CHAPITRE VIL
DE l'eXISTEHCZ.
Pehser, o^est sentir; et sentir, c'est s'aperœToii de son existence d'une manière ou d'une autre; no» n'avons pas d'autre moyen de connaître que non existons. Aussi , si nous ne sentions rien , ce serai bien pour nous l'équivalent de ne pas exister. Un sensation est donc une manière d'exister , une ma nière d'être , et rien de plus; et toutes nos sensatici diverses sont purement et simplement différe&ti modifications de notre être : une sensation est doi une chose qui se passe uniquement en nous. Il e est de même , à plus forte raison, des souvenirs c ces sensations, des rapports que nous apercevoi entre elles , et des désirs qu'elles font naître.
Mais une pure sensation quelconque a-t-ellep elle-rméme la propriété de nous avertir qu'elle noi vient de quelque chose qui n'est pas nous ? Ce une question que nous avons traitée dans le chap tre de la Mémoire , page a8 et suivantes ; et nous noi sommes décidés pour la négative , par cette considéi tion sans réplique , que sentir une sensation, c'est se tir ; et que sentir d'où elle nous vient , c'est sentir i rapport , c'est juger. Ainsi , toute sensation que no rapportons à un être quelconque n'est déjà plus u
CaAPITRE VI. 8l
pure sensatioo ; elle est accompagnée d^un jugement. Noos nous sommes demandé ensuite si ce jagemeot est inséparable de la sensation ; et nous ayons TU dans le chap. du Jagement , pages 38 et 3g, quMl en est si peu inséparable , qa^l est même impossible qne la faculté de' juger commence à agir aussitôt que la faculté de sentir.
n oous reste donc à trouver comment nous avons été conduits à juger que nos sensations sont occasionnes par des êtres qui ne sont pas nous , et si nous aTons raison de porter ce jugement. Nous appelons corps ces êtres auxquels nous attribuons d^être la cause de nos sensations : pour que ce jugement soit juste, il faut premièrement que ces corps existent ; secondement, qu'ils soient en effet les causes des impressions que nous ressentons. La première cbose à examiner est donc celle-ci , y a-t-il des corps ? et la seconde , comment le savons-nous ? Cest ce dont nous alkms nous occuper.
Vous êtes certainement surpris d'une pareille question : il ne vous est jamais venu en tête qu'on imaginât de la proposer, et qu'il pût être incertain s'il y a des corps et si vous en avez un ; ce doute T0Q8 parait impertinent ; cependant je suis bien aslaré qu'il vous est impossible de le lever , et que , quelque inébranlable que soit votre opinion à cet
* ' ^Td, vous ne sauriez en démontrer la vérité. Cela ■■ \ Koldoit vous prouver que le sujet mérite d'être ap-
* profbndi ; déplus, vous sentez que c'est la base fon- ^ ^amentale de l'édifice entier des connaissances hu- « I naaines. Cat si nous nous trompons sur ce point ca-
8a IDEOLOGIE.
pital, ai PexûleiiM des oorps est une illnsioii , nom vivons entourés de CuitÂmes, et toutes nos oonoii» sanoes ne sont que des chimères. Or, en matière s importante , il n'est pas permis de se oontenter d'oi sentiment confus 'et d'assertions sans preuTes.
Je sais qu'un très-grand préju^ en &Yenr ds b réalité de l'existence des corps est la eroyanee ^faé' raie de tous les hommes , qui n'en doutent pas, ^ n'imaginent pas même qu'on puisse en douter. Miiit premièrement, cette croyance n'est pas sans execp* tion ; car plusieurs hommes, et de grands hommcff ont pensé et ont soutenu qu'il n'existe réeUemsal rien de semblable à ce que nous appelons des corpit et que quand les corps existeraient, nous n'aTOBi fii nous absolument aucuns moyens de les oonnaltie: d'ailleurs , quand même une opinion serait parfaitement universelle , ce oe serait pas encore une pfcnyc sans réplique de sa justesse , car le genre humain tout entier peut fort bien se tromper, et oe ne sérail peut-être pas la première fois que cela lui fut arrité. n faut donc en revenir à examiner si l'existence des corps est réelle , et comment nous parvenons à h connaître.
