‹ Étemens d'idéologie (volume 3)Chapitre 26 sur 72 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

DE LA. PROPOSinOV.

lo Différentes espèces de discours. — a* Définition de U proposition . ~ 30 Ce (pie c'est que le êujet , le prédicat et U copnle, Vabâtrait et leconcivf. — 4*U**S® etabasdes noms altstraits. — 5<* Proposition universelle et parikn' lière.^6'* Affirmaiive et négative, — 70 f^mie et/ûusst. —80 Que le«r«/ et le/aux est dans le discours, etaoi dans les choses. — 9» Proposition première et HOitft*' mière, définition, axiv me , demande.— - 10^ 'Prcfoà' tion nieettaire et contingente, — i !<> Catégorif/ue et A/* pothétiçue. — 1 90 La même proposition est présentée é« plusieurs manières. — i3o Celles qui peoTent être réunîtes è la même proposition catégorique » sont équiveUnUt* — i4'*Les propositions universelles, reuTorsées et composées des noms Contradictoires, sont équivalentes,.— 15" Lai propositions négalires sont équivalentes , soit que Is négation soit placée avant ou après la copule. — iG" Le> propositions particulières dont on n*a fait que renverser les termes sont équivalentes, — 17° Ce que c'est que les propositions «u&o/tfonn^tf^ • contraires, sous " contraires et contradictoires, — i8<* Ce que c'est que la COHSÉ- QUENCE. — 190- Une proposition fausse ne peut pas suivre de propositions vraies. — ao° Comment une proposition est la cause d'une autre proposition.

lo De la liaison ou de rarrangement des noms, résultent différentes espèces de disooars. U y en a qui expriment les désirs et les affections des hommes. Telles sont les interrogations qui expriment le désir

CALCUL OU LOGIQUE. 8l

quelque chose, comme celle-ci, Qui est bien? dans laquelle un nom est énoiioé, désiré, et on Fattend de celui qu'on inîUes sont encore les prières qui expriment ayoir quelque chose, les promesses , Ita les souhaits, les ordres, \ea plaintes, et (pressions de nos sentimens. Un discours i être tout à fait absurde et insignifiant y squ'à la série des noms ne répond aucune ;s dans l'esprit. Cest ce qui antÎTe souyent tes qui , ne comprenant rien à des choses 3S, yeuleut cependant paraître les entendre.

Qt des mots tout à fait incohérens. Car un B de mots incohérens , quoiqu'il n'atteigne du discours , c'est-à-dire qu'il n'exprime 3urtant un discours , et chez les métaphyi en trouve presque autant de ceux-là que li signifient réellement quelque chose. La i n'emploie qu'une seule espèce de disl'appelle dit ou énoncé , ou même pro^ is le plus souvent proposition. La propoifErmativc ou négative, vraie ou Ceiusse.

vposiiion est un discours composé de deux •^par un verbe , par lequel celui qui parle n'il conçoit que le second nom est le nom e chose dont le premier est aussi le nom , revient au même , que le premier nom est ins le second. Par exemple, ce discours, ' est un animal, d&us lequel doux noms 3 par le verbe est, est une proposition, celui qui la prononce exprime qu'il pense

8a ROBBES.

quî'ammal «rst aussi le nom de la chose dont homme est déjà le nom , et qne le premier nom homme est eoQtenu dans le second nom animaJ,

\jà premier nom s'appelle sujet, antécédent, off contenu; et le sewmd prédicat , conséquent on eM> tenant. Dans la plupart des langues, le signe deb connexion des deux noms est ou un mot , comme Ii mot est dans cette proposition, un homme estMS animai i ou un cas , nue terminaison de quelle ndtt comme dans cette autre proposition, V homme met' che , qui équiraut à celle-ci , Vhomme est mankast* Cette terminaison , au moyen de laquelle on dît mat' che an lieu de marchant, est le signe que lesdeix noms sont conçus comme réunis , c'est-à-dire oonuH les noms de la même chose. Mais il existe, ou di moins il peut exister des langues qui n'aient absolument aucun mot répondant à notre mot est. Ellcf pourraient cependant former des propositi<ms parli seule position d'un nom après un autre , comme ai) au lieu de dire un homme est un animal, nous disions seulement un homme un animal. Car cet arrangement des noms pourrait indiquer suffisamment leur connexion ; et ces langues n'en seraient pas moins propres pour raisonner quoiqu'elles n'eussent pas k mot est^

