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I^ gouvernement, d'après le vœu des administrés et l'ayis des administrations , pourra créer près dei écoles centrales actuellement existantes , des chiii*' destinées à approfondir quelques parties des soiflM** quand le besoin s'en fera sentir.
A L'lIfSTBUGTI05 PUBLIQUE. 3oQ
ourd^hvi que le gouyernement a toute la oondu Corpi législatif, il ne parât t pas à craindre ^dernier article éprouve d^opposition , surtout fait attention que chaque départemeni payant is de son étjole centrale sur les sous additione ses contributions , les contribuables seraient e £iit très en droit de se donner eux-mêmes ifesseurs qu^ls désirent , et que ce n^est guère )Ufl le rapport de police générale qu'ils ont beoar cela d'une autorisation spéciale du gounent. Cependant si l'on craignait que cette ition soujOTrit des diiEcultés, on pourrait la resxe à la création d'une seconde chaire de lananciennes: mais pour celle-là elle est d'une dté urgente comme on Ta déjà dit et comme on ra encore mieux quand il sera question du plan les.
te loi une fois obtenue , il n'y a plus rien qui ! arrêter le ministre dans sa marche. Le succès oies centrales, et par suite de tout le reste de uction publique, est absolument dans sa main dépend que de quelques mesures dont on ya ler les principales.
Conseil pense que la première chose à faire est pUn d'étnoer un plan d'études, Cest Tobjet sur lequel ^^'' rté ses plus mûres ré£kxions , et c'est aussi de oup le plus essentiel de tous ; car sans un ordre t et constant dans les éludes, les meilleures otions ne peuvent produire aucun fruit. La pondance tout entière fait foi que faute d'un nent à cet égard les élèves ne suiyant que leurs
3o8 PIÈCES RELATIVES
proposition que leCoor jhsoUmcnlVofdteilcs aokteuir du Coiueil .^nt que leurs préjuges oes obsUcles. Il par jéeïà éUnî-ncnt souveull'
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A l'instruction publique. 3ii
1 à tomber dans un pins grand. Bfaia le Gnscil flalte que dès le premier coup d'ooil le ministre laveim que œ plan, en s^écarlant de Fanoienne Aline, est bien oouforme à la yraie marche de Tesît humain et fayorable au déTcloppement de la îsan } qu^il est propre à réparer le manque d'éda« tion première , malheur qui se fait sentir trèsnénlement en France dans ce moment ; qu^en Ime temps il se prête avec facilité aux progrès des hres mieux préparés qui peuvent commencer ce nn d^études au degré où ils sont en état d^en pro- Icr; que les diverses études sont heureusement enemélées et se prêtent un mutuel appui, sans que nae exclue Pautre ; que les sciences morales et nUtiqnes si nécessaires à des citoyens, et si codsimment oubliées dans nos écoles y occupent une lace conyeiiable ; et qu^enfin , soit que le jeune omme se destine à la carrière des lettres et de l'é- ■dltion , ou aux arts dépendans des sciences phyiipies, ou aux fonctions publiques, il arrive bien réparé au moment d'entrer aux écoles spéciales où Idoit se perfectionner, et n^est point obligé pour cela l'ibandonner les branches de connaissances qui ne but pas son objet principal. Si de plus grands détails îUient jugés nécessaires, ce serait Tobjet d'un méioîre que le G)nseil s'empresserait de présenter an iinistre. Dans ce moment il ne se propose que de ti fiiire connaître ses travaux et ses vues *. Si ce plan d'études éUit adopté , il faudrait l'en- , Instroctic
* i j joindre.
> Voyes i la fin du présent rapporl ce plan d'études et tes
Ccesioires.
