XXI) PREFACE
persuadera qu'ils ne doivent pas compter long-tems sur les applaudissemens des spectateurs. Je suis trèsconyaincu que cela arrivera ^ et je m'en r^ouirai dans ma solitude. Mais comme ^ au milieu de cette nouvelle lutte ^ on peut être quelques années sans s'occuper de la science que je traite^ et par conséquent de mon ouvrage^ il est possible que^ quand on le lira y la manie actuelle soit déjà oubliée; c'est pourquoi j'ai voulu en Êiire mention ici^ afin que l'on se rappelle un jour qu'elle a beaucoup retardé les progrès de nos études, sans toutefois refroidir notre lèle, ni altérer notre tranquillité.
J'ai donc continué mon travail, ayant surtout en vue les écoles publiques , et particulièranent les écoles centrales. Je crois même qu'eu égard à l'état de la science et aux nombreuses imperfections que je n'ai pu faire disparaîtie de mon ouvrage, il a besoin, pour être vraiment utile, d'être présenté, commenté, pent-être même corrigé, par un habile professeur : car, quoi qu'on en dise, moins une science est avancée, moins elle a été bien traitée, et plus elle a besoin d'être enseignée. C'est ce qui me fiiit beaucoup désirer qu'on ne renonce pas en France à l'enseignement des sciences idéologiques, morales et politiques, qui, après tout, sont des sciences comme les autres , à la différence près que