GRAVURES SUR ROCHERS
A en juger par le petit nombre de pictographies équatoriennes publiées jusqu’iei, on serait tenté de eroire qu’elles doivent être rares dans ee pays ; il est probable que cette rareté tient à une exploration insuffisante du haut plateau. Cependant, au cours de nos multiples voyages, bien que nous n’ayons pas recherché systématique-
Fig. 57. — Piclograpliie de la colline de Trancabaniba (pays canari). (i).
ment ces gravures sur rochers, nous n’aurions pas manqué de les noter, si elles étaient vraiment fréquentes. Or, nous n’en avons relevé qu’une seule, ce qui porte à quatre le nombre de celles qui sont connues jusqu’à ce jour. La première est l’Inti-huaycu sur laquelle nous avons déjà suffisamment insisté (p. 98). Une seconde a été publiée par Wolf (446) qui l’avait relevée sur les bords du rio Caluguru, près de Santa Rosa. La troisième a été décrite par Gonzalez Suarez (î40, Atias, pi. xxxvi) ; nous l’avons étudiée, sans pouvoir malheureusement en faire ni estampage, ni photographie. Elle est connue dans la région sous le nom de piedra pintada; elle se trouve dans la plaine d’Ingües, non loin du village d’El Angel. La plupart des signes qui y sont gravés représentent des êtres humains ou des singes schématisés; il existe aussi
4^ méridien équatorial, t. VI, (i). 3o
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des cercles divisés en quatre ou six secteurs, etc. Il semble bien que tous ces dessins ne datent pas de la même époque et que certains soient relativement récents.
La quatrième pictograpbie, dont nous donnons la reproduction au ^ [fig. 67), se trouve sur une roche à moitié enterrée, sur le sommet de la colline de Trancabamba, au nord du village de Chahuarurcu. Cet emplacement semble avoir été un lieu de sépulture, à en juger par les multiples traces de fouilles faites par les chercheurs de trésors du pays. En face de la colline de Trancabamba, s’en trouve une autre appelée Shaishapa ('), au sommet de laquelle, d’après les dires du guide, existe une pietographie analogue à celle-ei; faute de temps, il nous fut impossible d’aller la relever. Suivant une légende locale, ces deux figures seraient dirigées vers un point de la vallée qui sépare les deux hauteurs, où serait enfoui le fameux trésor des Incas.