3» Dans toute proposition , il y a trois choses à considérer , savoir , les deux noms , sujet et prédicat, et le lien ou la copule. Les deux noms excitent dans l'esprit l'idée d'une seule et même chose ; mais la copule fait naître l'idée de la cause pour laquelle ces noms ont été imposés à cette chose. Par exemple ,

qaand nous disons tout corps est mobile, quoique aous n'ayons l'idée que d'une seule et même chose désignée par deux noms différens , cependant notre esprit ne s'arrête pas à cette idée, il cherche eu outre oe que c'est que d^étre corps, ou d'être mobile, c'està-dire quelles sont dans cet être les différences qui le distinguent des autres êtres, et qui font qu'il peut être nommé ainsi , et que les autres ne le peuvent pas; car chercher ce que c'est que d'être quelque chose, comme d'être mobile, cPétre chaud, etc., c'est chercher dans les êtres quelles sont les causes de leurs noms.

De là natt cette division des noms en concrets et abstraits, que nous avons indiquée dans le chapitre précédent. Le nom concret est celui d'une chose qui est supposée exister ; c'est pourquoi , qu'il soit le sujet même, ou qu'il y soit ajouté (c'est-à-dire qu'il soit substantif ou adjectif) , on l'appelle en grec hypoJceimenon (le sujet, la chose dont il s'agit). Tels sont les mots: corps, mobile, mu , figuré, chaud, froid, semblable, égal, Appius, Lentulus, etc. Le nom ttbstrait est celui qui exprime la cause pour laquelle le nom concret convient à la chose supposée existante; c'est-à-dire, pourquoi uu tel être est corps, estmùbUe, est mu, est figuré, est chaud, est froid, est semblable, est égal, est Appius ou Lentulus, etc. Tels sont les mots corporéité , mobilité , mouvement, figure , chaleur, froid, similitude, égalité; et ceux-ci dont s'est servi Cioéron : Appiété , Lentuliié, qu'on appelle des noms abstraits. Les infinitifs sont des noms du même genre; car le

vîpre, le mouvoir aoat la même ohose qu Jg mouvement, oa l'état d^étre vivant, d Les noms abstraits expriment donc la oausi ooQcret, mais non la chose même qu'il re Par exemple, lorsque nous yojons quelqi:

ou lorsque nous avons l'idée de quelque visible , bette ohose nous apparaît , ou est coi notre esprit , non comme existante dans point, mais comme ayant des parties dist unes des autres , et remplissant un certaii Cette chose ainsi conçue , nous ayons youl soit appelée un corps, La cause de ce nom la qualité dVfr« une chose étendue, ou Veù la corporéité. De même , lorsque , regari chose, nous la yoyons, tantôt ici, tantôt disons qu'elle est mue, transportée. La cai nom est cette chose être mue , ou son mo.

Ainsi, les causes des noms sont les m< celles de nos conceptions , savoir , quelque p quelque acte , quelqae affection de la chos Ce sont ses modes , ou comme l'on dit plus c ment sts accidens. Dans ce sens, le mot ne veut pas dire l'opposé de nécessaire. .

dens sont ainsi nommés , parce qu'ils ne i chose elle-même ni partie de la chose, m l'accompagnent de telle manière qu'ils peu cesser d'exister, être anéantis (excepté ton tendue) , mais qu'ils ne peuvent être se sujet.

