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CHAPITRE IV

Caractères physiques.

Le type brun de la population primitive de Fx^lg-érie se rapproche beaucoup du type arabe. D'une taille moyenne assez élancée, mais avec une musculature plus puissante et des attaches moins fines que celles de l'Arabe, le Berbère brun a la face d'un ovale peu régulier et qui tend en quelque sorte à devenir un rectangle dont les angles seraient arrondis; le nez bien proportionné est droit, les lèvres sont moyennes et les joues peu saillantes, la barbe clair- semée atteint rarement une grande longueur. Ces caractères sont beaucoup moins accentués chez les Berbères arabisés, qui se confondent aisément avec les Arabes, grâce à leur nez légèrement busqué, à la saillie des pommettes des joues et à la finesse des attaches. (Fig. 2.)

Le type blond a une structure plus vigoureuse que le type brun. Sa taille est généralement élevée et les membres sont fortement développés; le front plat et basse dresse ver-

licalcment au-dessus d'un nez court et un peu fort. La saillie des joues s'écarte du milieu de la face et donne a.u visage un aspect aplati.

FiG. 2. — Berbère algérien.

La forme du masque est presque celle d'un carré aux angles arrondis. Ce type est assez rare en Algérie; il est plus fréquent parmi les Marocains du Rif et de l'Atlas.

Chez les Berbères, les os du crâne ont une dureté excessive et une épaisseur remarquable; les enfants indigènes, dans leurs jeux, s'exercent volontiers à frapper de leur tète les objets les plus résistants et augmentent ainsi cette particularité de leur constitution physique, La femme berbère est souvent jolie; elle a les extrémités assez fines et l'ensemble du corps est svelte et gracieux, Lehàle donne à la peau une teinte bistre qui disparait presque complètement après un séjour de quelque durée dans les villes. Chez les femmes des Berbères arabisés, les formes sont toujours plus massives et les traits plus grossiers. L'embonpoint, qu'elles s'ellorcont d'acquérir parce qu'il est regardé comme un signe de beauté, les déforme promptement. D'ailleurs toutes les femmes indigènes, nubiles dès l'âge de dix ans, atteignent leur complet épanouissement vers l'âge de vingt ans et il est rare qu'elles ne soient pas tout à fait décrépites quand elles ont dépassé la trentaine. Les rudes fatigues auxquelles elles sont assujetties ne hâtent pas d'une manière bien sensible cette évolution rapide des phases normales de la vie qui paraît être plutôt une des conséquences de leur constitution physique.

L'Arabe a le corps plus grêle que le Ber-

bèrc; les extrémités toujours élégantes sont finement attachées. L'ovale du visage est ré-

FiG. 3. — Arabe algérien.

gulier, le front bombé et le nez busqué. Les pommettes des joues avoisinant de très près la cloison nasale accentuent l'inclinaison du méplat des joues et font paraître exagérée la

liTHN. DK L ALGKKIE.

saillie de la partie médiane du visage. La bouche de moyenne grandeur est entourée de lèvres minces et les dents, toujours rég^ulières et bien plantées, sont en général d'une blancheur éclatante. Les yeux bruns ou noirs sont remarquablement beaux aussi bien chez les hommes que chez les femmes. (Fig. 3.)

Les indig-ènes de l'Alg^érie portent toute la barbe qu'ils taillent quelquefois, mais qu'ils rasent rarement sauf quelquefois sous le menton dans la partie inférieure des mâchoires qui forme le collier. La tête est complètement rasée à l'exception d'une touffe de cheveux qu'on laisse sur le sommet. Les membres de certaines confréries religieuses, les Aïssaouas, par exemple, et les Berbères laissent souvent croître librement cette touffe de cheveux de façon à pouvoir en former des tresses. (Fig. 4.) Hommes et femmes s'épilent avec soin toutes les parties du corps qui sont plus spécialement velues. La circoncision est pratiquée sur tous les enfants mâles vers l'âge de sept ans, et c'est à partir de cet âge que l'enfant commence à avoir la responsabilité d'un certain nombre de ses actes. Cette opération, que les Arabes appellent, dans le lang-age religieux, purification (tahara), est toujours l'occasion d'une fête de famille. 11 est

rare qu'un jeune indigène ne soit pas pubère à rà«e de onze à douze ans.