Avec un mooient d'attention vous pouvea vo« apercevoir que non-seulement la solution de eetti question ne se présente pas d'elle-même à l'e^ri avec évidence, mais encore qu'elle est asses difBeil à trouver quand on y pense. Ea effet , vous vcnes d voir que toutes nos idées composées ne sont anti chose que des combinaisons de, nos sensations, d nos souvenirs , de nos jugemens et de nos désirs. ]
dAPlTRE VU. 83
•Bt iiieli évident que oM oombinaimm se font en
■ou fam ancaiM interveiition étrangère ; il ne l'est
jas moins que nos sensations de souyenirs, de juge-
fliete et de désirs sont aussi des choses qui se passent
uniquement dans notre intérieur. Or , qu*est-oe qui
eiipéoherait quHl n'en fût de même de nos sensa-
tioBs proprement dites? et que, tandis que nous
ersjroDS yoir, entendre, goâter, sentir, toucher des
êtres réels et distincts de nous , ces impressions ne
fassent que des modifications internes de notre fa-
•alté de sentir , des manières d'être produites en «Ue
par des ndsons inconnues , mais sans aucune cause
eitérieure, comme celles que nous éprouTons dans
«ertains réres où nous nous croyons actuellement
frappés par des corps qui bien certainement sont
akn fiort éloignés de nous , ou comme celles que nous
ressentcns même éyeillés , dans certaines circons-
tmoes , ainsi que nous en ayons fait la remarque aux
ebapitresde la Sensibilité et de la Mémoire.
Cette supposition n'est point absurde. Cependant , à die était conforme à la yérité, cette plume que je orais tenir , ce papier sur lequel je cixiis en ce moment tnoer ces mots , mon corps lui-même , que je crois nntir et par lequel je crois sentir , ne seraient que de yaines apparences résultantes de diyerses modifieatioDS arriyées et combinées dans l'intérieur de nt £ioulté pensante quelle qu'elle soit et quelque pirt qu'elle existe ; et , dans le fait , quand la chose Boiit ainsi , pouryu que ces modifications et leurs combinaisons suiyent les mêmes lois , qu^elles soient internes ou externes , qu'elles yiennent du dedans a .10.
84 IDEOLOGIE.
OU du dehors, tout ya de même pour mG éprouve. Que yous , à qui je parle , soyez exislans ou idéals; si , dans les deux cas , i sulter des mots que je profère que yous m liez les mêmes aspects , si je dois suivre le règles pour produire sur yous les mêmes efi n'est changé pour moi ; et je n'ai , par oon aucun moyen de démêler ce qui en est ; je titude de rien que des effets que j 'éprouve.
A la vérité, actuellement que nous som:
venus (nous verrons quelque jour par quels à nous comprendre réciproquement , quand dites que vous sentez comme moi , quand vois agir spontanément comme moi , quai m'assurez que c'est en vertu d'impressions fait semblables à celles que je vous dépeins existantes en moi , quand mille expérience nuellement répétées et toujours oonvainca prouvent la vérité de ces assertions , il m' difficile de vous refuser d'être des êtres se par conséquent existans comme moi. Mais le seul être animé sur la terre , et qu'un gén espèce supérieure, supposé doué du talei faire entendre à moi , vînt me dire que tou je crois voir et entendre , et tout ce que faire , n'est qu'une suite d'illusions ; que je rement et uniquement une vertu sentante , ble de toute autre chose que d'être affecté s vement de mille manières différentes ; que je me meus , je crois me mouvoir ; que , q touche, je crois toucher : il est bien yraise
CflJkPITBE VU. 85
ne œ génie me persuaderait ; il Pest surtout que , land j^oserais douter de sa réyëlation , je ne sauis pas lui en démontrer la fausseté.
