‹ Étemens d'idéologie (volume 3)Chapitre 55 sur 72 · BUREAU · texte numérisé non relu

BUREAU

^ ,,. Le MirUstrô de l' Intérieur,

Ktabiissemens > n y> littéraires. "^^ Professeur de langues ancienne» ■1- -I à V École centrale du département

ieiitemb. 1799.) d

Citoyen, par sa lettre du 20 fructidor an 5, mon rédëoesseor vous invitait à lui enyoyer les cahiers ir lesquels yoas faites yotre cours : cependant, mal« ré le long espace de temps qui sVst écoulé depuis ;tte époque, rien de yotre part n^est parvenu à mon dnistère. Ce silence me met dans l'impossibilité de iger de la méthode que vous ayez adoptée , et de : faire connaître au Conseil dUnstructiou publique ae je consulte sur ces matières. Je vous réitère donc i même demande à ce sujet, et j'espère que cette \\s ce ne sera pas infructueusement.

Vous n'ignorez sûrement pas , citoyen , que les unes gens ne sauraient bien apprendre les principes 'une langue quelconque , si on ne leur donne auirayttnt quelques notions de grammaire générale ; L qu'ils ne peuvent comprendre les règles générales u langage , si l'on ne commence par leur expliquer 3 qui se passe dans leur esprit , lorsqu'ils pensent : qu'ils entreprennent d'exprimer leurs pensées, ette marche est la seule à suivre pour que lei élèves e contractent pas la funeste habitude de se contenir de mots dont ils ne peuvent pénétrer le sens , et

^JO PliOBS ftBLATITBS

poor qat Pétnde d^ime Mole langve m paa un grand nomlire d'aiméM dans va timYiili^ tant et aouyent înfmetiieiiz. Elle eat d§à faim areo anooèi dans plnaieiira éculea oentnlea, atkiw de tooa lei g«na éolairéa ut ^'elle dcfricnne oaiip-

•elle*

DVprèa eaa oonaidératkiia, Tona Tojexy eilojcii qu'il eal nëoeaaaire qne Yotre eonn de langae liliv on graoqne aoit prâ)ëdé d*an traité d^idéolope d d*nn de grammaire générale. Cea denx BokatmM doivent paa , aana doute, j être traitéea dana ongnai détail, puisque dana un âge plna aTanoélaa élifH en fiaroat une étude plna approfondie , qaani ii anivront le eouv du Proieaaenr de gnnunaire gWralei maiaeneore &ut-il quHla en aient les éUsiMM} puisque o^est là la yéritable introduotioii à l'étaii das langues.

Je Tooa prie dono de rédiger eea leçons , soit 4 prenant pour guides Condillae, DumanaU^v^^ autre grammairien métaphysicien, aoit enyoosooacertant avec le Professeur de grammaire génénk, aoit en ne suivant que vos propres lumièrea. Ceitli partie de votre cours que je désire le plus de ooanattre, parce que je la regarde comme la plm ûiportante , et comme celle qui jusqu'à préaent a été la moins bien traitée dans les écoles. Si , soit potr ces préliminaires, aoit pour Tenaeignement particalier de la langue grecque ou latine, voua auives os ouvrage imprimé , français ou étranger , il auifira de l'indiquer.

Je suis entré dana ces détails , afin que vouscoe-

A L INSTRUCTION PUBLIQUE. 7,'Jl

laissiez bien oe que j'attends de vous. Je suis per- ^tadé , citoyen, que votre zèle pour le perfectionnei&ent de l'enseignement tous portera à ne plus diffé- "^er de remplir mes ynes à cet égard.

Salut et fraternité.

5® DIVISION. Parii ) le 5* jour compl^aivDtaira an 7 de la

- Bépublique franeaige , une et indivisible.

4<^ BURBAI}.

j^tablissenens Le Ministre de VlniéHeur, littéraires.

m -n \iiî Prrfcîfntrdr Grammaire gêné'-

[Septemb. 1799*) raie à V Ecole centrale d

Citoyen , par sa lettre du ao fructidor an 5 , mou prédécesseur tous invitait à lui envoyer les cahiers sur lesquels vous faites votre cours : cependant , mal* gré le long espace de temps qui s'est écoulé depuis cette époque , rien sur ce sujet n'est parvenu de votre part à mon ministère. Ce silence me met dans l'im> possibilité de juger de la méthode que vous avez adoptée. Je vous réitère donc la même demande , et j'espère que cette fois oe ne sera pas infructueusement.

