‹ États-Unis de l'Amérique du NordChapitre 13 sur 42 · Iles Philippines · texte numérisé non relu

Iles Philippines

La France ne vient donc qu’au septième rang, à peine 12 millions sur un total de 383 millions d’importations

totales aux États-Unis en 1891. Éclairé par le résultat des années antérieures', j’ai voulu me rendre compte de la proportion qui existait entre les importations des marchandises par les grandes maisons de Philadelphie, soit viâ New-York soit directement au port de cette ville.

MM. Strawbridge and Clothiers, 8 e rue, et Market, en réponse à ma circulaire d’enquête, m’écrivent : (( Nos impor- « tâtions de marchandises françaises sont extrêmement « considérables, mais presque la totalité vient par voie de « New-York ; ce n’est qu’une quantité infinitésimale qui « vient par voie de Philadelphie. » La grande maison Darlington, Runk et C ie m’écrit de son côté : « Nous recevons « 77 0/0 de nos importations françaises viâ New-York et « seulement 23 0/0 parle port de Philadelphie. »

MM. Henri Van Beil et G e écrivent : « Nous importons (( une grande quantité de vins et de provisions françaises ; « ces marchandises sont embarquées à Anvers sur les na- « vires de la Red Star Line, ou bien à Liverpool sur ceux de « l’American Steamship C°. S’il s’établissait une ligne de « steamers quelconque entre un port de France et Phila- « delphie, nous serions trop heureux de lui donner laclien- « tèle de nos transports. »

MM. Ostheimer Brothers écrivent : « Nous serions heu- « reux d’aider à l’établissement d’une ligne hebdomadaire « ou de quinzaine entre un port français et Philadelphie. « En ce qui concerne nos importations de France, les trois « quarts viennent par voie de New-York sur les transatlan- « tiques et le reste directement à Philadelphie par les ports « anglais.

« Une des principales raisons pour lesquelles nous se- « rions heureux de voir une ligne directe établie entre la « la France et Philadelphie, c’est que, pendant les quinze « dernières années, nous avons exporté beaucoup de mar-

PORT DE PHILADELPHIE

<' chandises américaines en France et que nous pourrions «certainement augmenter ce mouvement dans "d’impor- <l tantes proportions avec de plus grandes facilités de « communication. Ayant notre maison à Paris et nos voya- « geurs dans toutes les grandes villes de France, on peut « juger quel immense avantage nous aurions pour augmente ter le mouvement d’importation et d’exportation si nos « communications étaient plus directes qu’elles ne le sont à « présent. »

M. J.-N. Fitzgerald, secrétaire de la « Trade’s League », qui comprend plus de 900 maisons de commerce de premier ordre, écrit : « La Ligue est en complète sympathie « avec tout mouvement tendant à l’établissement d’une « ligne directe de steamers entre la France et Philadelphie, « pouvant augmenter nos relations commerciales. «

La grande maison Borner, Le Boutillier and C°, quia üne branche à Paris, écrit également : « La grande majorité « de nos importations de France en 1891 est venue par la « voie de New-York. »

La maison Charles J. Cohon écrit : « Toutes nos impor- • « tâtions de Paris nous ont été envoyées de Londres par « steamer direct à Philadelphie. Mais naturellement, nous « serions extrêmement heureux de pouvoir recevoir directe- « ment nos importations de France par steamers venant soit « du Havre, soit de tout autre port. »

L’importante maison Sharpless Brothers, Wholesale Dry Goods m’écrit : « En 1891, sur.la totalité de nos importa- « tion de France, 55 0/0 sont venus via New-York et 4$ 0/0 « seulement par Philadelphie. Nous n’hésitons pas à dire « que, dans le cas où il se formerait une ligne de steamers « français du Havre à Philadelphie, notre importation de « France augmenterait dans des proportions considérables,

« et rien ne pourrait nous plaire davantage que 1 établisse- « ment d’une telle ligne. »

M. W. Foulkrod, président de la « Trade’s Le^gue )) et chef de la grande maison Hood , Foulkrod and C°, écrit : « La Ligue sera heureuse de donner son appui pra- « tique et immédiat à tout effort ayant pour but d’établir « une ligne directe entre la France et Philadelphie et à tout « mouvement ayant pour but d'accroître les échanges « directs entre ce port et les ports français. »

La place me manque pour insérer toutes les lettres reçues d’autres maisons les plus importantes de la ville, et dont la teneur est la même. La moyenne des importations de marchandises françaises à Philadelphie vià New-York, est de 75 o/o et 25 0/0 seulement arrivent directement; il en résulte que le chiffre de 11,719*^00 fr* donne la douane de Philadelphie pour importations de France représente en réalité environ 50 millions. Je n’hésite pas à dire que ce chiffre serait doublé si la ligne directe entre un port français et Philadelphie était établie ainsi que le demandent à l’unanimité le commerce américain et la « Trade’s League ».

L’élection du 8 novembre 1892, quia donné au parti de la réforme une énorme majorité, va entraîner une refonte du tarif Mac Kinley et probablement la disparition du bill administratif. D’ailleurs, xe tarif 11’avait pas nui à nos importations comme quantité ; l’Allemagne, l’Angleterre, la Suisse étaientbien plus fortementfrappées, lesdroitsétantles plus forts sur les articles communs et de fabrication facile.

Une ligne française venant en concurrence aux. lignes directes d’Anvers, de Liverpool et de Londres augmenterait nos échanges d’une façon très appréciable. Les ports du Mexique vont avoir une ligne directe avec ce port, et la

PORT DE PHILADELPHIE

république de Libéria elle-même aura un service direct entre la côte d’Afrique et Piladelphie. Le mouvement ainsi commencé ne s’arrêtera pas.

* MOUVEMENT DU PORT DE PHILADELPHIE

En 1891, le mouvement du port a été le suivant :

Navires

Entrées. 1.01G

Sorties.. 772

Total. 1.788

chiffre auquel il faut ajouter 688 navires américains, 358 entrées, 330 sorties, soit un total de 2,476 navires. Le mouvement, par pavillons, des entrées de navires est le suivant:

Entrées

Pavillons Voiliers Vapeurs Total Tonnage

Angleterre. 162 547 709 929.002

Allemagne. 17 44 61 97.576

Norvège. 45 76 121 66.980

Belgique. » 16 16 39.616

France. 5 9 14 15.217

Puis, viennent par ordre : la Hollande, l’Espagne, le Portugal, l’Autriche et la Suède. L’Angleterre vient au premier rang, ayant un tonnage de 929,002 tx sur un total de 1,223,653, soit une proportion de plus de 75 0/0. La France ne vient qu’au cinquième rang, en augmentation d’ailleurs sur 1890 où elle n’était représentée que par 10 navires et un tonnage de 10,288 tx.

Si l’on considère qu’il est parti de Philadelphie pour les ports français en 1891, seulement pour le transport du

pétrole, soixante-dix navires étrangers portant les quantités suivantes :

Pétrole brut, en vrac..

— en barils.

Pétrole raffiné.

Huile lourde.

Naphte.

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