‹ Ethnogénie CaucasienneChapitre 3 sur 18 · XX · texte numérisé non relu

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terraines, au fond des eaux ou {)ttrmi les flammes éternelles. Pour en faire des vivants, il ne faut que les amener sur la terre et leur marquer une demeure. Or, cette terre, berceau des peuples asiatiques et européens , si nous ne sommes pas le jouet d'une longue hallucination, nous croyons l'avoir retrouvée ; elle existe encore, oubliée et dédaignée ; les voyageurs la visitent parfois, et il suffit, pour y conduire, de quelques jours de navigation.

L'auteur aura-t-il réussi à faire pénétrer dans l'esprit du lecteur la conviction qu'a fait entrer dans le sien l'accord persistant des renseignements puisés aux sources les plus opposées, et que n'ont pu détruire quatre années de contre -épreuves consciencieusement suivies? Il o^e à peine l'espérer, car le talent et le savoir sont ici loin d'<Hre au niveau de l'entreprise. Quelques personnes lui sauront peut-être gré, cependant, d'avoir signalé franchement une face nouvelle de la question. D'autre part, l'intérêt croissant qui s'éveille dans le public éclairé pour tout ce qui se rattache au problème des origines , et la noble indépendance d'idées dont fait preuve l'école moderne d'exégèse française offrent plus de chances qu'on ne pouvait l'espérer il y a quelques années, de voir accueillir favorablement un essai dont l'unique recommatidatiou est un effort sincère vers la vérité.

La sagesse orientale raconte que Dieu, au commencement, pour punir les hommes de leut folie, brisa la Vérité et en dispersa les* morceaux à tous tes bouts du monde. La tâche de l'esprit moderne est de redhèfi'cher ces débris et de les rassembler. Si le siècle où nous 'sommes doit se

distinguer un jour de ceux qui l'ont précédé par quelque signe glorieux, ce sera par cette aspiration ardente vers la Vérité dans toutes les voies de Tart, des lettres et de la science. En vain le pessimisme nous montre l'humanité s' agitant stérilement et retombant sans cesse dans les mêmes mensonges et les mêmes erreurs, tournant au jour le jour dans le cercle étroit des mêmes passions et de? mêmes préjugés. Parcourons du regard le chemin qu'ont fourni les civilisations qui se sont succédé depuis la naissance des sociétés, et nous verrons lé monde intellectuel emporté par une gravitation lente, mais irrésistible, vers la suprême Vérité. Ainsi notre système planétaire, indépendamment des révolutions que chaque sphère accomplit autour de l'astre central, s'avance tout entier, par une marche insensible, vers un point lointain du ciel, qu'on dit être la constellation d'Hercule, en décrivant dans l'espace une orbite incommensurable autour d'un centre inconnu.

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