4® n y a encore cette différence entre concrets et abstraits , c'est que les premien

trieurs aux propositions qu'on peut faire sur eux, a lieu que les derniers sont nécessairement postéieuTS aux propositions , puisqu'ils naissent de la xipule de ces proposilious, et que, par conséquent, lia ne peuvent exister que quand elles sont exprimées. On fait on grand usage et un grand abus des noms abstraits, dans toutes les circonstances de la vie, et aartoat en philosopbie. Nous en faisons un grand mage , parce que sans eux nous ne pouycms presque pas raisonner, c'est-à-dire combiner, calculer les propriétés des corps. Car, lorsque nous voulons ajouter on retranober, multiplier ou diviser la cbaleur, k Inmière, la vitesse , si nous le faisions en nous serfant de noms concrets , en disant par exemple, Fétre chaud est double de l'être cbaud, Tétre lumineux est double de l'être lumineux , l'être mu est double de l'être mu ; nous ne doublerions pas les propriétés, nuis ces corps eux-mêmes , ce qui ne remplirait pas notre intention. Mais l'abus consiste en ceci, c'est que lorsque certaines personnes voient que l'on peut eonsidérer, c'est-à-dire évaluer en rapports de quantité l'accroissement et le décroii^scment de la chaleur et des autres acoidens , sans avoir égard aux corps qui en sont les sujets (ce qu'on appelle abstraire ou séparer) , ils se croient fondés à parler des accidens, comme s'ils pouvaient être réellement séparés de tout oorps. De là viennent les erreurs grossières de certains métaphysiciens ; car , de ce que Von peut con^ ùdérer la pensée sans faire attention au corps, ils en infèrent qu'on n'apas besoin de corps pensant ; et de ce qu'on peut considérer la quantité sans faire 2 8.,

86 BOBBES.

attention an eorps , ib croient que la quantité peat exister sans le oorpc , et leoorps sans quantité, en sorte que ce ne soit qn^après loi ayoïr ajouté la quantité quHI deTÎenne susceptible de quantité. De la mâiie source naissent aussi oes mots dénués de sens , subttances abstraites, essence séparée, et autres sen- Mables, et toute cette fiwle de mots dérivés da reriie être, tels que essence, essentioËiéj entité, entitth tif, réalité, aUquidité, qmdêUé, Tout cela ne pett pas être inventé dans les langues dans lesquelles k oopule ou le lien de la propositioa n^est pas exprimée par le verbe ett , mais par des verbes adtfeelifr) comme il court, U lit, ou par la simple position èv noms. Cependant ces langues peuvent servir à raisonner comme les autres, et tontes oes expressions barbires ne sont point du tout nécessaires à la philosophie.

5o D y a beaucoup d^espèces de propositions. DV bord il y en a ^universelles , de particulières, d'mdêfinies et de singulières. Cette manière de les classer s^appelle la distinction de quantité. Une proposition est universelle quand son sujet est affecté du signe du nom universel , comme celle-ci tout homme est animal j elle est particulière, quand son sujet est affecté du signe du nom particulier, comme, un certain homme est savant j elle est indéfinie, quand le sujet est un nom commun et sans signe , comme celle-ci V homme est un animal, l^komme est savant f enfin, une proposition singulière est oelle dont le sujet est un nom singulier , comme So" crate est philosophe , cet homme est noir,

6<> Secondement, on distingue les propositions

lear qualité ; éiXea sont affirmatives ou négatii. Vaffirmaiipe est celle dont le prédicat est un n positif, comme , l'homme est un animal ; la ^ative , est celle dont le prédicat est un nom n^go-

, comme, celle-ci, V homme n^est pas une pierre ,

l'homme est non^pierre.