Cela est si yrai , que , sans que ce génie ait jamais ipam à personne , et malgré toutes les lumières ne fimmitrétat de société, des sectes entières d^anens philosophes , hommes doués de heaucoup de kiétration, après y ayoir mûrement réfléchi , ont renoncé qu^il nous est absolument et complètement apossible d^étre jamais parfaitement sûrs de rien ; : , à cet égard, la démonstration tant yantée de Diobe, qui , lorsque Zenon d^Élée niait le mouyelent, pour toute réponse , se promenait deyant lui , e me parait pas du tout digne de sa réputation ; ir Zenon ne niait pas que nous yissions une appaaoe que nous appelons mouvement, mais il niait Be nous pussions être sûrs que cette apparence it quelque réalité ailleurs que dans notre pensée, ette manière de résoudre la dilEculté, ressemble eancoup à celle d^ Alexandre qui coupe le nœud irdien qu^on lui propose de dénouer. Elle est bonne IBS le conquérant , car elle remplit son objet ; mais tais persuadé que le philosophe cynique ne s^en M pas contenté s^il eût pu s'ayiser d^une meilleure. Aussi, parmi les modernes encore , Mallebranle y un de nos plus beaux génies , a dit que les tpt existent réellement ; que nous n'eu pouyons «ter , puisque Moïse nous a raconté les ciroons- ■oes de leur création ; mais que nous n'ayons pas lutre moyen de le sayoir, et qu'il est absolument ipossible qu'aucune de nos facultés intellectuelles
nous en procure une ooniuûsaaaoe directe ; il a ajouté que ces corps n^ewtent que dans la i* de Dieu , ce qui est bien toujours n'exister qi
une pensée. Et Berkeley , autre excellent ei soutenu que le récit de Moïse bien entci proure pas Pexislence des corps , et qu'ils n% réellement pas.
Sans exagérer le nombre des sectateurs < singulière opinion, je pourrais peut-être rai oore parmi ceux qui ont nié Pexistence dei ou qui en ont douté , tous les partisans de innées , quand même ils n'auraient pas tiré sèment cette conséquence de leur systèn quand on pense ( et c'était l'opinion général Locke ) que toutes nos idées existent eu i ' moment de notre naissance, et que quand i recevons ou les composons, nous ne faisc nous en ressouvenir , il ne parait ni née ni même naturel de supposer que ces imp soient causées en nous par des êtres réelleme tans.
Quoi qu'il en soit , il est certain que beau philosophes , et nommément tous ceux qui connu que nos sensations sont la source d nos idées , ont cru fermement , comme le y que ces sensations sont excitées en nous pai des corps sur nos organes , et que ces cor] organes sont des êtres bien réels ; mais ils i toujours été très-heureux à expliquer oomm apprenons à reconnaître cette existence , et ] nous en sommes certains ; on peut même
aupiTRE vu. 87
Bstion n'a encore jamais été parfaitement
18 souvent on s'est contenté de dire en géle nos sensations ont la propriété de nous -e d'où elles nous viennent , et que dans la
la plus simple est renfermée cette connaist qui est dire implicitement que l'action de ai bien sûrement nous fait connaître notre istence , nous révèle aussi celle d'un auit du rapport qu'il a avec nous , et que ce ; ou le sentiment de ce rapport est insépala sensation simple. C'est là une assertion a une démonstration.
quand on a voulu entrer dans les détails ,
fort embarrassé de déterminer à quelles s en particulier pouvait s'appliquer cette
et à quelle espèce de sensations appartelement cette propriété de nous apprendre te des corps.
d personne n'a songé à dire que cela con • cune des sensations que nous avons nomemes : elles n'ont paru que de simples I de plaisir ou de peine , qui à elles seutuvaient nous apprendre que notre pfopre
9 , parmi nos sensations externes , on est aéralement conveuu que ceUes^e l'odorat, et du goût, ne pouvaient nous faire conr elles-mêmes l'existence des corps extéest trop visible que nous éprouvous souaffections de ce genre sans l'intervention
d'auoun oorps étranger , et que mtee, lorsque «c corps en sont les causes , nous ne oonnaissoufl pas 1 plus souTent d^où elles nous Tiennent.
