‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 8 sur 99 · PREFACE. XXII · texte numérisé non relu

PREFACE. XXII

qui ne les ont point étudiées sont persuadés bonne foi de les savoir^ qu'ils se croient en l'en décider \ Néanmoins^ je ne renonce pas (pérance qu'un bon esprit sans p^éYention 3 me lire ayec firuit^ même sans secours élran- Dans ce cas, je le prie seulement de ne pas lier au premier endroit qu'il ne goûtera pas y d'aller jusqu'au bout avant de me condamner, qu^ trouvera souvent plus loin des dévelopus subséquens qui éclairciront les di£Bcultés iemres. Avec cette précaution, je me flatte . me comprendra assez pour que je sois apoé, si j'ai raison, ou réfuté en connaissance ise, si j'ai tort. Ce dernier succès ne parait ès-flatteur à obtenir : cependant il est réservé c qui s'expriment avec une précision rigou- ; et ce genre de mérite met bien sur le chemin «ver la vérité.

ae reste k me justifier de publier la première

de ces élémens sans la deuxième et la troi-

. Sans doute il eût mieux valu ne pas les se-

; et je regrette vivement de n'avoir pas pu les

CBCtWement , tons les homnirs les savent pins oa , comme ils savent assez de mécanique pour s*aptnr une canne, et assez de physique pour souffler

XXiv PREFACE.

donner ensemble, parce que je suis très-persuadé ^e les dernières parties eussent jeté beaucoiq» de Jour sur la première , et donné beaucoiqp d'appui i ma madkre de Toir. Cependant, je prie le lecteur d'observer que cette partie que je lui soumets en ce moment, renferme, à {nroprement parler, toute la théorie, et que j'ai youlu pressentir son jugement scff ks principes avant de me livrer aux applications. Si j'étais assez heureux pour recueillir de bonnes eritiques, et que ma manière d'analyser la pensée dut être réformée, nécessairement ma Grammaire et ma Logique en seraient modifiées, et par-là, se trouveraient tout de suite plus dignes de l'approbation des connaisseurs. C'est là ce qui m'a décidé; car la perfection est loin de nous : tout ce que je souhaite est de mériter que l'on dise que j'ai £sdt un peu de bien. Si j'en étais sûr , je me vanterais des excellens conseils que j'ai reçus de plusieurs hommes éclairés avec qui je suis intimement lié , et je dédierais cet ouvrage à un véritable ami à qui je suis particulièrement redevable de ce qu'il peut y avoir de bon dans ce que j'ai écrit. Mais je me refiiserai ce plaisir , jusqu'à ce que le public m'ait jugé , ne voulant point associer des noms respectables à un mauvais succès. Je pense que l'on ne devrait jamais mettre d'épitre dédicatoire à une première édition.

PEËFACE. XXV

Peut-être en approayant ma discrétion , jugerat-OQ qa'au moins j'aurais dû citer les auteurs dont je me suis quelquefois approprie les idëii» J^avoue que si je ne l'ai pas Êdt , c'est que le plus souvent je ne me sois pas rappelé k qui j'en étais redevable. Je déclare, une fois pour toutes, qu'il y a dans cet écrit beaucoup de choses qui ne sont pas de moi ; et je répète que je voudrais bien qu'il en flit de même du reste, et que le tout ne fut qu'un recueil de vérités d^à connues et convenues : je m'occuperais avec bien plus de confiance et de plaisir à en tirer des conséquences et à en faire des applications.

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