70 On les distingue encore en vraies et fausses. i proposition vraie est celle dont le prédicat renrme le sujet, c'est-à-dire dont le prédicat est le m d'une chose dont le sajet est aussi le nom. ir exemple, l'homme est un animal, est une prosition yraie , parce que tout ce qui s'appelle homme ippelle aussi animal ; et celle-ci, quelque homme t malade , est vraie aussi , parce que malade est le n de quelque homme. Les propositicms qui ne sont I Traies , c'est-à-dire dont le prédicat ne contient s le snjet , s'tLp^Ueni fausses : exemple : l'homme t une pierre.

Ces mots vrais, vérité , proposition vraie , sont solument équiyaleus , car la rérité consiste dans I paroles et non pas dans la chose *, et quoique vrai it souvent opposé à apparent ou à fictif, il faut ujoura le rapporter à la vérité de la proposition. 1 effet , on nie avec raison que le simulacre d'un imme dans un miroir , ou son image , soit un vérihle homme, parce que cette proposition, une lage est un homme , est fausse; et cependant , on i peut nier qu'une image ne soit une vraie image ;

vérité est donc une aliection , une propriété de la tiposition et non de la chose. Quant à ce que disent sancoup de métaphysiciens, que être, un et vrai a O...

sont une seule et même chose , o^est nue paéi uue uiaiserie ; car assurément personne n^ign être homme, être un homme, ou être vt homme signifient la même efaose.

8® Par là , on comprend qu'il ii'y a lieu et à fausseté que dans les esprits de ceux qu vent du langage. Ainsi , quoique les anima n'ont point de langage, quand ifs voient d'un homme dans un miroir , puissent être oomme s'ils voyoient l'homme lui-même oette raison en être effrayés ou réjouis mal è cependant , ils ne regardent pas «ette chose une apparence vraie ou fausse , mais comi hlable , et en cela ils ne se trompent pas. £ donc que les hommes doivent tous leurs bon nemens aux discours bien compris, de n doivent toutes leurs erreurs aux discours i pris ; ainsi , la gloire de la philosophie et la 1 dogmes absurdes leur appartiennent égalen entières; car le discours (comme on le d trefois des lois de Solon ] , ressemble aux i raignées , les esprits faibles et paresseux s aux mots et y demeureut embarrassés, ] percent à travers.

On peut encore conclure de là , que les p vérités sont nées de la volonté de ceux qui miers ont donné des noms aux choses , ou œ les noms imposés par d'autres; car, par exem] V homme est un anhnal, n'est vrai que pan plu de donner ces deux noms à une mêm

^ Quatrièmement, on distingue les proj

mères et non-premières, La proposilion pre- »t celle doat le prédicat explique le f ajet par sn de planeara noms réunis. Par exemple , , Phomme est un corps animé raisonnable , proposition première ; car ce que signifie le mme est exprimé d'une manière plus éten- ' ces tn»8 mots , corps, animé et raisonnable, jelle premières ces sortes de propositions, u'elles sont toujours les premières d'un raient , car on ne peut rien prouyer qn'aupae nom de la chose dont il s'agit ne soit bien I. Ces propositions premières ne sont autro ae des définitions ou parties de définitions , et nies sont des bases de démonstrations , c'est^ne ce sont des vérités créées par la volonté de li parient et de ceux qui écoutent, et qui par Ime sont impossibled à démontrer. Quelque- S8 propositions , on en ajoute encore certaines |ne l'on appelle anssi premières et principes, «ment , axiomes ou notions communes ; mais à ne sont pas réellement des principes puis- I peuvent se prouver , bien qu'elles n'en aient oîn , parce qu'elles sont évidentes , et il faut t moins les reconnaître pour des principes , ms oe nom , beaucoup de cboses inconnues es fiiusses , nous sont données d'autorité com me ires , par des hommes qui veulent absolument it oe qu'ils croient vrai , le soit. On met eniinairement au nombre des pri/i6*i/ie«, certailandes , ielies que celles-ci , que Von puisse ^me ligne droite entre deux points , et les au-

«|0 BOBBE8.

t re« d^manUes «1» géomètres ; mais ce sont là des pnniHpeji d «rt ou de coDstruotioD, et non pas de science et de démoustraUoo.

