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qu'il était nécéssaire. Il y a une bagatelle de 2,200 commis employés dans l’établissement ; sur ce nombre 125 sont préposés à la comptabilité.
Le chiffre d’affaires de cette compagnie mercantile est de $27,000,000.
Le bazar Lehman est une autre maison de commérce, où l’on peut se procurer un piano aussi facilement qu’uné verge d'indienne ou une boîte d’allumettes. Iciil n’y a que 800 commis, dont la plupart sont des jeunes filles.
L'édifice de Lehman comprend un vaste carré à plusieurs étages, et le premier venu peut le visiter dans son entier sans être ennuyé par personne.
Tous les articles de marchandises sont exposés le long des allées, et le voleur doit avoir beau jeu par suite de cette disposition, qui est de nature à donner tentation aux escrocs. Il suffit de tendre la main pour ‘‘ se payer ” une foule de petits objets de luxe. Mais honni soit qui mal y pense : les voleurs sont rares là-bas, dit-on.
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Le service de la brigade du feu est bien fait, au moyen des 25 pompes à vapeur dont ils peuvent disposer. En moins de temps qu'il ne le faut pour l'écrire, après une alarme de feu la brigade est rendue sur le terrain, et je vous
assure que l’eau n’est pas épargnée. On
dirait une trombe marine qui viendrait se précipiter sur l'élément destructeur.
Avec un système aussi complet Chicago ne saurait subir des calamités du genre de celles de 1871 et de 1874. Les maisons sont généralement construites pour résister à l'incendie. Dans State street par exemple, l'hôtel Palmer, où nous logions, est en fer et en marbre ; iln’y a que les portes qui soient en bois, mais ce bois est recouvert de métal.
Chicago est la ville d'avenir par excellence. Elle eulèvera à New-York le premier rôle, avant dix ans. Sa population s'accroît avec une rapidité incomparable. Elle prend une extension avec laquelle aucune ville du monde n’est capable de rivaliser ; c’est la ville du
commerce, des affaires, du ramue-ménage, et, le dirai-je, malheureusement de l'immoralité. Là où il y a beaucoup d'argent il y a beaucoup de laisser-aller.
On va au théâtre, au restaurant, ‘on coudoie tout un monde cosmopolite qui ne vaut pas toujours son pesant d’or.
On m'’assure que sous le rapport moral Chicago vaut moins que New-York même : c’est très significatif.
J’en finis avec Chicago, bien qu’il y aurait des volumes à écrire sur une ville aussi considérable. ‘ L'impression qui m'en reste peut se résumer comme suit : DANS VINGT ANS CHICAGO SERA LA PLUS GRANDE VILLE DE L'AMÉRIQUE.