3lO PIÈGES RELATIVES
caprices interrertissent absolument l'ordre des idées ; que les parens n'écoutant que leurs préjugés ou leur empressement irréfléchi éloignent souvent leurs enfans des connaissances les plus nécessaires, ou Tealentqu'ils se livrent tout de suite à des études qui en exigeraient d'antérieures qu'ils leur font négliger; et qu^enfin il arrive que des professeurs même, méoonnabsant la différence qu'il doit y avoir entre une école pour des enfans et un lycée pour des homnei faits, ne songent qu'à faire une belle leçon uas s'embarrasser si c'est celle qui convient à leurs auditeurs et s'ils en tireront le mcnndre profit. U n'y a pas un conseil d^école centrale qui n'ait senti ces inconvéniens et qui ne se soit efforcé d'y remédier: mais la loi du 3 brumaire est là pour les en empêcher, et tous réclament l'intervention du goayeiiifrment pour les en délivrer. On ne fera pas ici on long exposé de l'ordre des études qui a été jugé le molleur, ni des motifs qui Tout déterminé. Le G)nseil a préféré de présenter son plan sous la forme d'an tableau, parce que c'est de cette manière que les difficultés du sujet frappent le plus vivement et que ron peut voir tout de suite comment elles sont résolues : on trouvera au - dessus de oe tableau un sommaire des principales conditions qu'il fallait remplir, et au* dessous en forme dénotes, un aperça des effets qui en résultent et de l'étendue de chacun des cours. Sans doute il faudrait plus de développement pour bien motiver toutes les parties d'an sujet qui demande tant de ménagemcns divers et où l'on est continuellement exposé par la crainte d^un
A l'instruction publique. 3ii
anal à tomber dans un plus grand. Mais le Gmseil ae fialte que dès le premier coup d'œil le ministre troayera que œ plan, en s^éoartant de l'anoienne nmtioe , est bien conforme à la vraie marche de l'esprit humain et favorable au développement de la laison } qu'il est propre à réparer le manque d'édu* «ation première , malheur qui se fait sentir trèsgénéralement en France dans ce moment ; qu'en même temps il se prête avec Cacilité aux progrès des âèves mieux préparés qui peuvent commencer ce ooiirs d'études au degré où ils sont en état d'en profiter ; que les diverses études sont heureusement entremêlées et se prêtent un mutuel appui, sans que Pone exclue l'autre ; que les sciences morales et politiques si nécessaires à des citoyens, et si constamment oubliées dans nos écoles y occupent une place convenable ; et qu'enfin , soit que le jeune homme se destine à la carrière des lettres et de l'érudition y ou aux arts dépendans des sciences physiques, ou aux fonctions publiques, il arrive bien préparé an moment d'entrer aux écoles spéciales où il doit se perfectionner, et n'est point obligé pour cela d'abandonner les branches de connaissances qui ne font pas son objet principal. Si de plus grands détails étaient jugés nécessaires, ce serait l'objet d'un mémoire que le G)nseil s'empresserait de présenter au ministre. Dans ce moment il ne se propose que de loi faire connaître ses travaux et aes vues ^.
Si œ plan d'études était adopté , il faudrait l'en- instrnctioi
à j joindre.
> Voyes i la fin du présent rapport ce plan d'ëtudes et tel
•eceitoirei.