ior> Cinquièmemenky on distingue les p/vporàwitf ^ en pfoposilioos nécessaires , c^est-à-dire qui sont ni- .. (W»aircnicnk vraies, et propositions contingentes, o^est-àtlîre qui effectivement sont vraies , mais M le Siwit pas niKiessairement. Une proposition est d^ - ^ eessaire quand on ne peut concevoir ni imagin* aucune cliose dans aucun temps , dont le nom puine «kre le sujet de la proposition , sans que le prédieat ne soit aussi son nom. Par exemple y Phomme «tt mn animal, est une proposition nécessaire, pane j que , dans quelque temps que nous supposions qas le nom homme convient à quelque chose, le nom où" nùal ci>u viendra toujours aussi à cette même chose. Ls pn>iK»»itiou contingente, au contraire , peut être taiH tùt vraie , tautùt fausse ; par exemple , tout cof' beau est noir, cela peut être vrai aujourd'hui et ne |)as Tctrc dans un autre temps. U faut remarquer (|uc dans toute proposition nécessaire , le prédicat est réquivalcut du sujet, comme dans celle-ci i r homme est un animal raisonnable ; ou Péquiva- Icut d'une partie du sujet , comme dans cette autre, Vliomme est un animal : car ce nom animal rtùr sonnable ou homme , est composé de deux mots, on^ mal et raisonnable. Au contraire , cela n'arrive pss dans les propositions contingentes. Car quand il serait vrai que tout homme est menteur , ce mot menteur n'étant pas une partie du nom composé auquel équivaut le nom homme ^ cette proposition n'est

is néoesnîre, mais ooQtii^eiite; et elle ne «erait icore c[ae ooQtmgente , quand même elle «erait mjoan ynie. Lu propontions néecssairet eont dlet qui sont d^ëtemelle Térité.

Puiaqn'il y a des Térités étemelles , il est évident ijne la Térité est dans le disoours, et non dans les ohoses. En effet , il sera étemellemnit rrai que t^ii cSsff» un homme il existe un animal § quoîqa'il ne soit pas da tout néoessaire quH existe éternellement me ehoee appelée 'homms ou animal,

1 1« Une sixième division des propositions oonsiste à les distinguer en caiégoriqueê et hypothétiques. Les propontions catégoriques sont oelîes qui sont AHMées simplement oa absolament ; comme toui hsmme est un animal, nul homme n^est un arbre. lei hypothétiques, an contraire, sont condition- Belles comme oelles-ci : si un être est un homme , Utst un animal; si un être est un homme, il n^est pat une pierre. Dans les propositions nécessaires , la catégorique et V hypothétique qui lui correspond lignident la même chose, ce qui n^arrive pas dans la contingentes. Par exemple , si ceci est yrai, tout homme est un animal, il sera yrai de même que dun être est unhomme il est aussi un animal. Biais dans les contingentes , quand il serait yrai aujonrd^hni que tout corbeau est noir , il serait pourtant fiinx de dire que par cela seul qu'un être est un corbeau , il est noir. On a raison de dire que la proposition hypothétique n'est yraie que quand elle renfierme une conséquence juste. Par exemple, dès qu^il est vrai que tout homme est un animal, s'il est yrai

ga BOBBES.

qae tel être est un homme , il faut néoessi qu'il f oit vrai aussi que cet être est un amm pourquoi toutes les fois que Thypothétique e la catégorique qui lui correspond , non-se est Traie , mais est nécessaire. J^ai cru devoi quer ce fait , pour prouyer qu'il est plus i les philosophes de procéder par des proposîl pothétiques que par des propositions catégori

