‹ EthelChapitre 121 sur 172 · CHAPITRE xyr. 2r>ô · texte numérisé non relu

CHAPITRE xyr. 2r>ô

vous que Londres. Vous le voyez, je parle contre moi : si je ne calculais que les intérêts de ma passion , loin de vous arrêter, je vous presserais , par égoisme , de faire ce que vous désirez. Si j'étais habile, je me hâterais de vous montrer ces femmes légères et dont l'exemple vous disposerait en ma faveur.

« — C'était donc là votre but secret quand vous me proposiez , il y a deux jours , de me mener à Paris?

« — Votre injustice est trop ingénieuse , Ethel... vous m'accusez d'un calcul indigne de nous précisément au moment où je vous prouve que je ne calcule pas.

(( — Vous calculez , peut-être , plus que je ne le pense : au reste , peu m'importe ; car le calcul ne réussit jamais avec moi. Voulez- vous me mener à Macnally-Castle ? je désire revoir le tombeau de mon père , et ma nourrice , et l'abbé Patrice.

« • — Allons à Macnally-Castle. »

En ce moment, il n'y avait rien que Gaston n'eût préféré au malheur de partir pour Paris.

A la suite de cette conversation , il fut décidé qu'on se mettrait en route le lendemain pour l'Irlande.

11 fallait traverser une partie du pays de Galles, s'embarquer pour Dublin à Holly-Head ,

et de là se rendre en poste à Macnally-Castle. Mais la dernière moitié de la route, étant impraticable pour les voitures , devait se faire à cheval. Tout fut prêt à l'heure dite.

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