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Région andine. — 5. Région de la neige éternelle

ou de l’Amazone vers le plateau interandin, le voyageur traverse des contrées sensiblement comparables. C’est d’abord une région de plaines basses et maréeageuses qui s’étendent jusqu’à une altitude de puis, de à 3ooo“b la

forêt vierge tropicale et subtropieale ; de 3ooo™ à 34oo™, la région subandine on des eéréales ; de 34oo”^ à 4600^^^, la région andine ou pdramo ; enfin, à 4600*^4 appRi’RÎt la neige éternelle. Comme le montre le schéma, la région subandine prend une extension en hauteur plus eonsidérable dans l’intérieur du plateau interandin, où Woll fixe ses limites entre 2000^^^ et 34oo”h que sur les flânes extérieurs de la Cordillère.

Au point de vue ethnologique, eette division peut être simplifiée. La région andine de Wolf, par exemple, n’a jamais guère été peuplée; on peut, en effet, fixer la limite de la zone d’hahitabilité normale, aussi bien dans le passé que dans le présent, à 3400™ ou 35oo™, altitude au-dessus de laquelle aueune céréale ne peut plus être eultivée. Aussi distinguerons-nous seulement trois régions principales :

1° La vallée interandine;

2° La région basse subtropicale et tropieale du versant amazonien;

30 La région basse subtropieale et tropieale du versant du Pacilique.

Malgré la dissemblanee absolue au point de vue climatologique et physique qui existe entre la première de ees régions et les tleux dernières, malgré l’obstacle évident que la double ehaîne des Andes oppose aux commiuiications faciles et eontinues entre la vallée interandine et les eontrées basses des deux versants, il ne serait pas juste de les eonsidérer eomme absolument indépendantes. Il ne serait

INTKUÜUCTION.

pas absolument exact non plus de regarder le haut couloir interandin comme une sorte de chaussée surélevée offrant toutes les facilités d’une route ouverte et sans embûches aux migrations du Nord vers le Sud ou inversement.

En effet, la vallée interandine est coupée de temps à autre par de hautes chaînes transversales, véritables nœuds entre les deux Cordillères principales, où les cols se trouvent parfois à une altitude de 4ooo”^, et qui la morcèlent en une série de vallées secondaires, suffisamment isolées les unes des autres pour permettre la formation et expliquer rexistence de foyers de civilisation relativement indépendants.

D’autre part, les rivières nées dans le plateau interandin y ont creusé des vallées profondes, sablonneuses et brûlées par un soleil ardent, puis ont ouvert, soit dans la Cordillère occidentale, soit dans la Cordillère orientale, de vastes brèches, par où le climat tropical des régions adjacentes fait irruption et qui ont fort bien pu servir de passage à des invasions se dirigeant de la Sierra vers le Pacifique ou l’Amazone, ou bien suivant une direction inverse.

Ce sont là deux points fort importants sur lesquels nous devons insister quelque peu, en signalant les principales corrections qu’il convient d’apporter au schéma un peu trop simplifié de la configuration physique de l’Equateur que nous avons établi tout d’abord pour fixer les idées.

On peut distinguer avec Wolf neuf chaînes transversales entre les deux Cordillères ('), qui, en se ramifiant, morcèlent la vallée interandine en i3 petites vallées que nous désignerons soit par le nom des villes principales qu’on y rencontre, soit par le nom de la rivière la plus importante qui en draine les eaux ; ce sont en allant du Nord au Sud {Carte 11) :

1° La vallée de Pasto (en grande partie colombienne, mais qui comprend l’extrémité septentrionale du plateau interandin équatorien, où se trouve la ville de Tulcân) ;

2° La vallée d’ibarra et d’Otavalo;

3° La vallée de Quito;

4® La vallée de Latacunga et d’Ambato;

5° La vallée de Riobamba ;

Ce sont, en allant du Nord au Sud :

i'' La chaîne des Altos de Bolielie;

La cliaîne du Mojanda et de Câ.jas;

3° La cliaîne de Tiupullo;

4” La chaîne de Sanancajas el d’Igualala;

5'^ La chaîne de Tiocajas;

6° La chaîne de l’Azuay;

7° La chaîne de Portctc et de Tinajillas;

8° La chaîne d’Acayana et de Giiagra-nnin; 9° La chaîne de Cajannma.

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