la*» Quoiqu'une proposition quelconqui être et soit souvent énoncée et écrite de di manières , et quoiqu'il faille toujours parlei parle le plus grand nombre , cependant ce les docteurs enseignent la philosophie , àxA\ prendre garde de n'être pas induits en ei cette variété de locution ; et s'ils rencontn que obscurité , ils doivent réduire la proposi forme la plus simple et purement catégori sorte que la copule est soit expressément i que le sujet soit complètement séparé et c du prédicat, et que ni l'un ni l'autre ne so oune manière confondu avec la copule. Pj pie , soit cette proposition , l'homme peut m cher, comparée avec celle-ci, Vhomme ne pécher. On connaît tout de suite en quoi el rent, si on les réduit à celles-ci, Vhomm pable de non pécher et l'homme est non ca pécher. Mais il ne faut faire cette transfomu pour soi-même ou avec son instituteur seulei dans la conversation il serait ridicule de pai

Donc, pour déterminer quelles sont les lions équivalentes entre elles je dis premii

que œ sont celles qui peuvent être réduites parement et simplement à nne seule et même propositioii oatégoriqae.

i3<» Secondement, la catégorique néeessaire est équivalente à son hypothétique. Telles sont cette catégorique, un triangle rectiligne a trois angleê qui sont égaux à deux droits ^ et cette hypothétique, si une chose est un triangle , elle a trois aie' gles qui sont égaux à deux droits.

i4<* Troisièmement, sont équivalentes les propositions universelles quelccmques dont les termes sont pbeés dans un ordre inverse, et dont chacun des termes est contradictoire à chacun des termes de Tautn • comme celles-ci , tout homme est un animal , et tout ce qui n^est pas un animal n'est pas un homme. En effet, puisque cette proposition, tou/ homme est un animal , est vraie , le nom animal oontient le nom homme ^ et tout deux sont positifs. Bouc le nom négatif, non animal, oontient aussi le nom négatif, non homme ; donc il est vrai de dire : tout ce qui n'est pas un animal n'est pas un homme ^ U en est de même de celles-ci , aucun homme n^est m arkre, aucun arbre n'jsst un homme ; car.sUl est vrai que arbre ne soit le nom d^auoun homme , ces deux noms, homme ei arbre , ne conviendront jamais à la même chose ; donc il est vrai que aucun arbre rCest un homme. De même encore, à une proposition dont les deux termes sont négatifs comme celle-ci, tout ce qui n'est pas animal n'est peu homme, équivaut celle-ci , les seuls animaux sont des hommes.

i5^ Quatrièmement, quoique Aristote le i propositions négatives dont les termes se mêmes , sont équivalentes , soit que la négati après la oopule comme dans certaines langue quVUe soit ayant , comme oeia arrive en lati grec. Par exemple , un homme n'est peu un ou un homme est non ofbre , disent la même et de même celles-ci , tout homme est non ou aucun homme n*est arbre. Cela est si clai cela n'a pas besoin de démonstration.

i6o Enfin toutes les propositions particulier) on n*a fait que renverser les termes , sont équiva Telles sont celles-ci , un certain homme est un gle, un certain être aveugle est un homme ; deux noms sont le nom d'un seul et même bc et par conséquent ils expriment la même ' qu'ils soient unis dans un ordre ou dans un

1^0 Parmi les propositions qui ont les mêm mes , placés dans le même ordre, mais modif une qualité ou une quantité différentes , les un àii^'peX^ssuhordonnées , d'autres contraires, d' sous-contraires, d'autres contradictoires.

Les subordonnées sont celles de même i universelle et particulière, comme celles-ci homme est un animal, certain homme est u mal ; ou aucun homme n'est sage , certain h n'est pas sage. De celles-là , si l'universelle est la particulière l'est aussi.

Les contraires sont les universelles de quali férente , comme tout homme est heureux , > homme n* est heureux. De celles-là si l'une est

CALCUL OU LOGIQUE. gS

Fautreest fausse; et toutes deux peuvent être fausses, oomme dans l'exemple cité.

Les tous-contraires sont les particulières de qualité différente. Exemple : un certain homme est savont , un certain homme n^est pas savant.

