CHAPITRE XVI
DES 8IGVE8 DE VOS IDiBs|||vr DE LBUE SVnT
PEnrciPAL.
Jbuhbs gees , vous sayes tous que les mois qie ooos prononçons sont les signes de nos idées , et n'cnl de yaleur que par le rapport qu'ils ont ayee ékt ; sans cela ib ne seraient qu^un yain bruit. L'assemblage des mots dont se sert une nation , constitue se qu'on appelle une langue : on ne ooonatt auouiie lociété d'hoomies, qudque peu ayanoée qu'elle soit en civilisation , qui n'ait un langage de cette espèce pins ou moins grossier.
C'est sans doute cette observation , jointe à l'impossibilité de se rendre raison de la manière dont leii bommes avaient pu commencer à se faire un langage, et étaient parvenus à eu avoir de si perfectiomiés , qui avait porté Rousseau à croire quo ce ne pouvait être là une invention humaine , et que la créatioa des langues exigeait nécessairement l'intervention de la Divinité, c^est-à-dire d'un être supérieure l'homme. Une telle idée dans un homme d*un mérite aussi émiiient que le philosophe de Genève , montre qae, malgré ce qu'avaient déjà écrit Locke et CondilUc , la théorie de nos langues et celle de nos opérations intellectuelles étaient encore des couuaissances hien peu répandues ; et l'on est tout étramé qu'il y ait à