I9TE0DUCTI
que lotHiiéme , en ce bcdm qa^on pe«t aÎBcr ndeiix moarir en emportant Pespénoice de loi oonaerrer 1a vie , que TÎne en aonffnnt la douleur de le pef^ dre; nuis Paimer exactement ooonne soi et autrement que relatiTement à aoî , encore vne feis odt est impossible ; il fendrait ponr cela Tivre de sa yie comme de la nâtre (i). Cela n*a potnf de sens poar des êtres constitaés comme noos le sommes : cela est contraire à FœuTre de notre onéatian , de quelque manière qu'elle ait été opérée.
Je suis bien éloigné de dire les mêmes choses de cet autre précepte , que l'on regarde comme presque synonyme du premier : Aimezrvous les mu les au- 1res , et la loi est accomplie. Celui-là est Traiment admirable , ponr la forme comme ponr le fond ; il est aussi conforme à notre nature que l'antre y est contrKÎre , et il énonce parfaitement une rérité trèsprofonde. Effectivement, les sentimens bienveillins étant pour nous , sous tous les rapports imaginables , la source de tous les biens de tous genres , et le moyen universel de diminuer tous nos maux et d*y remédier autant que possible , tant que nous les entretenons entre nous , la grande loi de notre bonheur est accomplie autant qu'elle peut Têtre.
On accusera peut-être de futilité cette distinction que j'établis entre deux maximes auxquelles on at-
U) C'en en coniéqaence du «entiment^eonfiu 'de cette vérité , que Ton n'a point imaginé d'expression plos tendre que d^pp^ 1er quelqu'un mon ccBur , ma rie', mon ame ; c'est eonat il on l'appelait moi. Il 7 a toujours quelque chose d'hyperboUfM dans ces locutions.
PARAGRAPHE II. ai
Ibne communément à peu près le même sens. On ira tort : il est si différent de présenter aux bornes, comme règle de leur conduite, nn principe néral pris dans lenr nature intime , ou nn qui j ■pngne , et cela mène à des conséquences si disictes entr'elles , qu'il faut n'y ayoir pas du tout fléchi ponr n'en pas sentir toute l'importance, mr moi , elle me parait telle , que je ne conçois \s que deux maximes si dissemblables soient éma- •es de la même source (i) (3) ; car Tune me maniite la plus profonde ignorance , et l'autre la plus "ofonde connaissance de la nature humaine ; l'une lit mener à faire le roman de l'homme , et l'autre en faire l'histoire; IVine consacre l'existence de propriété naturelle résultante de l'individualité , Pautre semble la méconnaître.
Peut-être aussi on aura été étonné de me voir liter en même temps la question de la propriété
toutes nos richesses , et de celle de tous nos sentiens , et mêler ainsi ensemble l'économie et la irale. C?e8t que quand on pénètre jusqu'à leurs ses fondamentales , il ne me paraît pas possible
séparer ni ces deux ordres de choses , ni leur
r) J'en concliu que rexprtMion de ^l'on oa'd* raatie de ees iceptes , et peut-être de toai deux , a été altérée par dei gens n'entendaient réellement ni l'an ni l'antre. J*aarai sonrent isioB de faire dei réflexioni de ce genre , car elle* l'appU- Bt à beaucoup de cet maximes qui passent d'âge en «ge. 1) Le premier est du Léritique , chap. 19 ; le second est de ingile Saint-Jean , chap. i3. Voyez-en la remarque dans les stions sur les miracles , Voltaire , t. i.x , p. 1R6. Vous serez oé que Voltaire regarde ces deux maximes comme identiques.
23 I5TBODVCTION.
étude* A mesure que Pou ayance , les objets sMloignent et se subdivisent , et il faut les examiner séparément ; mais dans le principe , ils sont intimement unis. Nous n'aurions la propriété d'aucun de nos biens quelconques , si nous n'avions pas celle de nos besoins , laquelle n'est autre chose que celle de nos sentimens ; et toutes ces propriétés dérivent inévitablement du sentiment de personnalité , de la conscience de notre moi.