Ne sachant pas comment vous envisagez l'ensemble de votre cours , je vous ferai ici quelques observations que je crois utiles , parce que je m'aperçois que plusieurs professeurs de grammaire générale n'ont pas vu toute l'étendue de l'enseignement dont ils sont chargés : ils se croient bornés à la grammaire.

279 PI1CS8 ABLATITSS

et •'ettàtort. Le noan de gnanmeire gteMe doué' à le eheire que ▼oosoeeupes, ne doit pai &iîreîDe- •km. On ne ponfàit, aene donte, en ohonir wi|bt eonTcnelde , per beeiMonp de nôaoni ; mais y <pal|M pféflSralile à tout autre, il a l^ineonrénient de i^aprimer qn^en partie ce que tous deres enadgiier : car Toire ocmn doit comprendre VidMogie, lagyoajnosrv gémérole, U g t amma i rw fra nça i iê et U li-

En effet , Citoyen , dana Penaernble de rttiioatÎBB) TOtre eonrs doit être le com^dment et le oonronatment daa cours de langues anoîennra, etTintradaetion ans cours de bellet4ettres , dliistdare et deygb* lation. Or, tous n*ignofes pas que dana le noweit système d'instruction , anqud préside ezclusifaMitf la métbode qui consiste à allar toujoun du eomaà rinoonnuy les pnftssenrs de langues anciennes d» Tcnt, avant d^cntrer en matière^ &ire obeerrer aai enfans comment, depuis leur naissance, Ua ont appris le peu qu'ils savent; leur faire remarquer ce qu'ib font quand ils pensent et quand ils parlent; o'esi-à-dire leur dooner les faibles, notions dMdéologie et de la grammaire générale qui sont à la portée de cet âge, et qui sont nécessaires pour bien comprendre les règles d'une langue quelconque, et pour en abréger Tétude,

Par la même raison , yotre cours Tenant après celai de langues anciennes, yous devez d'abord profiter des connaissances acquises par les élèves dans cet intervalle, pour leur donner des leçons plus approfimdies sur l'idéologie et la grammaire généimle; car

A l'instruction publique. a^S

3'est là l'époque où ils doivent apprendre réellement ?es deux sciences. Ensuite , il faut appliquer ces Donnaissanoes à la grammaire française , puisqu'elle est le premier pas dans Pétude des belles-lettres ; et enfin, il faut en tirer les règles de Part de raisonner, puisque c'est là le 61 conducteur qui doit aider les jeunes gens à apprécier les hommes et les choses , les faits et les institutions , dans les cours d'histoire et de législation , et les guider pendant le reste de lenr vie.

Je n'ai pas besoin de tous dire que par l'art de raisonner, je n'entends pas la vaine recherche de toutes les différentes formes du raisonnement, mais l'étude solide de ce qui constitue la certitude de nos connaissances , et la vérité de nos propositions , et la justesse de nos déductions; en un mot , le fond du raisonnement. Pour la première , il suffirait de rajeunir presque sans choix d'anciennes doctrines; mais la seconde ne peut être basée que sur l'examen attentif de nos facultés intellectuelles, et de l'effet que produisent sur elle la fréquente répétition des mêmes opérations , et l'usage continuel des signes avec lesquels nous combinons et coiftmuniquons nos idées. Voilà pourquoi cette étude est le complément naturel de votre cours.

