CHAPITRE XVI
oeJa ne veut pu dire que nous ne puissions pas avoir des signes d'une autre espèce; au contraire, il est iDanifeste que par nos gestes, par des figures tracées quelconques, par des mouvemens produits, quela qaHls sœent, nous {Miavons aifecter le sens de la vue de nos semblables ; pPaes attouohemens , nous pou* foas noas adresser à leur tact. Il n'y a que les sens du goût et de Todorat sur lesquels nous ne puissions guère produire des impressions utiles pour cet objet; encore si nous étions eonvenus d'attacher certaines idées à telle odeur on telle saveur bien distinctes , elles pourraient eu devenir les signes jusqu'à un certain poinL Tout oe qui représente nos idées est donc un signe , et tout système de signes est une langue oa un langage, et peut être nommé ainsi en prenant oee mots dans le sens générique et non daus le sens spécifique , et en faisant abstraction de la particularité qu'ils ont de dériver du nom des organes de la parole. C'est ainsi qu'il est reçu de dire la langue hiéroglyphique , le langage d'action ou celui des gestes , et même le langage des sourds et muets.
Nous devons donc regarder comme de vraies langues les assemblages de gestes par lesquels les pantocnimes, les muets , parviennent à exprimer , nonseulement des sentimens très-fins, mais même des idées très-abstraites. ' Les gestes du comédien et de l'orateur, et même ceux, des hommes qui causent le plus simplement , sont aussi une langue, car ils contribuent à expliquer leurs pensées; mais une langue qui est. surajoutée à leur langue parlée , qui toujours la modifie, qui souvent exprime toute autre chose
3 3a rDtoLociE.
(|ue ce qu'elle dil, qnï qnelqnefinH racme I» eonlrtiljl formel lement.
Les divers systèmes de monTcmeiu télégraphique] , aeux des BÎgDBUX dont on fait usage sur te> flottes on dans Irs armées , Ht dans diverse-f anlm ocoasions, sont encore autan de langues plus ou nKÛjia riches, plus ou moins étendues, puisqoece s»nt des Assemblages de si^es qui r^prései^tml Iti idéfs. qu'on c^tooQvenu d'y atlaelier , et qui lesInDi-
La peinture et loua les genres de dessin sont pue «litre classe de langues, surtout qnand on s'en sf ri comme Ils Meiicains , dont les annales étaient ane suite de lableaui. représentant les événetnens, m comme nos arcLiteoles, nos natnralistcE et nos géomètres. Car qu'est-oe qn'un plan, un dessin ou une figure de géométriB , si oe n'est une description abrégée d'an monnmeat , d'nae plante , d'un animal ou d'une certaine combinaison de lignes et de sniftoa, deloription qui tient lien d'un longue saite de iDOti et remplit absolument le même objet?
Les hiéroglyphes, symboles, emblèmes, atlri buts,etD., eto., sont encore des langues ou partie* di langues dn même genre, car ce sont des peinture pins ou mrâna altérées, on dont la signiBoationaéi transportée du sens naturel an'seas figuré. Qniiu je dessine un épi poui- exprimer l'abondance , on ui coq pour rappeler l'idée de la vigilanoe, n'ot-oepi oomms si je prononçais oes mots , abondoBoe, vi gilanet ? Et l' nsage détourné que je fais dans oe (■ de U figure du ooq et de celle de cet épi , pour roidr