3ll VI&CES mELATIVEâ
TOjer de boime Iimrv aux différentes éooki pmtt qmt les profcssears aient le temps de se préptrar à j oonfbrmer lears leçons de Tan 9. Mais il sénat aé* eessaire d^y joindre vne iostmotion qni déteraûsàt sTeo plas de détails la natare , Foibîet et rétendoede efaaqne eonrs. Cest à la yérité oe qne le Conseil a êàj/k €ût en partie par les oirenlaîres qnHl a eag^é les préoédens ministres à écrire aux profioBsean de Isngnes aneicnnes , de grammaire générale , de lépt* lation et dliistaîre , et la oorrespondanoe praeve qu'elles ont eavsé beaocoap de satisfaction à etai qui les ont rcçaes, qu'elles ont OKoité leur leemnaîf****** et qn'dles ont déjà en nne henieaie ifr* flocnoesor les leçons de l'an 8, quoique les obftadef opp o s és par la loi du 3 brumaire et le manque d*SB plan général aient empêché de donner à oes eiiealaîm tonte l'utilité dont elles étaient ansceptibles. CorretpoB- Quelque utiles que fussent ce plan et eette iu- "^' truciion , ils ne dispenseraient cependant pu de
sarreiller encore au moÎDS pendant quelques anaéei la marche des cours. Plusieurs sont absolument mm* yeaux dans les écoles françaises ; les antres doÎTeal au moins prendre une nouyelle direction : tous doivent se rapporter les uns aux autres et conooaiir yers un centre commun. On ne doit pas espérer qae tous les professeurs atteindront d^abord ce but déprogramme siré : il faut donc continuer à exiger d'eux , au oov-
^mm'lî" de mcDc^^cQ^ ^^ ohaquc année , un programme de œ
^9on«. qu^ils comptent enseigner, et à la 6n de l'année is
sommaire des leçons qu^ils auront données : c'est le
moyen de s'assurer de leur yigilance et d'exciter leur
A l'iustruction publique. 3i3
îmulatioB ; il faut correspondre aveo eux sar ces ibjets. Il faut de plus, vu le manque absolu de bons iyres élémentaires dans bien des genres , exciter les cshierfi eo irofesseurs à rédiger des cahiers complets , et il se- P^*^*' *ait très-bon de les y encourager en promettant des récompenses à ceux qui auraient produit des ouirrages . dignes de servir de modèles et de guides à leurs confrères. U ne serait pas moins nécessaire et par les mêmes raisons de continuer à examiner les lifférens livres tant anciens que nouveaux qui sont lestinés aux écoles et qui y sont déjà en usage, (fin de recommander aux professeurs ceux qui peuvent être utiles et de les prévenir contre les autres. [Jn des principaux moyens de succès est de conserver une correspondance active avec les écoles oenrales.
Un grand avantage de cette correspondance serait cliairesRp ncore de faire connaître les circonstances locales j^* ^'^^^|^°^ [ui peuvent nécessiter la création de quelques chaires ^colea cei iestiuées à approfondir certaines parties des sciences. *'' 'ar exemple , le professeur de législation , ainsi que DUS les autres des écoles centrales (et il ne faut jaaais perdre de vue ce principe)', est destiné, non )as à épuiser telle partie de son sujet, mais à donner i ses élèves les connaissances fondamentales que lait posséder tout homme bien élevé , quel que soit on état dans la société. Il doit donc enseigner les >rincipes de la morale privée et publique, et ceux te Forganisation et de Péconomie sociale, qui sont feéoessaires à tout citoyen pour connaître aea droits it ses devoirs , et les intérêts de sa patrie.
3l4 riXGES «XLATIVBS
Gtpoidjnit , d^fiis 1m gnmdat < ooap de jawMi giai m dettinoit au lMif«m,3 tfrÎTe ipw Im élèrwy «t svrtMit les paraai, ihijMft ea Toe qm^mM alilité piooliMiie , tommk \m (Nfci- ■emrt de légiilatioeàBe leur feeignef q«e lîj<Mpmdoâoe. De même , danf dei eités oà il y a iMMMif d'étadûniem médeeine, ils foodnieiit sovfmftilie le professeur d'histoim naturelle et de eUùmt éi l*éoole oenUale se réduisit à ue leur fiire qu'au eimt très-élendu de bottmqae. Dtae de tdUee ei nwm l m ces, le Conseil oroît qu'il fiint yeiller très-soigBm»ment à ce qu'on ne s'éearte pas du but delHulilstîon ; mais qu'il serait très à propos d'ajouter à Vété$ centrale de ces Tilles une chaire spéciale de droit m de botanique, et il pense que c'est ainsi qn'sa pm d'années , tontes les parties des sciences se tiwfsraient enseîgnéfw dans différons endroits de laiéfe> blique, d'une manièiu tràs-ëtendne et t i ès ap pw fondie. Ce mojen peu dispendieux remplaceni pour le moment , etayeo avantage, ces projets pré* matures d^éooies spéciales ou de lycées, qui effraieront toujours par leur énorme dépense, qui n'aorost de long-temps leur exécution, et qui ne poumM jamais être aussi utiles. Car les leçons n'ont de soo* ces que là où elles sont désirées, et après que le besoin s^en est fait sentir d'une manière non équi?oqse, parce que là seulement on trouye des hommes ca> jiables de les donner, et d'autres disposés à les recevoir. C*est pour remplir ce but que le gouyememeat doit être autorisé par la loi à créer quelques ncayd' les chaires dans les écoles centrales actuellemeflit
A l'instruction publique. 3i5
istantes , quand elles sont généralement désirées.