Il doit donc, comme je l'ai dit, être composé de quatre parties , toutes essentielles ; je vous engage de nouveau à vous occuper de les rédiger. Il est à désirer qu'elles soient distinctes et séparées l'une de l'autre, 1° parce que si pour l'une d'elles vous étiez pleinement satis&it d'un ouvrage imprimé quel-

^74 PlàCES ftlLATITKS

«ooq^, français ou étranger, et ei Tom tcmis détenniniei à le iniTTe) il toffinit de me FindiiiiHr} 9»ilpeataiTtYerqiieriinede ees partiee MÎtnitBi traitée dam vn ooura, ei rentre dans vn antn; et par le snite on pourrait rénnir les meiUenny et fan jonir le publie d^nnoornigt oonaplet dans ee pan] aTsntage préeieox qui noos manque jasqa*àpréMt. Telles sont, oitoyen, les réfleaûons qne jelÊfieà fvs méditations. Xe suis entré dans œs détdls,io* que Tons eonnaissiem liien œ que j^attends di hhh; Xe sois persuadé que Totre sMe pour le perfeelMBnenaent de IVnsrignemwrt tous p oi te ie à ne |Ih différer de remplir mes TUfls à œt égard.

Saint et Fratomitéb

5» nmSUL ï*«. W «• ÎT'

4*ainaAV.

ÉuUisMBcns ^ BDnistre de rLniétieur,

littcnires. . ,

^ -M, AmFrrfetMeurd^mstomdÊfÉcâÊ

(Septonk 1799.) cenimU dm dipartemtmmt d

Qtoyen, mon prédécesseur, par ses lettres eiieulaires du ao fructidor an 5 et du 17 Tcndémiaiie an 7, TOUS engB|*eait à lui fiire connaître U manhe et rétat du ooun dont tous êtes chargé , et à lai cnTojer le copie de tos calàcrs. H est Tisible que k but ultérieur de ces deux demandes était de pertenîràperfiMtionnerle méthode de renseignement, et

A l'instruction publique. 275

à se procurer un bon liyre élémentaire qui pût lui Beryir de base et de guide.

Cependant, par le compte que je me suis fait rendre des correspondances , je vois que tous n'ayez eu aucun égard à cette invitation. Il est impossible que TOUS n'en ayez pas senti l'importance : je suis Jonc forcé d'en, conclure que peut-être vous ne yous êtes pas cru assez certain d'ayoir une idée exacte de la nature , de l'étendue et de l'objet du cours qui vous est confié. Je suis d'autant plus porté à le croire, que la loi du 3 brumaire an 4 n'entre dans aucun détail à cet égard. Aussi , parmi ceux de yos ocA.lègues qui ont répondu aux circulaires ministérielles , je remarque une grande variété dans la manière dont ils envisagent et traitent leur sujet.

Le gouvernement aurait pu sans doute prévenir ces incertitudes , en donnant aux professeurs des instructions circonstanciées; mais il a désiré, auparavant, recueillir les fruits de l'expérience; il a ?oulu donner une première impulsion à la nouvelle instràotion publique, avant de songer à la régulariser. On ne peut qu'applaudir à cette sage réserve ; oepeadant il est temps de commencer à se fixer. Je rais donc, d'après des vues générales qui m'ont été présentées par des bommes éclairés à qui j'ai donné ma confiance , yous tracer le plan qui me parait le meilleur à suivre , ou plutôt je vais vous transmettre leurs observations.

Votre cours , destiné , ainsi que tous ceux des Sodés centrales , à conduire les jeunes gens depuis la fin de l'instruction du premier âge jusqu'au mo-

276 PIECES BELATIYBS

ment où iU ge livrent à l'étude partioolière ée U profession qu'ils yeulent embrasser, ne doit infamer que oe qui est néoesuireà la généralité dciii' toyens qui ont le loisir de se doDner une édiMân soignée.

Ses principaux avantages seront , i» de domierà vos élèves une connaissanoe générale des éwénumm qui se sont successivement passés ohes tous les pet* pies qui ont mérité des historiens ; de maniàre qiC| dans ce genre, rien ne leur soit absolument éM> ger, et ne les arrête dans le oours de leurs étudeict de leurs lectures ;

3<>De leur faire observer la marche de l'esprit bi* main dans les difiérens temps et les dUfifércns lieu; les causes de ses progrès , de ses éoarts , de sesrétao* gradations momentanées dans les sciences, dsnslcs arts , dans Porganisation sociale, et la relation ooaitante du bonheur des hommes avec le nombre et surtout la justesse de leurs idées;

3» De les rendre capables de pousser plus lois leurs recherches , s'ils en ont le désir et le besoiii.

