SE EE
EE
= etes
me “ . ES =
es
Re Pot D NE PSS eur es MAS ÉRSEZ : MR RESTE PRES à
des nations, Lénaisere était, sans doute, intéressée à enrichir les uns par les autres les habitants de ses prores domaines, et à préférer leurs reations à celles du dehors.
L’exportation des munitions navales reçut alors de nouveaux encouragements dans les colonies anglaises, et surtout dans celles du Nord où la qualité des bois était meilleure. L’extraction de la résine, la culture du chanvre, les travaux des mines de fer et des usines y devinrent plus actifs; il s’y rendit un plus grand nombre d’ouvriers accoutumés à ces exploitations , et l’on profita de leur main-d'œuvre, non seulement pour augmenter la masse des exportations destinées à la métropole, mais pour: imprimer un nouveau mouvement à l’industrie coloniale. Boston et les autres ports multipliaient le nombre de leurs navires, en même temps se livraient au commerce de l’Angleterre une grande quantité de bois de construction qui ne devaient être employés qu’en Europe. La pépinière des matelots s’accroissait dans la même proportion, par un effet de ce mouvement naturel qui tait accourir les hommes laborieux partout où ils peuvent compter sur quelques ressources ; et bientôt il résuita de cette direction donnée à l’industrie une plus grande variété de spéculations et d’expéditions maritimes. La pêche sédentaire que les habitants pouvaient faire le long des côtes recevait une nouvelle activité : le cabotage exercé dans les parages des colonies, et destiné à pourvoir par des échanges mutuels à une partie de leurs besoir5, faisait de rapides progrès ; et les vaisseaux qui n’étaient pas emloyés au commerce de la place où on les avait construits, étaient souvent achetés ou commissionnés par l’étraner. Les bénéfices de leur vente ou e leur fret tournaient à l’avantage de la colonie ; et quel que fût l’emploi définitif des bâtiments qu'elle avait équipés, ou dont elle avait fourni les matériaux, soit à la métropole, soit à d'autres pays, elle avait recueilli le prix de son travail.
La guerre entre l'Angleterre et l'Iis:
pagne n’avait pas ralenti dans les colonies anglaises l’activité d’une industrie qui s’exerçait surtout vers le Nord et loin des frontières de Géorgie et de Floride, les seules qui fussent alors exposées à de mutuelles invasions.
Les provinces du Nord avaient continué de jouir d’une entière sécurité; elles pouvaient librement faire usage de toutes leurs ressources ; et la paix qui s'était maintenue pendant trente ans entre la France et la Grande-Bretagne, depuis la Ares du traité d'Utrecht, n’avait été troublée dans leurs possessions d'Amérique que par quelques altercations locales et passagères, que l'autorité des métropoles avait promptement calmées.
Dès les premières années de la paix, l'Angleterre avait cherché à s’affermir dans l’occupation de l’Acadie. Une garnison et une colonie anglaise avaient été placées à Port-Royal, qui prit alors le nom d’Annapolis en l'honneur de la reine : ce port était sûr et spacieux ; l'entrée en était facile à défendre; mais les glaces et les courants la ren- ‘daient quelquefois moins accessible que les ports de la côte orientale. Quand
l'Angleterre s’y fut établie, deux mille”
Français ne voulant pas renoncer à leur patrie, se retirèrent dans l’île de Cap-Breton, qui avait été laissée à la France, et où l’on avait fondé la ville de Louisbourg. Cette nouvelle situation changeait peu leur destinée : le climat était le même que celui de l’Acadie ; la pêche était abondante dans les parages de cette Île; et si le territoire tait moins vaste, il suffisait du moins à tous les réfugiés qui s’y rendaient.
D’autres familles françaises, qui se trouvaient dispersées dans l’intérieur ou vers les limites septentrionales de l’Acadie, essayèrentde arder leur indépendance. D'abord elles attendaient quelques secours dela métropole; elles aspiraient à lui conserver la colonie, et défendaient | me à pied leur territoire.
Lorsqu’il fallut enfin céder à la force, elles cherchèrent à obtenir par capitulation le privilége de ne pas porter lesar-
mescontre leur ancienne patrie. À ce
Ménage étaient ( rovinc a paix, férentes Cessiveir forts, o Halifax :
baie de ( nue capi signa dè:
velle-Eco nouveau s'y rendi passagers continent Lunebou sept cent d’abord d chèrent tile.
Le parl comme u prompt a nie : il a qui désira uit, queld une terre dagricult vres pour les premié qui n’appa rent assim tinrent, s Concession tourée de ments prof toute surp ne se défrid élevait qu’ tions; elle es sauvag
9° Zivr
et l'Est es (COlo- \dustrie Nord et e et de nt alors vasions.
t contiécurité ; re usage t la paix it trente nde-Brelu traité lée dans > que par et passaétropoles
e la paix, s’affermir . Une gare avaient prit alors nneur de spacieux ; défendre ; its la renessible que le. Quand, deux mille enoncer à ans l’île de aissée à la dé la ville elle situanée : le clide l’Acae dans les : territoire du moins ndaient.
ses, qui se Y'intérieur jionales de rleurindéttendaient ppole; elles colonie, et territoire.
à la forcer, ar capitulabrter les arntrie. À ce
prix elles consentaient à rester dans les cantons qu’elles avaient défrichés ; et le gouvernement britannique aima mieux garder dans la colonie ces cultivateurs pashes et inoffensifs, que de la priver
e leur industrie et de leur travail. Un grand nombre de Français cntinuèrent ainsi de résider én Atadie : ils y étaient regardés comme une population neutre, et ils n’abusèrent point de la prérogative qui leur avait été laissée.
On avait alors quelque intérêt à les ménager. Les établissements anglais étaient encore peu nombreux dans cette
rovince; mais penans la durée de a paix, ils se multiplièrent, et les différentes parties du littoral furent successivement occupées : on y érigea des forts, on y envoya des troupes, et Halifax fut fondée en 1743 près de la baie de Chibouctou. Cette ville, devenue capitale de l’Acadie, que l’on désigna dès lors sous le nom de Nouvelle-Écosse, fut regardée comme un nouveau centre de colonisation : il s’y rendit incessamment quatre mille passagers, venus d'Angleterre ou du continent européen; et la ville de Lunebourg fut bientôt fondée par sept cents Allemands, qui s'étaient d’abord dirigés sur Halifax et qui cherle ensuite un territoire plus ferile.
Le parlement britannique regardait comme une entreprise nationale le prompt accroissement de eette colonie : il accordait à chaque militaire qui désirait s’y établir, un passage gratuit, quelques meubles indispensables, une terre à défricher, des instruments d'agriculture , et des provisions de vivres pour un an, afin qu’on pût attendre les premières récoltes. Les familles qui n’appartenaient pas à l’armée furent assimilées aux militaires, et obtinrent, selon leurs rangs civils, des concessions analogues. 1falifax fut entourée de palissades et de retranchements propres à la mettre à l’abri de toute surprises mais la contrée voisine ne se défrichait que lentement, on n’y élevait gun petit nombre d’habitations; elle était ouverte aux incursions des sauvages, et l’on osait à peine
s'éloigner de la place. L’imminence d’un péril sans cesse renaissant nuisit pendant long-temps aux progrès de la population anglaise et de la culture.