‹ États-Unis de l'Amérique du NordChapitre 27 sur 42 · EXPORTATION TOTALE DU PÉTROLE DES ÉTATS-UNIS · texte numérisé non relu

EXPORTATION TOTALE DU PÉTROLE DES ÉTATS-UNIS

Il n’est pas sans intérêt de connaître quel a été, pour l’année 1894,1e total des exportations de pétrole, brut, raffiné et naphte, pour les différents ports des Etats-Unis :

Ports Quantité Proportion

New-York'. 48 /». 363 .817 gallons 56 12 0/0

Philadelphie. 266.783.193 — 29 77 0/0

Wilmington. 79.026.687 — 9 i 3 0/0

Baltimore. 4 I -^ 53 .o 4 o — 4 86 0/0

Boston. i.o 35.548 — » 12 0/0

Le tout forme un total de 862,562,185 gallons, qui est un peu supérieur au total donné par les statistiques imprimées: les chiffres, en ce qui concerne Philadelphie et Wilmington, m’ont été fournis par les receveurs des douanes de ces deux ports, et le chiffre concernant New-York est pris dans le trente-septième rapport de la Chambre de commerce de cette ville.

Il est bon d’observer que, sur l’exportation totale du port de New-York en pétrole, 97 0/0 représentent de l’huile raffinée et seulement 16 10 0/0 de l’huile brute. Pour Phila-

74 PORT DE PHILADELPHIE

delphie et Wilmington, les proportions sont les suivantes :

Huile Huile Naphte et

brute raffinée huile lourde

Philadelphie. 24 0/0 69 0/0 7 0/0

Wilmington. 58 0/0 4 o 0/0 2 0/0

On voit donc que, par suite des arrangements' de la Standard Oil C°, Philadelphie et Wilmington deviennent les grands centres d’exportation de l'huile brute à destination des raffineries françaises de pétrole, New-York n’ayant exporté qu’un peu moins de 2 0/0 de ce produit sur son exportation totale de pétrole.

Le transport despétroles par bateaux-citernes ou (( tanks » tend de plus en plus à se généraliser. Sur cent trente-cinq navires expédiés en chancellerie en l’année 1894 pour les ports français, 73 portaient du pétrole en vrac et 45 seulement portaient ce produit en barils. Les autres étaient chargés de houille pour la Martinique. Plusieurs navires français : la « Ville de Dieppe », la « Ville de Douai », le « Lion », 1 ’ « Alice et Isabelle », font des voyages réguliers. Malgré tout, la proportion des navires français, 18 sur 135, qui concourentpour cefret, toujours assuré, est debeaucoup inférieure à ce qu’elle devrait être, malgré le puissant encouragement donné à nos armateurs par la dernière loi sur les primes à la navigation.

Page 1