Vos leçons doivent donc présenter un tableau som* maire de Thistoire universelle , accompagné de Tindioaiion des sources où Ton peut puiser des ooaniissanoes plus approfondies sur chacune de ses psrties , et de bons conseils sur la manière de se servir de ces auteurs et de les apprécier.

Certainement rien n'est plus propre qu'une }«reille étude à rendre Fesprit juste et étendu : cependant elle a un grand danger, tiré du fond mémeda sujet. L'histoire , devant parler de tout , il faudrait

A l'instruction publique. 277

avoir la soienoe.uniyef8elle pour la traiter dignement; aussi , n^y a4-il aucun historien , même parmi les plus eçtim^ , qui ne soit ou superficiel ou erroné à regard de quelques parties des connaissances humaines, et cela ne peut être autrement; car quand même l'historien serait à tous égards Pégal des hommes les plus éclairés de son temps, il est impossible qu'il n'ait pas beaucoup d'opinions qui seront reconnues fausses après lui , et qu'il soit au niyeau des lumières des générations qui le suivront. C'est une observation que nous fournissent à tout moment, et d''u|ie manière frappante, les plus grands hommes de l'antiquité , quand ils parlent des sciences mathématiques , physiques et naturelles , très-imparfaites alors , et de nos jours si perfectionnées. Ces erreurs, que les progrès de l'esprit humain ont rendues faciles à remarquer, ne sont pas très-dangereuses ; mais il n'en est pas de même de celles qui ont Irait à la métaphysique, à la morale , à l'art social et à l'économie politique. Ces sciences , les plus nécessaires de toutes à qui veut observer et juger les actions des hommes en société , n'ont point encore d'élémens bien fixes : la métaphysique , qui leur sert de base , ne fait que sortir du chaos ; et à peine est-il généralement reconnu qu'elle ne doit consister que dans l'examen de nos facultés intellectuelles. L'histoire, sous ce rapport , pourrait donc servir plutôt à perpétuer d'anoiens préjugés qu'à faire découviir les vrais principes. Ceux-ci se trouvent plus par la méditation que par l'exemple, l'en ooDolus que votre cours doit être précédé

278 riBCBS BBLATIVS8

dof ooun de grammaire généffele et /ie légialrtMi» ftfin q«e leg Jeunet gène n^arrireot que Imb y i i ■If à «ne étude tfèe-nécesaûre eane doute, wm qaipcNumitiiaiaémetttleeégerer. .

Quelle reeommendahie que eoil Pëtade de IW foire greeqne et rofflaine, eoît per lee ezeelleM ■•dèlea que lei hietorieiie de oee deux netiam non arit leiâeée ,eott per le grand progrès qn'ellee «faiflntfiit dana plnaienn branohei de nos owrmaïaaimBei ,. é par l'éclat qui en rejaillit anr ellee, il ne frntpi eependant ae borner à oette étude an point dené^ ger oelle dea nationa oriantalca. Ceat obe» ellea , èh poia qu'on a'eat appliqué k lea miens eoanaltn) qu'on a déoourert aTeo aurpriae PorigÎDe de la |hpart dea Téritéa et dea errenn qui , deaCkveaatdn Bomaina, ont paaaé jnacp^ noua; et pent-étre| trouTerait-on le beroeau de toutea lea auparsUtioM.

Quant à l'étendue de Totra ooura, folMerTe ^ dans Tannée aoolaire , déduction fidte dea congés A des vacances y il 7 a enriron deux cent quarante joon d'études ; et lorsque je considère et le petit nombre d'années que les jeunes gens peuvent paaaer aoz écoles oentralea , et le grand nombre de oonnaiaaanoes diverses qu'ils doivent y acquérir, je penae que votn cours tout entier ne doit pas excéder oe nombre de deux cent quarante leçons , aoit que voua lea donnies toules dans une seule année, soit que, n'ayant lien que tous les deux jours , elles occupent l'étendue de deux années ; ce que je crois préférable par lea raisons que je dirai ci-après. Vous trouven» aana doute, Citoyen , cet eapaœ bien reaperré pour un ai vaste

A l'iwstritction publique. 2^9

ujet ; cependant , je tous exhorte à vous y renferaer, en vous faisant observer que oe oonrs , qui ne bit être suîyi par les jeunes gens qu'à la fin de leur ^our aux éeôles centrales , ne doit pas comprendre es notions préliminaires de la géographie et de la hroQcrfogie.