L'article de la vue a souffert plus de difioolté la plupart des idéologistes ont oru , il est wni , q» quand des rayons de lumière frappent notre ooil^i nous est impossible de méconnaître que l'objet qi nous reuToie ces rayons est la oause de oette ni pression , et que, puisque ces (aisoeauz de luBièi frappent différens points de notre cbîI les uns àeAl des autres , et occupent ainsi une certaine étsadi dans notre organe , nous sommes forcés de les rs] porter de même les uns à c6té des autres dans certaine portion de l'espace, et par conséqnsatc reconnaître que Pcdijet qui nous les eoTote est éln du , est un corps.
Je ne peux pas ici discuter à fond cette optsioi parce qu'il faudrait que tous connussiez bien < que c'est que la propriété des corps appelée Vét€ due , dont ces philosophes ne se sont jamais fi une idée bien nette , et que tous ne pouTea le ooi prendre complètement qu'après les explications qi je vais bientôt vous donner de la nunière dont no la connaissons. Mais je puis dès ce moment to faire part des deux objections générales que l'on î à ceux qui prétendent que les impressions de la T nous apprennent nécessairement l'existence desooi et leur étendue. Elles sont déjà , suiTant moi , e réfutation suffisante.
On leur a dit , premièrement : les corps ne fn pent pas l'œil plus immédiatement que le ne«
aUNTBE VU. 89
i'onillf $ 1m rajoiw lomineux noua «mytiit au tra-
mi lia Pair oomme lea oadulatioiifl aonores et les
firtioiiles odorantei ) toute la différence , c^est que
•laxJà Be noua amyent qu^en ligne droite, tandis
fu oclle»<}i nona parviennent par toute sorte de che-
nias. Or, ces particules odorantes, ces ondula-
lioos sonores partent , comme les rayons lami -
Btu , de différens points des corps ; elles frappant
USUnma points de Toreille et du nez , oomme oeaxi«i
4iff(fffeas points de Tcoil r cependant , yous convenea
^ ces émanations odorantes et aonores ne sont pas
«•paUes de nous £ûi'e juger qu^il y a des corps, et
dai cQvpa étendus. U ne parait pas yraisemblable
^ la particularité de venir à nous en ligne droite
4nne cette propriété aux rayons lumineux.
Secondement, on a ajouté , et ceci est péremp« taira : quand on yous passerait ce premier point, Toua n^en seriez pas plus avancé; car il est bien manifeste que le même corps apparaît à notre oeil de mille manières différentes , suivant qu'il est éclairé il'une manière ou d'une autre , vu de plus près ou de plus loin , ou de plus haut ou de plus bas , ou 4^ un côté ou d'un autre : or , laquelle de toutes ces lumières d'être vu est la vraie manière d'être de ce oorps ? Il est clair que la sensation visuelle seule ae nous met pas à même de le décider : elle ne nous ferait donc jamais connaître rexistenoe réelle de ce corps , quand même on vous accorderait qu'elle nous apprend à elle seule d'où elle nous vient.
n y a quelque chose de plus singulier encore dans le sens de U vue, o^est que nous avons l'ex*
go IDEOLOGIE.
périence irrécusable que la sensation visuelle nou trompe quelquefois complètement; elle nous ùi Yoir des corps où il n^y en a pas ; les effets de l réfraction des différons milieux et ceux de la r^ flexion des miroirs nous font yoir réellement le objets où ils ne sont pas ; ce bâton à demi ploug dans l'eau n'est pas où je le vois ; ce beau paysag n'est pas dans ma glace. Dans les cabinets de pby sique , par l'arrangement de quelques miroirs con caves, on me fait voir un objet au milieu de/1 chambre; je passe la main à l'endroit où cet olgc parait être avec toutes ses formes et .toutes ses'coa leurs , et je m'assure qu'il n'y a rien du tout dan cet endroit. G; n'est pas ici le moment d'eiplique ces effets ; mais ils suffisent pour prouver qu'ui sens qui sur le même être nous fait continuelle ment des rapports différens , et qui crée souven pour nous des êtres absolument imaginaires , n'es pas propre à nous assurer de la réalité de ceux qu'i nous montre.
