C.liordcleg
■lordan.
Cojitamho.
San Barlolomé.
Mangân, près liibliàn.
Paille.
La fréquence des grains de collier en pierre dans la région des Canaris avait déjà été signalée par Bamps, qui en a figuré un certain nombre recueillis à Chordeleg (27, p. XXII, fg. 6-9), malheureusement sans avoir pu en déterminer la roche. Dans la région côtière, les mêmes ornements étaient en usage : Dorsey en a représenté une belle série provenant de l’îlc de la Plata, où l’on employait comme matière première la turquoise, la pagodite, le lapis lazuli et fagalmatolite (103, p. ux, lx, lxiv lxvi).
Parmi les grains de collier ou pièces d’enfilage équatoriens, nous devons une mention spéciale à deux objets en quartz, provenant tous deux d’El Angel (région des Pastos). L’un {fig. 53, h) a une forme cylindrique régulière ; le canal dont il est percé dans le sens de son grand axe a une forme biconique, ce qui prouve que l’ouvrier, après avoir perforé la moitié de l’objet, reprerait le travail par l’autre extrémité. Le second (/ig. 53, a) a la forme d’un croissant très peu recourbé et à pointes mousses, de section à peu près carrée. Le trou de suspension est percé près d’une extrémité et présente les mêmes particularités que sur la pièce précédente. (*)
Grains en turquoise.
(^Iiaullal)anil)n.
Sigsig,
Hacienda do Susudel.
Chordeleg.
.loi'daii.
Cojitandjo.
San Barlolomé.
(*) La collection Cousin renferme un collier provenant de Cabuyal, ferme située près du rio Cliota, dans la province de l’Imbaljura, dont certains grains sonl indiqués comme étant peut-être en ardoise et d’aulres en calcaire rouge.
ETHNOGRAPHIE ANCIENNE DE i/ÉQUATEUR.
Les ornements en quartz ne sont pas fréquents chez les peuples andins. Nous ne connaissons, en effet, c|ue deux grains de collier de Cartago (Colombie), absolument semblables à notre forme b, et un petit disque perforé de Tiahuanaco, figurés par Uhle (') (407, i, />/. xx, /?g. 33,34,49). Par contre, chez certaines peuplades du haut Amazone, ils sont communs et très appréciés. Chez les tribus qui vivent sur les rives de l’Uaupés et du rio Negro (Tariana, Kobéua, Mahués, Tukâno, Barâ, Tuyiika, etc.), les Indiens portent dans les fêtes, suspendu à un collier, un petit cylindre de cristal de roche perforé, le plus souvent, transversalement comme notre type a, les exemplaires dont la perforation est dans le sens du grand axe étant réservés aux chefs (429, j). 278-279).
Un grand nombre de ces objets (") ont été décrits ou figurés par Wallace (429, p. 278-279),
l''ig. 53. -- Pièces d'enfilage, lèl Angel. Quartz (Gi’. nat.).
Stradelli (393,9.435), Riccardi (343), Barbosa Rodrigues (30 «<r), Pfaff (312, p. (598), /îg. 4), Coudreau (87,9.170), Netto (281,9.532-533), Giglioli (130), Mochi (250, xxxii, 9. 484-489), et récemment par Koch-Grünberg (206, i, p. 326-327, ^g. 206).
Un grain de collier en quartz laiteux du département de l’Amazone, publié par Netto (28i, pi. vu, //g. 14), absolument comparable à notre forme h, provient vraisemblablement de la même région que les précédents ('’).
('^) Nous devons signaler toutefois un objet en pierre cristalline, de Colalao del Valle (pays calc'iaqui), figuré par Quiroga, qui rappelle beaucoup comme forme notre type a, et que les indigèites considéraient comme un huacanquillo, c’est-à-dire une amulette pour l’amour (322. p. 335, fig iCj,
(^) Leur nom varie suivant les tribus. Les auteurs brésiliens emploient de préférence les mots de muirakitan, luxàna-iià, ou cherernhetci. On a donné aussi les synonymes suivants : ualupù chez les populations du t^aupés en général, pehè chez les Tukâno, nenasi chez les Kobéua, icta ou ilà chez les Tariâna (250, XXXII, p. 487-488)- Suivant Koch-Grünberg, ces cylindres de quartz s’appellent eytâpoa chez les Tukâno, diaigd ou yaïgâ chez les Tuyùka (206, I, p. 326).
(®) Strebel a recueilli à Cerro Montoso (Vera-Cruz) trois pendeloques en cristal de roche qui rappellent beaucoup par leur forme la variété a équatorienne et le muirakitan amazonien (394, I, pt. XVI, fig. 4).
OBJETS EXTRAITS DES TOMBES PRÉOOEOMBIENXES DE l’ÉOÜATEUB.