Ces notions , celles de la géographie surtout , sont •resque uniquement du ressort de la mémoire , et ont très-convenables à la première enfance. Celles e la géographie physique, etrâe la mesure du temps ni en dérive , c^est-à-dire une connaissance supericielle du système planétaire et de la structure de » terre , sont les préliminaires nécessaires du cours 'histoire naturelle , que la loi place , avec raison , es rentrée aux écoles centrales. Un aperçu de la éographie politique n'est pas moins indispensable u commencement de toute étude , sous peine de ne imais savoir où placer ni les hommes ni les choses ont on entendra parler dans la suite des différens ours : il est donc clair que la loi, qui n'a pas parlé e la géographie , n'a pas entendu la comprendre dans 5 cours d'histoire proprement dit, mais a supposé [ue la géographie physique était comprise dans le ours d'histoire naturelle, et que la géographie poitique serait enseignée par le professeur de langues nciennes , en même temps que les premiers élémens .u latin ; ou par le bibliothécaire de l'école , comme e sais que c'était le projet de la dernière commision d'instruction publique du Conseil des Cinq- ^ents ; ou qu'enfin elle serait l'objet d'un petit cours pécial que le professeur d'histoire ferait aux enfans

28o PIÈGES RELATIVES

poar les disposer , dès leur anirëe , aux leçons ({ii*il leur donnera par la suite. Cette étude est bicB, n Ton yeut, le préliminaire de Totre oours; maisfUe doit en être absolument détachée , et précéder de flisieurs années vos leçons.

Je TOUS exhorte donc , Citoyen , à tous donner edte peine en frveur de IVnfanoe , ou à tous arranger ateo Tos collègues pour que cet objet soit rempli ; ou mte à faire donner cette leçon par quelqu'un de tos élèfei d'un âge plus ayancé, pour qui cette mission senit un exercice utile dans Part d'enseigner. Quand llaitruction primaire sera plus forte et plus suivie, il est bien Traisemblable qu'elle aura toujours atlôit ce but d'aTance , et qu'elle vous débarrassera de ot soin.

En attendant, d'après cet arrangement, nécessaire} comme tous voyez, sous beaucoup de rapports, je crois que deux cent quarante leçons pourront suffire pour le cours d'histoire; et si je désire qu'elles occapent respacc de deux ans , ce n'est pas pour que vous ayez de la marge pour en augmenter le nombre , mais pour qu'il reste à vos élèves plus de temps pour tn* Tailler, et à vous la possibilité, si tous en aTieile zèle, de donner des leçons spéciales, sur quelques parties de la science que vous affectionnez daTantage. Par là, indépendamment de votre cours principal, TOUS vous trouveriez, d'un côté, avoir suppléé à la faiblesse de l'instruction primaire, et, de l'autre, avoir remédié en partie au manque actuel d'écoles spéciales pour les sciences morales et politiques; ce serait avoir acquis un triple droit à la reconnaissance

A l'instruction publique. 281

publique : mais si oe surcroît de travail était au-dessus de yos forces , surtout dans les commencemens , il &ndrait d'alxKrd tous attacher à mettre en pleine marche le cours d'histoire universelle.

Tous désirex sûrement, citoyen, que je vous indique quelques livres élémentaires propres à vous servir de guides dans cette immense carrière : o^est la demande unanime de tous vos collègues qui m'ont écrit. Quel que soit le mérite de plusieurs ouvrages historiques que nous possédons, personne n'est complètement satisfait d'aucun d'eux. Les meilleurs sont bien exempts des préjugés les plus grossiers; mais on remarque encore une foule d'erreurs et de négligences qui font peine aux lecteurs instruits. C'est l'effet du progrès de l'esprit philosophique , et de l'avancement rapide des sciences morales et politiques dans ces derniers temps; c'est aussi une preuve de la justesse des réflexions que nous avons faites sur la manière dont l'histoire a été traitée : mais c'est encore plus un gage certain que nous ne tarderons pas à voir éclore des élémens d'histoire vraiment philosophiques et au niveau de l'état actuel des connaissances. Je ne doute pas que nous ne devions ce précieux ouvrage à la peine que vous, ou quelqu'un de vos collègues, prendrez de rédiger avec soin les cahiers de votre cours.