Elles ne peuvent être toutes deux fausses, mais toutes deux peuvent être vraies ( parce qu'elles ne l'appliquent pas an même individu ).

Les contradictoires sont celles qui diffèrent par la quantité et la qualité, comme tout homme est un animal ,et un certain homme n^ est pas un (mimai. Elles ne peuvent être ni toutes deux vraies , ni toutes deux fausses.

iS** Une proposition est dite suivre de deux autres peopositiaiis , lorsque , si on les suppose vraies , aile ne peut pas être supposée n'être pas vraie. Par «lemple, soient les deux propositions , tout homme 9tt un animal, et tout animal est un corps, reconnues comme vraies, parce que corps est le nom de (ont animal, et qu'animal est le nom de tout homme. Puisque ces choses comprises, on d« peut pas comprendre que corps ne soit pas le nom de tout homme , c'est-à-dire que cette proposition , tout homme est un corps, soit fausse, on dit qu'elle suit des deux premières , qu'elle s'en déduit nécessairement.

190 Une proposition vraie peut quelquefois suivre da propositions fausses , mais une fausse ne peut jamais suivre de celles qui sont vraies. Si on accorde comme vraies ces deux propositions fausses , tout homme est une pierre , et toute pierre est un animal, il s'ensuit qu'animal est le nom de toute pierre , et

g6 noBDES.

pierre le nom de tout homme , <}'e8t-à*dire qvi'ammd est le nom de tiiat homme , oa ce qui rerient ai même , que cette proposition tout homme est M animal est vraie , comme elle l'est en effet ; aiaâ quelquefois une proposition yraie suit de deux £ii»ses. Mais si elles sont vraies toutes deux, quella qu'elles soient , jamais il ne s'ensuivra une fausse. OT} comme une proposition vraie suit de deux fiinsiei) uniquement parce qu'elles sont accordées ooiiiiM vraies , elle suit de même de deux vraies , recoanatf pour telles.

ao<* Puis donc que de deux propositions vraies il ne peut s'ensuivre qu'une autre proposition vitf aussi, et qu'ainsi rintelligence de ces vérités at cause de l'intelligence d^une antre vérité qui dérifv d'elles , on a coutume d'appeler ces deux propositioM antécédentes , les causes de la conséquence. Les kh gioiens disent donc que les prémices sont les causes de la concbisiori ; et l'on peut tolérer cette locutioni quoique cependant elle ne soit pas exacte; car, uDC compréhension , un jugement est hien la cause d'oi^ autre compréhension, d'un autre jugement; mais une expression , un discours , n'est pas la cause d'ooe autre expression , d'un autre discours. Il est vrai que les mêmes logiciens disent que la chose même est cause de sa propriété; mais cela est tout-à-fait inepte. Par exemple , de ce qu'une certaine figure est un triangle, et de ce que tout triangle à ses trois angles égaux à deux droits , il s^ensuit que cette figure a la somme de ses angles égaux à deux droits; et à cause de cela , ils disent que la figure elle-même

CALCUL OtT LOGIQUE. 97

esi cause de cette égalité. Cependant comme elle ne

iîdt pas elle-même ses angles , et qu^ainsi elle ne peut

pas être appelée cause efficiente ^ ils disent qu'elle

tAcaaseJormelle, quoique dans le yrai elle ne soit

pas cause du tout; car la propriété ne suit pas du

tout de la figure , mais seulement existe en même

temps avec elle. Au contraire , la connaissance de la

fiopriété suit de la connaissance de la figure^ car

vue oonnaîssance est la seule Traie cause d'une autre

èpnnaissance , et elle en est la cause efficiente»

En Ycôlà assez sur la proposition qui , dans la mar- ^ philosophique ^ est comme le premier mouyenmt en ayant fait d'une seule jambe : si on y en ^Hite un autre exécuté conyenablement , il y aura >ii pas entier de fàil; et ce sera le syllogisme. Nous fi> parlerons dans^le chapitre suivant..

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