‹ Ethnographie ancienne de l'EquateurChapitre 104 sur 149 · CACHETS · texte numérisé non relu

CACHETS

Parmi les nombreux objets d’or, qui furent découverts dans la sépulture du Sigsig que nous avons décrite plus haut (p. 123-124), se trouvaient trois petits objets de forme conique irrégulière, dont la base élargie porte des ornements en relief. Sur deux d’entre eux, ces ornements pourraient figurer des têtes de serpents (?); sur le troisième, ils représentent certainement des têtes de félins [pl. XXV, fig. ii, 12, 17). Le pourtour de cette partie basilaire est, en outre, orné, soit d’entailles régulièrement espacées, soit de lignes en zigzags. Enfin, la face inférieure présente également des dessins gravés ou en relief. Sur deux de nos pièces, c’est un sillon circulaire tracé à peu de distance du bord, encadrant un champ où se voient quelques petites incisions réparties sans ordre : sur la troisième [pl. XXV, fig. 17), il existe à la périphérie une couronne de petites saillies ombiliquées en leur centre, puis, en dedans de celle-ci, un sillon circulaire assez profondément gravé.

Gonzalez Suarez, quia figuré un de ces objets, dit qu’ils étaient fixés à l’extrémité des bâtons de propulseur trouvés dans la même sépulture (I4i, p. 82-83, pi. ni).

Des pinces analogues sont encore en usage en Patagonie, d’où H. de la Vaulx a rapporté deux spécimens en fer-blanc (Tr. n”® 47999, 48ooo).

(^) Nous savons, cependant, que certaines tribus colombiennes usaient de pinces d’or (339, p. i3j),

(^) Les Indiens Thompson de la Colombie britannique usent encore de pinces à épiler en corne, en bois ou en métal (295, p. 227-228, fig. 210).

ETriNOGP.APIITE ANCIENNE DE l’ÉQUATEUII.

à la façon dos ornements coniques creux dont nous avons parlé page 2o3. Cette explication, très acceptable pour ces derniers, ne nous paraît nullement convenir aux pièces que nous venons de décrire. Outre qu’on ne devine pas comment elles eussent pu, étant donnée leur forme, être attachées au bout d’un bâton, la présence de dessins sur leur face inférieure n’aurait pas de raison d’être dans l’hypothèse de l’historien équatorien, puisque cette face eût été complètement cachée. Nous ne pouvons proposer avec certitude aucune autre explication; cependant, il ne nous paraît pas illégitime de supposer, en nous guidant précisément sur l’existence de ce décor à la face inférieure, que ces objets sont des espèces de cachets, dont l’usage exact nous échappe.

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