PIECES RELATIVES
un esprit oullivé , eugeut des habitudes physiques oon tractées dès Tenfanoe; ceux-là août obligés de donner , dès le premier âge, une partie de leur teupi à une étude spéciale. De là vient qu^il est maUie^ireusement rare que les jeunes artistes aient tontes les counaissanoes générales qui pourtant leur senicBt très-nécessaires dans la suiCË pour aller au grand.
Quoi qu'il en soit, même pour eux , il estencoie vrai que des trois époques de Pinstruotion, odk qu'occupent les écoles spéciales , et j'entends |tf ce mot tout ce qui n'est pas école primaire onM^ traie , cette dernière époque , dis-je , est exolosifeâient réservée aux études particulières et propres à chacun des différens états sayans de la société. Jf^ il suit que l'instruction des écoles centrales ne doit point empiéter sur cette destination spéciale; mil aussi qu'elle doit renfermer toutes les oonnaissaneci nécessaires à la totalité des citoyens qui ontleteapi et les moyens de se donner une éducation soignée.
J'en conclus que dans l'esprit du législatear , le cours de législation n'est point destiné à former de profonds jurisconsultes , pas plus que des hommes ooD* sommés dans l'économie politique , ou dans la science du Gouvernement, ou dans celle des négociations, mais à donner aux jeunes gens les sains principes de la morale privée et publique , avec les développemens nécessaires pour en faire des citoyens vertueux et éclairés sur leurs intérêts et sur ceux de leur pays»
Ce cours doit donc renfermer, i<>lesélémensdeU morale puisés dans l'examen de la nature de l'honune et de ses facultés intellectuelles , et fondées sur son
A l'ivstruction publique. 265
i bien entendu et sur le désir invincible qu^il
re heureux; c'est oe que Ton appelle le droit
el ; a'* l'application de ces principes à l'nrgani-
1 du corps politique, au code de ses lois crimi-
:s , civiles et économiques , et à ses relations avec
lations étrangères , c'est-à-dire le droit public ,
roit criminel et civil , Téconomie politique et le
.t des gens, montrant toujours ce qui doit être
même temps que ce qui est , a6n d'accoutumer
nger de l'un d'après l'autre. Pénonce ici les dif-
entes parties du cours dans Tordre suivant le-
el elles dérivent les unes des autres , mais sans
jsn préjuger sur celui dans lequel elles doivent
re enseignées. Il peut dépendre d'autres considé-
itions.
Néanmoins , comme les principes généraux de la norale doivent nécessairement être établis d'abord , fit qu'ils ne peuvent dériver que de la connaissance de nos facultés intellectuelles, il est clair que dans la série des études le cours de législation ne peut venir utilement qu'après celui de grammaire générale , ou au moins après la première partie de ce oouTS qui est plus spécialement destinée à expliquer la génération de nos idées et de nos sentimens ; et il ne doit être que la continuation de ces connaissances. n ne me parait pas aussi intimement lié au cours d'histoire; et je crois qu'il peut sans inconvénient le précéder ou marcher concurremment avec lui ou même le suivre. Je préférerai cependant le premier parti ; car il faut avoir des principes bien fermes pour lire l'hist(ûre sans danger : sans cela ou pourrait a 23..
!l66 PIÈCES RELATIVES
pniaer dans les historiens bien plus dHdées fimw cm yugnes que de oomudtsanoes utiles.