U est donc tout aussi inutile , à propos de la morale ou de l'économie , de discuter s'il ne vaudrait pas mieux que rien ne fût propre à chacun de nous, qu'il le serait , à propos de la grammaire , de chercher s'il ne serait pas plus avantageux que nos actions ne fussent pas les signes des idées et des sentimens qui nous les font faire. Dans tous les cas , c'est demander s'il ne serait pas désirable que nous fussions tout autres que nous ne sommes ; et même c'est chercher s'il ne serait pas mieux que nous ne fussions pas du tout ; car , ces conditions-là changées , notre existence ne serait pas concevable ; elle ne serait pas altérée , elle serait anéantie.
11 demeure donc constant que le tien et le mien sont établis nécessairement entre les hommes , par cela seul qu'ils sont des individus sentans , voulans et agissans distinctement les uns des autres ; qu'ils ont chacun la propriété inaliénable, incommutable et inévitable de leur individu et de ses focultés , et que par conséquent l'idée de propriété wt une suite nécessaire , sinon du seul phénomène de la sensibilité pure , du moins de celui de la sensibilité unie à la
yoknté. Ainsi yoilà que nous ayons trouvé comment le sentiment de personnalité , ou IHdée de moi, et celle de propriété , qui s'ensuit nécessairement, dériyent de notre faculté de vouloir. Actuellement Dous pouvons rechercher avec succès comment cette même faculté produit tous nos besoins et tous net moyens,
De la faculté de vouloir naissent tous nos besoins et tous nos moyens.
Si nous n'avions pas l'idée de personnalité et celle àiR propriété, c'est-à-dire la conscience de notre Tooi et celle de la possession de ses modifications, nous n'aurions certainement .jamais ni besoins, ni moyens ; car à qui appartiendrait cette souffranceet cette puissance ; nous n'existerions pas pour nous-mêmes. Mais dès que nous nous reconnaissons possesseurs de notre existence et de ses modes , nous sommes nécessairement , par cela même ,. un composé de faiblesse et de force , de besoins et de moyens , de souffrance et de puissance , de passion et d'action , et , par suite , de droits et de devoirs» C'est ce qu'il s'agit maintenant d'expliquer.
Je commencerai par prévenir que , conformément à l'idée que j'ai donnée ci-dessus de la faculté de vouloir , je donnerai indifféremment le nom de dé" sir ou de volonté à tous les actes de cette faculté , depuis la propension la plus instinctive jusqu'à la
a4 I5TK0DirCTI05.
àèUamaudkm U plms réflcdne ; et je demiade enêmU qtCan je nppdle qœ c^est imiqaeaient parce que nous ùâaanM de tels actes , qœ boiu ayons les ifdées de persomtaUié et de propriété. Or , tout dé- ■r est on besoin , et tous nos besoins cons i s t ent dans nn désir qaelconqne. Ainsi les mêmes actes intellectuels, émanés de la faculté de youloir , qui nooj font acquérir Pidée distincte et complète de notre perêonnalité , de notre 7noi et de la propriété exclusive de tons ses modes , sont aussi ceux qui nous rendent susceptibles de besoins , et qui constituent tous nos besoins. Cest ce qui ya se yoir trèsclairement.
D^abord tout désir est un besoin. Gela n*est pas douteux , puisqu'un être sensible qui désire une cbosc quelconque a , par cela même , le besoin de posséder la chose désirée; ou plutôt et plus généralement on peut dire qu'il éprouve le besoin de la cessation de sou désir ; car tout désir est en luimême une souffrance tant qu'il dure ; il ne devient jouissance que quand il est satisfait, c'est-à-dire quand il cesse.
