A LA PREMIERE SECTION
On yoit encore pourquoi tous les cfTorts de ces mitbéinatioicns, même les plus habiles, quand ils QBt youlu traiter de la même manière des sujets ^t les données étaient nombreuses , Gnes et oomfk%t8 , n'ont guère produit que des jeux dVsprit ^lePon peut appeler difficiles nugœ, de savantes tiiiseries. C'est que plus ils ont suivi loin les confluences résultantes du petit nombre de données Qu'ils avaient pu saisir, plus elles sont devenues difiîSrentes des conséquences que ces mêmes données auraient produites , réunies avec toutes celles , souvent plus importantes , qu'ils ont été obligés de négliger, faute de pouvoir les démêler et les apprécier. C'est ce qui fait que nous avons vu de grands calculateurs, après les plus savantes combinaisons, nous donner les formes de scrutin les plus défectueuses , ^iroe qu'ils n'avaient pas tenu compte de mille circonstances inhérentes à la nature des hommes et des choses, ne s'oocupant que de la circonstance du nombre des unes et des autres. C'est ce qui fait que Condoroet lui-même, quand il a voulu appliquer la théorie des probabilités aux décisions des assemblées , et spécialement aux jugemens des tribunaux, 00 n'a osé rien statuer sur des institutions réelles , et l'est borné à raiscmner sur des hypothèses imaginaires y ou a été souvent conduit à des expédiens absolument impraticables, ou qui auraient des iuooDvéniens plus graves que ceux qu'il voulait éviter. Quelque respect que j'aie pour les grandes lumières et la haute capacité de cet homme vraiment supérieur et à jamais regrettable , je ne crains pas de
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porter BD ja^eflKBt n hardi de cette partie de mi travaoz ; oar f j tvis e« ipulqae sorte aotefîtép» loi-méne. !« titre d'Enn qa'il a dnoB^ à mm TM^ et IVpigrapke qoHI j a mise, proaTcnt cnmliîw i M défiait da svecè> d'aoe pareille entreprise: 01 st qni le oonfiniie , c'est q«e , dans son dernier OB?ii|l composé à la reille d^ine mort fnneste« oà fl tmi k d*ane main si ferme llnsloire des p i oy ié a de VtffA ^ hnmain , et où il assigne à la théorie dfes piuhaliililfc 4 one si grande part dans les sneoès f atvrs des morales , il dit , aree tonte la candeur q[ni le rise, ces pro p re s mots , page 3Gs : Cette appËemikt, rmaigré les efforts heMFeux d» quelques gêomitm, n'en est encore pomr ainsi dire qt^à ses prtmmn êlimens , et ette doit oaerir aux gémératieus «^ vantes une source de lumières iraiment inépmstiÊl' Cependant il avait fait alors , Bon-senkment le l^ Tant Essai dont il s'agit, mais encore nn onfff^i qui est bien supérieur à celui-là. Ce sont les Wmens du calcul des Probabilités ,eide son appBcÊ' tion aux Jeux de hasard, à la loterie et auxjwfjh mens des hommes , qui n^ont élé publiés qu'en iSdS. Je croîs donc n'aycîr rien avancé de témérsiRi en observant que dans les sujets difBcilet par k nombre , la finesse, la complexité et l'intime des circonstances nécessaires à considérer, oublier aucune, le grand talent de bien celles trop peu nombreuses qui ont été aperçoes, n'a pas sufii pour préserver les calculateurs les ploi habilei de graves erreurs et de grands mécom p to On sent que cela doit être. Mais maintenant je doîi
A LA PB'EIIIERE SECTION. 1 ^l)
iUer plus loin; et tout oeoi m^amèneà une dernière (ifte^oo qai sort du fond des choses comme celles ^l'on vient do lire, qui confirme plusieurs princi- ^ inaportani que j'ai établis dans les volumes préoédens , qui « loin d'anéantir les grandes espérances dtCondoreet , tend à les assurer et à les réaliser en Ws renfermant dans certaines limites , mais qui me pirait montrer manifestement combien il s'en faut q^ la oalonl des probabilités soit la même cbose que la liiéorie de la probabilité : voici en quoi consiste oeite c^ervation.
L'objet principal de la théorie des probabilités et >« grande utilité est, en partant de la réunion d'un QQrtsôm nombre de causes données , de déterminer l* degré de vraisemblance des effets qui doivent s^en* suivre ; et en partant de la réunion d'un certain nombre d'effets connus, de déterminer le degré de vraisemblance des causes qui ont pu les produire. On peut même dire que tous les résultats de cette théoiie «ta aont que des branches différentes de ce résultat général, et peuvent être ramenés à n'en être que des parties.
Or , nous avons vu dans les volumes préoédens , et à différentes occasions , que pour que des êtres queleonques puissent être soumis avec succès à l'action da calcul, il fallait qu'ils fussent susceptibles de s'adapter aux divisions nettes , précises et iuvariables des idées de quantité, et de la série des noms de nombre et des chiffres qui les expriment. C'est une condition nécessaire à la validité de tout calcul, donJt celui qui a pour objet la probabilité ne peut pas être 2 l6.