CHAPITRE VU
<ie nos membres produise en nous une sensation Bitenie, voas verrez naître un nouvel ordre de éœes : car dès que je sens quelque chose quamd mes membres se meuvent, dès que j^éprouve une certaine manière d*étre pendant qu^ils se meuvent, je sms nécessairement averti quand cette manière d'être commence et quand elle cesse. Rentrons donc dans l'hypothèse réelle , et examinons soigneusement les effets qui en résultent.
Non-seulement nous nous mouvons , mais nous wntons quelque chose quand cela arrive. Quand un de nos membres s'agite, nos nerfs sont ébranlés, nous recevons une sensation que nous avons nommée sensation de moupement. Quand le mouvement cesse la sensation cesse. C'est déjà beaucoup ^ mais ce n'est pas encore tout pour l'objet qui nous oc- OQpe. En effet , mon bras se meut , je ne sais pas enooreque c'est mon bras , ni même que j'ai un bras; mais j'éprouve quelque chose qui est la sensation de M mouvement. Mon bras rencontre un corps qui l'ari^te, ma sensation de mouvement cesse, je n'éprouve pins cette manière d'être ; j'en suis averti, il est vrai; mais ne sachant pas qu'il y a des corps , je ne sais encore rien du tout de la cause de cet effet ; ainsi me vmlà , avec la faculté de me mouvoir et la senlation que me cause le mouvement , tout aussi ignoint qu'avec les sensations tactiles passives , et toues les autres , que nous avons déclarées insufiisan- 68 pour nous apprendre l'existence des corps. Du loins il n'est pas prouvé que je sois nécessairelent conduit , par ces changemens de mauière d'être ,
D fiiat éamt^ po«r icadre «elle âém m w m ^hÊéi tiblcy «ppekr cnooR àaolre aide «ne mmltn m m &nll^»«l «'est U limité de Toaloir. Atw ctlW4l il ae ■«» — fer a pins ma. Car lonqfae Ji ■ meas, que je perçois aae scaMitioB ca oie laoafHl et q>e j'c|Mua?v ea mciae toM le dénr de puMVU easore eette waiifioa ; m moa Boa^roBeat s'ttfito si DU seasitÎBO eesse , Boa d^sir subsistuit toojoui je ae pois méooaaattre qo/c ee a^cst pM là on ifi de nu seule Teitm seirtuite ; œla impliqnenit ea tridictioa , puisque au ^rerta sentuite Teut, deM réaergie de su puisnuoe , la praloogatioa de la M sation qui oesse.
A la vérité, si je m'aperçois tout de suite que 1 cessation de cette sensation que je désire continnii n^est pas un effet de la puissance de ma yertu sa tante , de ma Tolonté, de mon moi , je puis fort bit ae pas m^aperceyoir si promptement qu^elle est 1^ de la puissance d'un autre être , et ne pas déoouvr tout de suite Texistence de cet autre être, lit quand j'aurai fréquemment éprouvé que très-soi vent cette sensation se prolonge autant que je veux , et que dans d'autres cas elle oesse subiteme en tout ou en partie malgré moi, il est imposai]) ^ue plutôt ou plus tard je ne vienne pas à soupço ner que ce dernier effet a une oause, et à faire i cettA cause un être qui n'est pas moi. Je puis et