COQUILLES
Lorsque nous étudierons les objets en terre cuite, nous aurons occasion de voir avec quelle exactitude les anciens Éc^uatoriens savaient reproduire en argile les coquilles marines. Avec non moins d’habileté, ils ont parfois exécuté les mêmes imitations en métal, comme le prouve une magnifique coquille en cuivre [pl. XXII, fig. 10), trouvée à Inga-pirca, dont tous les détails sont rendus avec une telle précision, que M. Germain a pu, sans difficulté, y reconnaître la Fasciolaria princeps, très répandue sur la côte du Pacifique. Nous en reproduisons, à titre de comparaison, un spécimen recueilli par Wiener dans le cimetière péruvien d’Ancon {pl. XXII, fig. 14).
Un autre coquillage en or a été rencontré en Equateur, à El Angel (pays pasto) ; malheureusement, la figure qu’en a donnée Gonzalez Suarez (142, pi. vaf) ne permet guère de juger de ses caractères.
Des œuvres d’art de cette nature sont rares dans les sépultures précolombiennes, sans doute en raison des difficultés considérables de leur exécution. On en a rencontré quelcjues spécimens en Colombie. Restrepo pi. xx, pg. bp en a publié
OBJETS EXTRAITS DES TOMBES PRÉCOLOMBIENNES DE l’ÉQUATEUR. 3ig
un exemplaire ehibcha en or, mais la figure qu’il en donne est trop mauvaise pour qu’on puisse se rendre compte de ses analogies avec nos pièces équatoriennes. Au contraire, le fragment de coquillage en cuivre rapporté d’Antioquia par Chalïanjon {pl. XXII, fig. 17) montre, malgré son état de détérioration, une ressemblance frappante avec notre spécimen d’Inga-pirca.