Le Conseil , en désirant vivement la conservation . P'''" '
' , c»Ic, pour
toutes les grandes écoles spéciales actuellement sciences n istantes , ne proposera donc point d'en établir de "^^' *^ P uyelles. Il y a cependant une exception à faire à principe ; les sciences morales et politiques sont a avancées. Il est indispensable de former des mmes capables de les enseigner. Il est à désirer e bientôt personne ne puisse parvenir aux places linentes de la république sans en avoir fait une ide approfondie. On croit donc qu'il serait' utile 'elles eussent à Paris une école supérieure, qui t à peu près pour elles ce qu'est l'école polytecbnile pour les sciences physiques et mathématiques. ais cela même pourrait s'exécuter sans de grands lis. Il suffirait peut-être d'apporter quelques léres modifications à l'existence du coUégede France, d'y ajouter un petit nombre de chaires. Ce serait la sagesse du gouvernement à décider quels exaens seraient nécessaires pour être admis à cette oie , quels examens on devrait subir en en sortant ur être habile à remplir certaines fonctions , et à ter de quelle époque ces examens devraient comencer à être exigés. Si le ministre goûtait ce projet , . pourrait s'occuper des détails de son exécution. En attendant , vu que l'étude des sciences moles et politiques est absolument nécessaire pour rmer de bons citoyens , et que cependant elle est trêmement négligée, parce qu'elle est repoussée r tous les préjugés, et qu'elle n'est exigée pour
rvenir à aucun des états utiles de la société ; le 2 27. .V
3l8 PIÈCES REL. A l'iKST. PUBLIQUE.^;
pète que, par oe petit nombre de moyens d'aMjj cation facile, il est assuré que Pinstruction.; que prendra, dès Pan 9, aii> essor qui fera la de votre ministère, le bonheur des citoyens, peut le dire, la prospérité de Tétat; car c^estsi des progrès et de la diffusion des lumières, gouyemement doit attendre sa stabilité.
Pour copie conforme, Signé GAMPENOl
»iit le même nombre de leçons que le précédent.
iégislation et de Mathématiques appliquées n^auront jamais [^Professeurs d'HistoÎTe naturelle et d^Histoire n'en auront deux
lémentairc; cVst-à-dire soixante jours dans l'année. Voyez
an ; mais le Professeur de Belles-Lettres n'ayant que ce cours ,
1rs , ce qui produira le nombre de deux cent quarante leçons ,
plusieurs autres , durait deux ans , à une leçon tous les deux
telles-Lettres doit être fait par le Professeur de Grammaire ips le cours supérieur de cette science et la Philosophie de la
m tous les jours , cela ne ferait encore , avec le ooars élémen- ■) y que deux classes par jour pour le Professeur. )lacer ce second cours de Belles-Lettres avant le premier; mais [e que Ton doit y apprendre à se rendre compte en philosophe de Belles -Lettres aura exposés en littérateur, et qu'il faut :n raisonner.