Qaant au temps que Pou doit oonsaorer aa «nui de législation , je trouye difficile de le détomisff ayoo précision. D*abord , aucune loi ni aueaa sott du pouyoir exécutif ne fixe encore d*une mtnièR impératiye et générale la durée que doit ayoîr obsou des cours des Écoles centrales ; et pour proposer ii directoire de décider définitivement sur ce poîntt f attends d'ayotr reçu les réponses de toutes ces éeoki aux questions qui leur ont été adressées le ao êoM dernier, ne doutant pas de trouyer d^exoeUcns nodèles dans les réglemens partioaliers que plusient d'entre elles se seront faits à elles-mêmes. Ensoile, dans la fixation du temps destiné à Tétude de la 1^ gislation , il faut aydr égard à la capacité des Aèftf» au nombre des études difiérentes qu'ils peu?ert ayoir à mener de front , et à plusieurs ciroonstanees locales. Eufin il faut remplir la double oonditioDde douner à ce cours une étendue suffisante, et de faire cependant qu*il rcoommeuoe tous les ana, puisque chaque année les écoles oeutrales doiyent recevoir de nouveaux élèves. D'aptes ces données, je crois que Ton pourrait fixer à deux ans la durée de votre cours , et qu*il faudrait que le professeur en fît deux en même temps, en sorte que toujours Tan des deux serait à sa première année, et Tantreà sa seeonde.
Un de yos collègues pense que IW pourrait partager la totalité du cours en trois parties, et les enseigner en même temps , en destinant à chacune
A l'instrugtior publique. ^67
; portion de chaque leçon, et que le professeur irrait ainsi les achever toutes les trois dans une lée. Les élèTCS qui seraient capables de les suivre tes trois auraient terminé dans un an ; d^autres ins appliqués et moins pénétrans n'en suivraient s deux ou même qu'une , et par conséquent meU ient deux ou trois ans à la même étude. Par là le irs se trouverait recommencer tous les ans pour
nouveaux élèves. Chacun aurait la facilité de n prendre que suivant sa force , et aurait encore possibilité de revoir une seconde fois les parties il aurait mal saisies à la première. Si cet arrannent est possible, il aurait sûrement les plus nds avantages. J^y en vois encore un qui serait s -précieux, jusqu'à ce qu'il y ait des écoles spéles établies pour les professions dépendantes des ences morales et politiques, comme il y en a pluurs pour les professions qui exigent des connais- Mjes physiques et mathématiques ; c'est qu'il resedt au professeur de législation la possibilité de re annuellement , outre le cours général , un cours 'ticulier sur celle des parties de la science qu'il rait le plus approfondie. Ainsi, celui d'une école ait un cours spécial de droit civil; celui d'uue tre école , un cours de philosophie morale ; celui ine troisième, un cours d'économie politique, ou
telle autre partie de la vaste science de la légision. Vraisemblablement , il n'y en aurait aucune i ne fût enseignée quelque part avec un grand reloppement; et celles qui, comme le étroit civil, Irent un plus grand concours d'auditeurs , géraient a 33...
2G8 PIÈGES BELâTITCS
fâiif doote anif i profestéei dans va pl« bue d*éoolet.
Telles Mot, oilojeii, ma idées §mr le suiyre dans renseignement dont tcnu âec Ezoepté dans les points oapîtanx, je Toas prie dr at les pas regarder encore comme des règilesdaBamat puisse s*^rter, mais comme des OTiarils qmt jt crois utiles.
Quant à la manière de me faire oQooaiire Toitxi- ▼aux, celle qui me satisferait dayanti^e, aenit certainement que TOUS m'en?ojrassiez tos cakien lidigés. Mais en attendant que youb piûssîcs liTrer à ce grand trayail, un très-bon mojcn rait de m'enyoyer, au commencement de Vt un programme, et à la Un un aom maire du de chacune de tos leçons. Un de tos oollègnei a rempli ce dernier objet de manière qu'en un a»ei petit nombre de pages , même sans le secours d*aa programme , il m'a mis à portée de juger de la mardie de sou cours , et de connaître avec précision le temps qu^il a employé, les différens moyens dont il s^est servi pour faire travailler ses élèves, et les divers exercices iustruotifs auxquels il les a assujettis. J V>s|>èrc que vous ne me laLiscrez pas ignorer à Tave* uir le succès de vos efforts.
Le Ministre de Flntérieur.
A l'iustbitctiotî publique. 269
5^ DITISION. Pari*» le 5* jour conpWmentaire an 7 de la ■ B^pablique franfaiye , une et indivitUble.