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OBJETS EXTRAITS DES TOMBES PRÉCOLOMBIENNES DE L’ÉQUATEUR

Peu de travaux ont été consaerés jusqu’ici à l’étude archéologique de l’Equateur. Comme nous aurons maintes occasions de les citer au cours de cette monographie, nous ne croyons pas utile d’en faire ici l’énumération complète; et nous nous contenterons de mentionner les noms de Dalton, de Bamps, de Uhle, de Gonzalez Suarez et de Saville, dont les remarquables recherches ont largement contribué à faire connaître l’industrie des peuplades qui habitaient, à l’époque précolombienne, le haut plateau interandin et le littoral du Pacifique.

Outre ces sources bibliographiques et notre collection personnelle, nous avons utilisé, pour notre étude, les collections du Musée d’Ethnographie du Trocadéro et du Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain ('); de plus, nous avons pu examiner deux petites séries d’objets réunis, au cours de leur séjour en Equateur, par M. Frandin, ancien consul général de France à Quito, et par M. le Reinburg. Enfin, nous avons reçu de M. Francisco Cousin les clichés photographiques, accompagnés de renseignements précis, des nombreuses pièces que son père avait récoltées et dont les originaux se sont malheureusement perdus après avoir figuré au pavillon de la République de l’Equateur à l’Exposition universelle de 1900.

A l’aide de tous ces éléments, nous essaierons de déterminer pour chaque objet Taire de sa répartition en Equateur, puis dans l’Amérique en général. Nous ne donnons toutefois le résultat de notre travail, à ce point de vue, que comme un essai. En effet, malgré les multiples recherches bibliographiques auxquelles nous nous sommes livrés, nous n’avons nullement la prétention d’avoir parcouru toutes les publications qui ont été consacrées à l’archéologie américaine; tout au plus, pouvons-nous espérer n’avoir laissé échapper aucun des travaux fondamentaux qui s’y rapportent. Une œuvre de synthèse, comme celle que nous avons entreprise.

Comme nous l’avons c’éja dit, nous désignerons par l’abréviation ; Tr. les pièces provenant du Musée d’Ethnographie du Trocadéro, par l’abréviation : S^-G. celles provenant dü Musée des Antiquités nationales de Saint-Gcrmain-en-Laye.

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reste fatalement incomplète; mais, bien que nous en sentions vivement nousmêmes l’imperfection, nous n’hésitons pas à la présenter au public, persuadés que, malgré ses défauts, elle pourra être de quelque utilité.

Nous nous sommes systématiquement abstenus d’établir des rapprochements entre telle ou telle forme américaine et des formes similaires des autres continents; nous croyons en effet que ce travail de comparaison ne pourra être entrepris avec fruit que lorscjue les liens qui unissent entre elles les diverses civilisations américaines ou les différences qui les séparent auront été mis en évidence. Or, ce travail est à peine ébauché; pour l’Amérique du Sud, en particulier, l’im^ntaire archéologicjue d’un grand nombre de régions est à peine commencé.

Dans la description des objets précolombiens de l’Equateur, nous suivrons l’ordre généralement admis ; objets en pierre, objets en coquille, objets en os, objets en bois, objets en métal, objets en terre cuite. Toutefois, il nous arrivera parfois de rompre avec cet ordre, car, dans bien des cas, c’est la forme de l’outil, plus que la matière dans laquelle il a été exécuté, qui le caractérise.

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