‹ Etede Sur La Dissymetrie MoleculaireChapitre 17 sur 50 · AIN CUVE · texte numérisé non relu

AIN CUVE

pour 100 d'acide tartrique. Enfin, pour e — 0, on trouve [al; =—1,2

comme pouvo r rotatoiie de l'acide tartrique pur.

Ce résultat a paru confirmé par l'expérience lorsque Biot constata, en 1849, que l'acide tartrique, coulé en plaque, était lévogyre et donnait une déviation de — 2° à la température de + 15° pour une épaisseur de 9°”.

Tels sont les deux faits sur lesquels plusieurs auteurs se sont basés pour regarder l’acide tartrique comme lévogyre. Ce mode d’argumentation me parait cependant présenter de graves objections :

1° Le maximum de concentration des solutions étudiées par Biot correspondait à une teneur de 35,7 pour 100 d'acide. L’extrapolation que l’on est obligé de faire pour calculer le pouvoir rotatoire de l’acide pur (soit d’une solation à 100 pour 100) n’est pas de celles qu’on peut admettre aujourd’hui.

2° Lorsqu'on coule l'acide taririque en plaque, il est possib'e, si ce n’est même très probable, qu'il se forme, tout au moins partiellement, des anhydrides internes dont la constitution n’a pas encore été élucidée, mais dont l'existence est rendue certaine par les travaux de Laurent et de Gerhardt, de M. Fremy et de M. Schiff(!). Rien ne prouve donc que le caractère lévogyre de ces plaques ne soit pas dû à la présence de ces anhydrides internes.

Dans ces conditions, les seules mesures qui donnent des indications précises sur le pouvoir rotatoire de l’acide tartique sont celles de M. Landolt (?) et de M. Pribram (?).

Si l’on ajoute à des solutions aqueuses d’acide lartrique

() Voir l'analyse de ces travaux : B£iLsTeiN, Fandbuch der org. Chemie, 2° édition, L [, p. 673.

(:) Lanpozr, Chem. Ber., t. XIII, p. 2230; 1880.

(5) PriBram, Stsungsber. Akad. Wissensch. Wien (Mathem .naturw. Classe), t. XCVIT, p: 460; 1888. — Chem. Ber., t. XXII, p. 6.

des quantités croissantes d'acide sulfurique, le pouvoir rotatoire diminue (Landolt). Il est probable que ce résultat est dû à la décomposition des hydrates par l'acide sulfurique, décomposition qui tend à devenir d'autant plus complète que la quantité d'acide sulfurique ajoutée esi plus considérable.

Je transcris ici les résultats de M. Landolt qui mettent ce fait en évidence :

1 mol. C*H6 05 + 50 mol. H20 + omol. H2S0.. [ap =+13.19

I » —+ 50 » A6) » ge {lp = +10,56 I » + 50 » + 4 » ie {ln = + 8,27 I » + 50 ) + 6 ) en —C0 tr

Enfin, une solution contenant 6 parties C'H6Of+ 69,8 parties H SO‘+ 24,21 parties H?0 a donné[s]=+2°,35.

L’addition d'acide acétique a conduit à des résultats analogues.

De son cûté, M. Pribram a constaté que le pouvoir rotatoire spécifique [x], de l'acide tartrique dissous dans l’eau diminue à mesure que les solutions aqueuses deviennent de plus en plus riches en acétone, ou en alcools (médhylique, éthylique, propylique normal, isopropylique, allylique), ou en acides gras (formique, acétique, propionique, mono, di et trichloracétique).

1! résulte, d'autre part, des travaux des mêmes savants, que l'acide tartrique est dextrogyre ou lévogyre dans les

dissolvanis ci-après :

Déviations.

Alcoobethyliquerten)PERCEEE RATS —0,38 » 2 Alcool EUNNIQUEMN) EEE EEEE ECC 0,47 ) 5,7 FAvetone (ln) cer ce cr +0,51 à +0,26 2

C2H5. OH + hydrocarbures arom. (P.). —o,41 à —0,79 2

C2H5. OH —+ alcools supérieurs(1) (P.). —+o,23 à +o,26 2

(!) Avec l'alcool-octylique, la déviation observée est — 0°,07; l'in-

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