‹ Étemens d'idéologie (volume 3)Chapitre 44 sur 72 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

OB HOTRI EZISTKHCB. QU'blLB COKSISTE DAHS CB i^VK

irOTJS SBBTOirS.

Il suit de ce que nous venons de dire , premièrement , que la Logique ue peut consister que dans l'étude de notre intelligence , puisque ce sont les procédés de notre intelligence qu'il s'agit d'examiner et de juger 3 secondement, que son premier soin doit être de cbercber quelle est la première obose dont nous sommes «ûrs, afin de passer de celle-là à toutes

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celles qui en dérivent néœssairement^ et qnî, pi conséquent, seront certaines aussi. Or, ces dea conditiaDs nous ramènent également à Tétudie è nous-mêmes ; car où trouyerons-nous ce premier fiô: si ce n'est au dedans de nous ? Elssayons doue de de cendre dans notre intérieur. Qu'y trouyons-noiu le sentiment. Nous n'existons que parce que noi sentons; nous n'existerions pas si nous ne sentia pas. Notre existence consiste à la sentir dans les difi rentes modifications qu'elle reçoit , et en même tem nous sommes bien sûrs de sentir ce que nous sentoi Ainsi, la première chose que nous savons, c'est i tre propre existence, et nous la savons indubitibl ment.

Voilà un premier fisiit certain. Voilà la prenni de' toutes les certitudes. VcÂlà un premier pas de 6 et c'est Descartes qui l'a fait. Après étre^oonve avec lui-même de regarder comme douteux tout qu'il avait pu jamais savoir et connaître, il a dit : doute, je sens que- je doute, je suis sûr de doot* ou du moins de croire douter; mais douter, ou « lement croire douter, c'est sentir , c'est penser qu que chose; et penser ou sentir, c'est exister : je s donc sûr d'être , d'exister un être pensant. Par le premier entre tous les hommes , il a trouvé le ritable commencement de toute logique ; et dep lui , tout ce qu'on a fait de véritablement import dans cette science, a consisté à ruiner l'hypotl des idées innées , que lui-même avait créée imp demment > ; à voir plus en détail que lui nos divei

* Cette supposition n*csl formeUemcnt établie ni dans

përations intelleotuelles , et à oonnattre comment lies nous apprennent l'existence des êtres qui ne sont las nous. Hais Descartes, tout de suite après nn si leaa oommenoement, s'est égaré , parce qu'il a sauté les intermédiaires; ceux cpii l'ont suiyi n'ont pas snoore procédé ayeo assez de rigueur. Reprenons ]onc la route qu'il a ouverte au moment où il y est entré, et suirons-la pas à pas, comme il aurait dû faire lui-même sans nous embarrasser de le suivre , et encore moins aucun autre guide.

Je suis sûr de sentir, et mon existence consiste à sentir. Ainsi , je suis plus immédiatement assuré de mon existence que de celle de toute autre chose quelconque. Gommençoos donc par examiner cette existence directement et séparément de toute autre , et Toyoos ce que nous pourrons remarquer dans la sensibilité qui la constitue.

n s'agit uniquement ici d'observer notre sensibi-

Xtsais de Philosophie , ni dans les Méditations , ni dans \n Principes de Philosophie , qui sont les trois ooTrages dans lesquels Descartes a expressément et dogmatiquement ^poté sa doctrine; mais elle Test positivement dans ses ^oteft contre le programme de Le Roi. 'F'oyex ses lettres , tome I*' y lettre 99* , et ailleurs. Ayant fait de la pensée et de l'étendue deux substances » il a été obligé de dire que i« pensée » dès qu'elle est créée, pense toujours , et que par Conaéquent il y a des idées antérieures et étrangères aux senletioas ; que l'étendue est toujours pleine , et qu'ainsi il n'y a

;sadis qu'il ne f^illait qn'en observer les efTets.

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Ihéy ses actes, o'est-à-dire ses difiTérens modes, ({V fi ooDstituent nos différentes manières d'ekister, ètki oonséqaenoes qui résultent de ces manièret d^ébe; et il n'est nullement question de déou w viirqadci Fétre qui est doué de oette sensibilité, ni quelle ci sa nature , son oommenoement , sa fin ou sa deiliii^ tion ultérieure. Ces dernières reoherohes pettfttt faire partie de la métaphysique , qui est du rewit delà Théologie, mais elles sont étrangères à l'Uiéo' logie , laquelle seule appartient à la Logique. Mileurs <m sent bien que nous ne devons pas noof tf occuper d'abord; car notre sensibilité , comme toit autre ob)et , ne se manifeste à nous que par ses effdii Pour remonter à ses causes, il £iut auparaftitli connaître , et pour la connaître , il fkut étudier ta effets. Si ensuite je veux tenter la déoôuyerte dtf causes de ma sensibilité , ce sera en me servant àa procédés que l'étude de oette même sensibilité nf aon fait reconnaître pour être les meilleurs. Ainsi, ccUe rcclicrcUc sera une application de la Logique, etw» pas une partie de la Logique elle-même.

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