CHAPITRE IIL
DES DIFFBREKS MODES DE VOTRE SEIISDIUTB.
Je suis sûr de sentir , et je suis certain qae je ne peux rien éprouver ou connaître qu'en vertu de celte propriété que j'ai d^être susceptible d'être affecté.
LOGIQUES. ao3
je ne snis pas mmns certain que je suis capable multitude d^affections diverses. Essayons si >ette multitude nous pouvons reconnaître quelmodes diftinots dont nous puissions faire des s différentes , sous lesquelles il soit possible de r toutes nos perceptions , afim de commencer à ttre quelque ordre , et à y porter quelque lu-
jserve d^abord que je suis souvent affecté d'une ne façon que nous appelons vouloir. Nous oon- »ns tous, par expérience, par sentiment, cette ication de notre être. Nous savons qu'elle conà désirer d'éprouver ou d'éviter une manière quelconque. Je ne puis la confondre avec auautre^ ainsi , voilà un mode distinct de ma senéque j'appelle volonté, et ses actes des désirs. ■emarque ensuite que je ne pub pas concevoir i, ni même dans aucun être animé, un désir m jugement préalable, implicite ou explicite, rononoe qu'une telle affection est bonne à reler ou à éviter. Quand on juge qu'une ebose sirable , on ne la désire pas encore pour cela, t affecté en jugeant autrement qu'en désirant; m autre acte de notre sensibilité. Cette nouvelle ., cette nouvelle fonction, on l'appelle y u^e- , et les perceptions qui eu résultent on les apencore des jugemens , tant nos langues sont es et mal faites pour tout ce qui a rapport aux ions de notre esprit. Cela doit être , car ces opé- 8 , ayant toujours été mal démêlées^ ne peu- Itre que mal désignées.
io4 pamciPEs
Celte action de jager consiste à yoir que l'idée qie j*ai d'une ohose appartient à l'idée que j'ai d'âne autre. Quand je juge qu'on fmit est bon on n'est ptf bon, j'aperçois, je perçois, je sens qae dans l'idéi totale que j^ai de ce fruit, est comprise l'idée d'être bon ou celle de n'être pas bon. Ainsi, la peroeptioa appelée jugement, qui résulte de oet acte appdé Juger, eai toujours la perception qu'one idée en lOH ferme une autre.
Ceci me conduit à une antre obaenralion. PMr que j'aperçoiTe qu'une idée en renferme nne autie, il iaut qu'auparavant j'aie perçu ces deux idées. B y a dune un autre acte de ma sensibilité qni iiiiiniili à sentir, à peroeroir purement et simplement «M idée , une perception quelconque. Cet aole n'est ■ celui de Juger, ni celui de désirer; il en est distinct; il eot nécessairemeul antérieur , ne flt-oe que d'aï ittstaut : ou peut l'appeler spécialement sentir, «
Mais la peroopliou que je sens , l'idée quelconque «|ue je pcn^tn», («cul être l'elTet direct d'une oaase 4o(urllemcul pnnieutc, ou u'ctreque le rappel d'ane uupiv9«iim drjà éprtravée , d''une idée déjà perçue. 1 Vite rirctmslance est assez frappante et asscs isopor* tante p^Hir di^tin^uer deux espèces dans l'aotîen de sentir simplement « sans juger ni désirer encore. ïm «pixuide de ces deux feçoos de sentir peut s'appeler s* nr^sAUM'eiiir, et ses effets des sottt^mirs.
Ainsi , quoique tout effet de notre sensibilité, tout «ete de notre pensée, tout mode de notre eiiitcTf omi:àste toujours à sentir quelqne ebose, nous \ausdislîu^ucr qualrv
différente* dasioette aclim de ttittir, oellesdeian- Ur timpUtnamt, de ae rtëêouvtjtir, de jagar et du vouloir, et imnu Dommeroas leurs effets tantalionê (daiu le seiK de petccplions dircolea), touvemn, jugement et ditirt.
Ces diatiaolioiu Knt autant de nouveaux bits drait ieioûtoatantiiaertainqoeda premier fait gjnàil, je tent ; et j'en loU certain delà même minière, o'eal- 1-dire parce que je lea aeni : ce qui est ma seule manière d'être iûr de quoi que ce loit.
Je sais que beaucoup d'observateun de l'homme cat remarqué plusieurs modifications de notre senstbililj qu'il* ont cni devmr diatinguer , tsllss que la riSaxien, la comparaison, l'imagination , etc. Je na ma point que M ne soîl en effet li autant d'états de aotra aeneilnUté, on d'opérations de notrepensée , qui diffirent réellsmeul les uneades antres jmaisil n'en réinllc pas pour nous immédiatement des perœptton* d'an genTp uonveauque nous puissions nommerdea . rifl43eion* , des comparaùoni , des imaginationt. Qoandjeoomparedenx idées, je les sens et je les juge •u j«neftis rien: il en est de même quand j'y réflédii«. Quand j'imagine, j'assemble différemment des idées que j'ai déjà eues ; je sépare les unes , je réunia les antres , j'en fiM'me de nouvelles oombinaisMU ; maie tout cela en vertu de ce que je les perçois et que j'en porte des jngemens. Ainsi ce sont là autant d'opératiaaa intelleoluelles différentes, si l'on veut, mais M ne sont pas des opérations élémenbires et primordialoB, poiaqu'ellea >b TésolTent toutes dans «Iles que oona avais rentarquées. On trouvera la même chiMe
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dam toos les orna qu'on Tondra se donner la peinede bien examiner. Noos ne fiiiaoïis donc jamaia que peroeroir, juger et Toaktr. Easayons de péaéCier plu ayant.