On a de la peine en général à croire d'abord que tout désir soit une souffrance , parce qu'il y a certains désirs dont la naissance , dans l'être animé , est toigours ou presque toujours accompagnée d'un sentiment de bien-être. Le désir de manger, par exemple, celui de jouir du plaisir physique de l'amour , sont en général , dans un individu , les résultats d'un état de santé dont il a une cooscienoe qui lui est agréable* Beaucoup d'autres sont dans le
mine cas. Mais il ne faut pas qae cette circonstance BOBB fasse illusion. Ce sont là de ces manières d'être amnltanëes dont nous avons parlé dans la Logique (i) , qui se mêlent aux idées qui viennent en même temps qu'elles , et qui les altèrent , mais qu'il ne Cnut pas confondre avec elles , et que par censé* qaent il faut bien distinguer du désir en lui-même > car, premièrement, elles ne coexistent pas toujours iTec lai. On a souvent le besoin de manger , et mênfe un penchant violent à l'acte de la reproduction , en vertu de dispositions maladives , et sans aucun sentiment de bien-être ; et il en est de même des autres exemples qu'on voudra choisir. Secondement , quand cela n'arriverait pas , il n'en serait pas moins vrai que le sentiment de bien-être est distinct et différent de celui du désir , et que celui du désir est toujours en lui-même un tourment , un sentiment pénible tant qu'il dure. La preuve en est qu'il est toujours le désir de sortir de l'état quelconque où l'on est actuellement , lequel , par conséquent , parait actuellement un état de malaise plus ou moins déplaisant. Or , dans ce sens, une manière d'être est toujours en effet telle qu'elle parait , puisqu'elle ne consiste que dans ce qu'elle parait être à celui qui l'éprouve. Un désir est donc toujours une souffrance, ou légère ou profonde , suivant sa force , et par suite un besoin quelconque. U n'est pas nécessaire , pour que cela soit vni , que ce désir soit fondé sur un
(i) Voyes t. 3«ebap. 6, troisième partie dei Éy ment d'Idéologie.
ISTBODVCTIOBL
y c'at-è-iiire tmr va wlifut juste de ÎBlévêis ; car , bicB o« amI motivé , tant q^Henstefl ot «ae waamiinà^èUty sentie etiaoom- ■Mide, et demi par cooséqncat cb a le h eao ïa de ee délincr. Aîbb tost désir est vn besois.
Mais il 7 a plas : tims nos besoiiis , depuis le plus pm C Msm t machinal jusqu'au pins ^iritualisé , ne sont jamais qœ le besoin de satisfidie on désir. Ls ÙÊMa n*est que le désir de manger , on da moins de sortir de l'état de langueur que nous épcouTonss comme le besoin, la soif des richesses ou c^e de la gloire , n'est que le désir de posséder ces biens , et d'éviter l'indigence ou robscorité.
U est yrai cependant que si nous éprouyons des désirs sans besoins réels , nous ayons souvent aussi de yrais besoins sans éprouver des désirs , en ce sens , que bien des choses sont souvent très-nécessaires à notre plus grand bieu-étre et même à notre conservation , sans que nous nous eu apercevions, et par conséquent sans que nous les désirions. Ainsi , par exemple , il est constant que j'ai le plus grand intérêt, et, si l'on veut, le besoin qu^il ne s'c^re pas en moi certaines combinaisons dont je ne me doute pas , et dont il résultera que j'aurai la fièvre ce soir. Mais , à parler eiiactement , je n'ai pas présentement le besoin effectif de déranger ces combinaisons funestes , puûqiie je ne m'aperçois pas de leur existence; au lieu que j'aurai réellement le besoin actuel d^étre débarrassé de la fièvre quand j'en sentirai les angoisses , et parce que j'en sentirai les angoisses. Car , si la fièvre n'était pas de nature
à €ûr8 naître en moi , par une raison ou par une autre , le désir de sa cessation , quand je m^aperçois de ses effets prochaios ou éloignés , je n'aurais en au- :aoe manière le besoin de la faire cesser. On peut lire abscdument les mêmes choses de toutes les oom- MiMiiaoii« qui s'opèrent, soit dans l'ordre physique, nit dans l'cHdre moral, sans que nous nous en iperceyions, ou sans que nous en prévoyions les xmséqaeuces. Si donc il est vrai , comme nous l'arooa yu , que tout déar est un besoin , il ne l'est pas moins que tout besoin actuel est un désir. Ainsi l'on peut dire , en thèse générale , que nos désirs tant la source de tous nos besoins , dont aucun l'ezisterait sans eux. dr , on ne saurait trop le réléter, nous sericms yéritablement impassibles si KMU n'avions nuls désirs ; et si nous étions impasibies , nous n'aurions aucuns besoins. U ne faut pas [ne l'on me reproche de m'étre arrêté à cette ezpli* atioD. On ne saurait marcher trop lentement d'àlord ; et si je ne saute aucun intermédiaire , je nélige encore bien des accessoires , du moins tous eux qui ne sont pas indispensables.