Reste donc les sensations tactiles. Tout le mond* convient que ce sont celles-là qui nous donnent de connaissances vraies de l'existence réelle des corps et que ce sont elles qui nous apprennent ensuite i rapporter à ces mêmes corps les impressions qu'il font sur nos autres sens , et à nous faire des idée justes de ces rapports ; je ne nie pas qu'il n'en soi ainsi ; mais comment cela se fait-il ? C'est ce qu mérite explication.
En effet , il ne parait pas que les sensations tac tiles aient par elles-mêmes auoune prérogative es
CBAPITBfiVil. 91
NBlieUe à |e«r nature qui les distingue de toutes
Ict antres. Qa'un ocqks affecte les nerft caoliés soiu
iipeaa de ma main , on qu^l produise certains ébran*-
lernens sur ceux répandus dans les membranes de
ONn palais , de mon nez , de mon œil , ou de mon
cniUe} dans les deux cas , o^est une pure impression
que je reçois, o^est une simple affection que j'éprou-
ye; et l'on ne voit point de raison de cnûre que
l'une soit plus instructiye que l'autre , que Tune
Mit plus prc^e que l'autre à me faire porter le
jogement quMle me vient d'un être étranger à
moi. Pourquoi le simple sentiment d'une piqûre ,
d'une brûlure, d'un chatouillement , d'une pression
quelconque, me donnerait-il plus de oonnaissanoe
dtsa oause que celui d'une couleur , ou d^un son,
on d'une douleur interne? il n'y a nul motif de
le penser. Tant que nous sommes immobiles , que
Qoas n'agissons pas nous-mêmes, que nous ne
disons que recevoir passivement les impressions
qui surviennent , celles qui affectent notre tact ne
nous éclairent pas plus que les autres. Voilà donc
encore le toucher passif reconnu aussi incapable
que les deux autres sens de nous faire soupçonner
i'eûitenoe des corps.
Au premier aperçu , on sent confusément qu'il &e doit pas en être de même quand , au contraire , <)'e8t nous qui agissons , qui nous mouvons , qui ^kms , pour ainsi dire , chercher les impressions ^ mais on ne démêle pas toujours bien les raisons de U différence. En effet, cette condition toute seule ne suffît pas encore ponr nous éclairer.
Cir d'abord , lupposons pour ii ■unis ayons U fioultë de uoiu m nous l'iTona , mail uiu que lu □ membrcB pmluUeiil en nom auoDiie senu tema , staa que nom lei EeDlioni, sans, pu qnent, que doue eo sojdds avertis et que ajona auoune ooiuoieiioe. Dans oet i^tat, j( mon bras , oa pluldl mon braa remae , i l'ignore. Il va rencontrer ma om^ réaûtan d'inertie , mais je n'en sais rien. l'ëproava 1 l'on veut , de la part de oe corps , l'eSel qi DoniDiDiis riâstance ; mais oette résistant point pour moi une opposition à oe que noi Ions mouvement , puisque je ne sais pas oe q que le mouvement, ni que j'en fais. Bien ]i : elle n'est pas même à mon égard, dai supposition , la cessation dn sentiment ii que nous cause le déplacement des parties c oorps , puisque , dans l'hjpotbèse , ce seutin pas lieu, et que nous nous mouTons sa éprouver, sans être avertis de rien, sans i ooDSoienoe de rien. Élanl ainsi orf^anisé, I' ■ion que je recevrais d'an corps résistant n rait donc consister que dans une sensation de on de froid, ou de mouilla, ou dans tonl sensation uniquement relative an tant pur et mpleetan
toutes les
A. la vérité, sivoosajoulezàceltefaoulté i nuHivoir , la oiroonslanoe que cluque mou