En attendant le succès de ces travaux , je pense que le meilleur ouvrage que nous ayons , comn* *: livre élémentaire , c'est l'histoire générale de Millot, £llle a été composée pour une chaire fondée dans un temps très-éclairé, d'après les vues d'hommes très-

a8a >iIge8 ablatitss

hMbflet éÊaoÈ feiifoignnn Art , et dont hi'

•e rapprochaient besnoonp de toellet dei'i — ^^^h. m.

dsiioe éooles. LepUnm'enpaiimfttrte-ta.Eil^V*'^

des matières offre un réadmé eomniode, slfiM^V*^

soin ; et les préfaces proaTcnt qne FaulevifA'

idées nettes dn bat que doit atteindre

toîre. Enfin je regarde cet éeiÎTaîn ooakme «i j^|^lll1

très-ntile, et en général asses sAr, malgré

cîroonspeotMMi à laquelle il s'est eondamaéi

lorsque parle des lÙta les pins réocns.

Ycras pourrez sans' doute tirer aussi liinlWlflM^** seoonn des ezoellens morceaux de ~ ^

progrès des lumières et leur état dans les dWi temps et les difféiens pajs^ de l'ouTrage de 9//^ sur Torigine des soienoes et beaux-arts; de éidk Dupm sur la source et la liaison de tootito !■# p e rs tit î o B S} de ceux de Chattelttx et de Af^iririi sur le bonheur des sociétés polîtiquesi du ptédHk essai de Voltaire, qui, le premier, ehes noaiyi ooDsidéré Phistoire sous un point de yue philosQ|lî^ que ; et de beaucoup d'autres ouyrages qui tous 19^ connus , ou que je pourrai peut-être yaoB indiqMi par la suite : mais ce qui me fait insister sur eeUâéi Milloi, c'est la fcmne élémentaire et appropriées! but que nous nous proposons ; par là il peut fosi épargner, et à vos élèyes, la plus grande partûdt pénible et infructueux travail des diotées.

Je finis , Citoyen , en tous priant de m'enyoyeri as commencement de l'année , un programme raisom^ de ce que tous comptez enseigner ; et àla fin du eomS} un sommaire des leçons que tous aurez données , avec

A L'iNSTRUCTlOlf PUBLIQUE. a83

qoes détails sur les moyens d'instmotiao que . aorez employés, snr le nombre, la finee et les es de Tos élères. Je sois persaadé qaejen'anni applaudir à tos trsTaux.

Le Ministre de Tlntérienr.

DIVISION. y»"* * ^ irexIABkifv n 8 ile b R/p«-

.... bKqM InaçaÎM , hm et iWit iaUe.

* BUBBAU.

blÎMemens ^ Mimâtre de VhUiriewr^

Itéraires.

^ -^^ 1^" Conseil d'admimstration de Vi-

olive 1799>) cole centrale du département d

itoyens, chacune des quatre lettres d-jotntes a dressée dans le temps à celui des professeurs de e éoole qu'elle regarde particulièrement. Ceux le qui m'avaient déjà fkit connaître leurs tra- L y en ont reçu des copies , afin qu'ils sachent les sont mes vues et celles du conseil d'instmo* publique sur le cours dont ib sont chargés. Néan- 18 je crois devoir yous les envoyer aujourdliui, r qu'elles soient déposées au secrétariat de votre e , et que ceux qu'elles n'intéressent qu'indireote- .t y puissent y en prendre connaissance. J'en userai néme à l'avenir pour toutes celles qui , renferit des dispositions relatives à un cours parlicu- , traiteront de ses relations avec les autres bran- I de l'enseignecftenl. Ce n'est que de la liaison et liarmonie entre les différentes parties de Tinstlion y que peut résulter l'heureux succès de l'en-

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