Yoilà donc une première propriété de nos désirs ien éclairoie , et c'est la seule qu'ils aient , tant que otre système sensitif n'agit et ne réagit que sur û-méme ; mais à l'instant où- il réagit sur notre jrstè:iie musculaire, le sentiment de vouloir acquiert ne seconde propriété bien différente de la prelière , et qui n est pas moins importante : c'est de iriger toutes nos actions , et par là d'être la source e tous nos moyens.
Quand je dis que nos désirs dirigent toutes nos actions , ce n'est pas qu'il ne s'opère en nous beaucoup de mouvemens que le sentiment de vouloir ne précède en aucune manière , et qui par ccosé» quent ne sont l'effet d'aucun désir.' De ce nombre sont nommément tous ceux qui aoni nécessaires au commencement , au maintien et à la continuité de notre vie. Mais premièrement , il est permis de douter si d'abord et dans l'origine , ils n'ont pas eu lieu en vertu de certaines déterminations ou' tendances senties réellement par les molécules vivantes, ce qui les ramènerait encore à être les effets d'une volonté plus ou moins obscure; si ce n'est pas par l'effet tout-paissant de l'habitude , ou par la prépondérance de certains sentimens plus généraux, et prédominans , qu'ils deviennent insensibles à l'individu animé , c'est-à-dire au tout résultant des combinaisons qu'ils opèrent ; et si enfin ce n'est pas par cette raison qu'ils se trouvent entièrement soustraits à l'empire de sa volonté sentie , ou de son sentiment de désirer et de vouloir. Ce sont là des choses sur lesquelles il nous est impossible d'avoir une certitude complète. D'ailleurs ces mouvemens nommés vulgairement , et avec raison , involontaires , sont bien la cause et la base de notre existence vivante ; mais ils ne nous foumissevl aucuns secours pour la modifier , la varier , la secourir , la défendre , l'améliorer. Ils ne peuvent donc pas être mkê proprement au rang de nos moyens, à moins que l'on ne veuille dire que notre existence elle-même est notre premier moyen , ce qui est très-vrai , mais très-insignifiant ;
PARAGRAPBE III. 29
car elle est la danaée sans laquelle nous n'aurioiif rien à dire et ne dirions certainement rien. Ainsi , cette première observation n^empéche pas qu^il ne soit vrai que notre volonté dirige toutes celles de nos actions qui peuvent être regardées comme des moyens de pourvoir à nos besoins.
Les mouyemens dont nous venons de parler 110 sont pas les seuls en nous qui soient involontaires. Ils sont tons continus ou du moins très-fréquens , et en général réguliers. Mus il en est d'autres involoiitairesaussiy qui sont plus rares, moins réglés, et qui tiennent plus ou moins de Tétat convulsif ou «»ala<lîf- Les mouvemens involontaires de cette seconde espèce ne peuvent , pas plus que les autres, être regardés comme £Edsant partie de la puissance de nos individus. La plupart du temps ils n*ont aucun but déterminé ; souvent même ils ont des effets fôcheux et pernicieux pour nous , et qui ont lieu bien qu'ils nient prévus et contraires à nos désirs. Leur indépendance de notre volonté n'empêche donc pas encore que notre observation générale ne soit juste. Ain , mettant à part ces deux espèces de mouvemens involontaires , on peut dire avec vérité que nos désirs ont Teffet éminemment remarquable de diriger tontes nos actions , du moins toutes celles qui méritent réellement ce nom, et qui sont pour nous des mojens de nous procurer des jouissantes ou des connaisnaces, lesquelles connaissances sont encore des joaissances, puisque ce sont des choses désirées et utiles; et il faut comprendre an nombre de ces aciUms nos opérations intellectuelles j car elles sont aussi poor
3o INTRODUCTION.
nous des moyens, et même les plus imporUns de i tous, puisqu'elles dirigent Temploi de tous les an- )
très. \
Maintenant, pour achever de prourer que les actes t de notre yolonté sont la source de tous nos moyens , sans exception , il ne reste qu'à montrer que les actions soumises à notre volonté sont .absolument les seuls moyens que nous ayons pour pourvoir à nos besoins , ou , autrement , pour satisfaire nos désirs ; c'est-à-dire que nos forces physiques et morales, et Fttsage que nous en faisons , composent exactement toute notre richesse.
