviléges, dont :l n'avait plus à espérer d’eux la réciprocîté. Cette déclaration fit présumer qu’il prendrait incessamment de nouvelles mesures envers les Américains :

il avait alors conclu la paix avec la Prusse, la Hollande, l'Espagne, et les différents États de l'Allemagne occidentale et de l'Italie ; il négociait avec l'Espagne un traité d'alliance offensive et défensive : ce traité pouvait toucher aux intérêts des États-Unis ; et Monroe mandait, le 7 août 1796, à son gouvernement que la France cherchait à obtenir de l'Espagne la rétrocession de la Louisiane. Quel ue vague que fût alors cette nouvelle, les Ameéricains l’apprirent avec déplaisir : la méper ef entre les deux pays augmentait de jour en jour ; et le ministre de France aux États - Unis allait étre rappelé , sans qu’on lui donnât un successeur.

Q'ioique le gouvernement fédéral eût égaiement rappelé Monroe, il avait cru devoir le remplacer par le général ur du mais aussitôt après son arrivée à Paris, le Directoire lui fit notifier, ie 11 décembre 1:95, qu’il ne voulait plus ni reconnaître ni recevoir un ministre des États- Unis, jusqu'à ce que la France eût obte: , du gouvernement américai: le redressement de ses griefs. Monro mit au Directoire ses lettres de rappel. le 30 du même mois, et Pinciney ne fut point admis.

Au moment où les relations diplo-

4 nines csannm v diisi SUSpPCI-

matiques 5e trouvaien

dues entre les deux pue ents, les pouvoirs de Washington allaient expirer : la durée de sa seconde prési.

dence devait finir le 4 mars 1797; et, malgré la vive opposition qu’il avait rencontrée dans ses derniers actes

litiques , surtout lorsque le traité de Londres fut soumis à la ratification du sénat , son caractère , sa vertu , le sou.

venir de ses services lui avaient telle.

ment concilié le os 4 et la confiance générale , que tous les citoyens parais.

saient disposés à l'élire president pour la troisième fois. Washington fit alors connaître la résolution qu’il avait prise de se retirer des affaires publiques, Son âge, les fatigues d’une vie usée au service de la patrie, et la crainte que ses forces affaiblies ne répondis.

sent plus à son zèle, le portaient à cette détermination : il exposa sa con:

duite à ses concitoyens, à ses amis, .

et leur adressa de hautes leçons de politique et de sagesse , qui furent con.

signées dans les archives de plusieurs

tats, comme des monuments du patriotisme le plus pur et le plus éclairé, Washington recommandait aux Amé.

ricains le :: ’intien de cette u.: 16 de gouvernement et de ce lien féde-1, qu'il regardait comme le gage le 5 sûr de leur liberté, de leur repos intérieur et de leur puissance : il les invitait à résister à l'esprit d'innovation qui altère le respect pour les lois, à l'esprit de parti qui fomente les dissensions civiles , et qui tue la liberté par le despotisme ou la licence. La religion et la morale devaient servir d’appui à la prospérité publique : il fallait développer les institutions destinées à propager les lumières; et plus la nature du gouvernement laissait de liberté et d'influence à opinion publique, plus cette oninion avait besoin d’étre éclairée. Les règles de la bonne foi et de la justice devaient être observées envers toutes les nations, et l’on ne pouvait rester impartial envers elles qu’en étouffant les haines invétérées qui conduisaient a la guerre, et en modérant un attachement excessif qui tendrait à se plier à l'ascendant et aux exigences

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