' Pour reconnaître cette vérité dans tous ses détaib , il faudrait déjà avoir suivi toutes les conséquences des divers emplois que nous faisons de nos facultés , et avoir vu leurs effets dans la formation de ce que nous appelons nos richesses de tous genres. Or , c^est ce que nous n'avons pas pu faire encore, et ce que nous ferons par la suite ; ce sera même une partie considérable de notre étude. Mais dès ce moment nous pouvons bien voir que la nature , en jetant Phomme dans un coin de ce vaste univers , où il ne parait qu'un insecte imperceptible et éphémère, ne lui a rien donné en propre que ses facultés individuelles et personnelles, tant physiques qu'intellectuelles. Cest là sa seule dot , sa seule richesse originaire, et l'unique adtarce de toutes celles qu'il se procure. En effet , quand même on voudrait admettre que tous les êtres dont nous sommes environnés ont été créés pour nous , et assurément il faut une grande dose de vanité pour l'imaginer , et même pour le
PARAGRAPHE III. 3l
dire; quand, dû -je, cela serait, il n'en serait pas oins yrai que nous ne pouvons nous approprier un ol de ces êtres , ni en convertir la moindre parcelle notre usage, que par notre action sur lui et par mploi de nos facultés à cet effet.
Pour ne prendre des exemples que dans Tordre yiique , un champ n'est un moyen de subsistance 'autant qu'on le cultive. Le gibier ne nous est utile e quand on lui donne la chasse. Un lac, une rib«, ne fournissent à -notre nourriture que parce l'on y pèche. Le bois ou tout autre produit sponaé de la nature ne nous sert à quoi que ce soit , que rsqae nous.l'avcms façonné ou du moins recueilli, nir pousser les choses jusqu'à l'extrême, quand on I^KMerait qu'une matière alimentaire est tombée na notre bouche, toute préparée, encore faudraitpour l'assimiler à notre substance , que nous la Idûons, que nous l'avalions, que nous la digérions, r, tontes ces opérations sont autant d'emplois de nos roes individuelles. Certes , si jamais l'homme a été ndamné au travail , c'est à dater du jour où il a été éé être sensible et ayant des membres et des orgas ; car il n'est pas même passible dç concevoir qu'un re quelconque lui devienne utile , sans quelque tioQ de sa part ; et l'on peut dire non-seulement , cnme le bon et admirable La Fontaine , que le traùl est un trésor, mais même que le travail est notre ul trésor. Au reste , ce trésor est bien grand , car il irpasse tous nos besoins. La preuve en est que , semable à la fortune d'un homme riche dont le revenu t plus grand que la dépense , le fonds de jouissance
eldepuûsancederespècehnmÛDe, prise en masse s'accnift tous les joars , quoique souvent et mèn tonjoun bien mal ménagé.
Nous rerrona tout cela btenUt tveo plna de dévt loppement ; et nous Terrons en même temps qa l'tpplicatîoa de nos Ibrces à diffjrens êtres «t I seule cause de la valeur de tons ceux qui eu ont on pour nona , et par conséquent est h source de tout valeur , comme la propriété de ces mêmes forces , q> appartient nécessairement A l'individu qui en ei doué et qui les dirige par sa volonté, est li source d toute propriété. Mais dés i présent noua pouvons biei conclure , je orois , que dans remp1i^|jpo8 facultés dans nos ictions vi^ontaires, rt^/^Ttont ce qu nous avons de pouvoir ; et qu^^r conséquent le actes de notre volonté qui dirigent ces actions son la source de lous nos moyens , comme nous avons vi déjà qu'ils constituent tous nos betoint. Ainsi ceti faculté , quatrième et dernier mode de notre «enâbi lité, àqui nous devons lesidées complètes de pertoH nalité et de propriété, est celle qni nous rend fvo priélaires de heioins et de moyent , de pattiort e d'oc/ion , de aouffrartce et de puUsance. De ces idée naissent celtes de richesse et de dénuttttent. Avan d'aller pins loin , voyons en quoi consistent ces der
PAftAGAAPBC IT. 33