Il est impossible de tracer même approxi-

Fin. 4. — Berbère Rifain.

mativemont les caractères physiques de la nouvelle race algérienne dont l'existence commence à peine. Les divers éléments qui concourent à sa formation n'ont pu encore se

40 ETHNOGRAPHIE DE l'aLOÉRIE

fondre et revêtir une physionomie particulière ; elle ne se distingue jusqu'à présent que par des tendances dans le domaine moral et intellectuel.

Sous le rapport de la physionomie, les Juifs de l'Algérie ne se distinguent point de ceux des autres pays. Mais si l'ensemble de leurs traits peut être ramené à un type commun, il n'en est pas de même de la structure générale de leur corps qui varie avec une incroyable diversité ; ils semblent subir avec une promptitude et une facilité extraordinaires aussi bien l'influence du milieu dans lequel ils vivent que celle de la profession qu'ils exercent et le corps chélif du bijoutier, par exemple, ne semble pas provenir de la même race que la carrure athlétique du portefaix Israélite.

Les Berbères montagnards sont sédentaires; ils habitent des maisons groupées en villages placés en général sur des pitons d'un accès difficile, afin d'être plus aisément défendus contre l'ennemi. Les animaux domestiques sont logés dans le même corps de bâtiment que les hommes et séparés de ceux-ci par une murette de cinquante à soixante centimètres de hauteur. Aucun Européen ne consentirait à vivre dans de pareilles conditions hygié-

CARACIERES PHYSIQUES

Fir,. 5. — Mois^onnfiir kabyle (Type blondi.

niques et sa santé, du reste, ne résisterait pas longtemps aux émanations fétides qui s'exhalent de ces bouges où l'air et la lumière n'entrent que par une porte basse. II est vrai que les Berbères ne restent jamais chez eux pendant le jour et que, durant la belle saison, ils dorment en plein air; sans ces précautions, ils seraient plus souvent visités par des épidémies meurtrières.

Le costume des Berbères est des plus simples; il se compose d'une longue chemise par-dessus laquelle il endosse, suivant sa fortune, un ou plusieurs burnous; les jambes et les bras sont nus et la tête est recouverte d'une ou deux calottes superposées, mais pendant l'hiver seulement, car pendant l'été le Berbère aie plus souvent la tête nue, ou recouverte du capuchon de son burnous. Les ouvriers agricoles revêtent assez souvent un large tablier de cuir, et portent, quand ils vont faire les moissons dans les plaines, un large chapeau fabriqué avec les feuilles desséchées du palmier nain. (Fig. 5.) Lors de la mauvaise saison, quand il a de longues courses à faire dans les montagnes, le Berbère entoure ses pieds et ses jambes de lanières de cuir ou de vieux chiffons. En voyage il emporte presque toujours un bâton d'olivier

terminé par une tête assez forte ; il porte cette espèce de casse-tête en arrière du cou et l'appuie sur ses épaules à l'aide de ses deux mains fixées chacune à une extrémité du bâton ; il repose ses bras durant la marche à l'aide de ce bâton qui lui sert en même temps d'arme pour la défense.

Le costume d'une femme berbère est encore moins compliqué que celui de son mari. Il consiste en une chemise de laine serrée à la taille au moyen d'une ceinture des plus primitives. Un foulard enroulé autour de la tête complète ce modeste accoutrement. Si l'on ajoute à cela des pendants d'oreille immenses, un collier, des anneaux aux bras et aux pieds, on aune liste complète d'un trousseau féminin. Tous ces bijoux sont généralement composés d'un alliage d'argent dans lequel le cuivre entre pour une forte part ; quelques pierres grossières rouges ou vertes serties dans le métal, produisent parfois un effet pittoresque. Hommes et femmes portent leurs vêtements jusqu'à ce qu'ils tombent en lambeaux ; onles rapièce quelquefois, jamais on ne les lave ; la saleté du peuple berbère mérite certainement d'être proverbiale. Le corps cependant est tenu avec plus de propreté que les vêtements, mais cela est dû à

ce que la prière n'est valable, selon la loi religieuse, qu'autant qu'elle a été précédée de certaines ablutions.

La nourriture est peu variée. Sauf les jours de fêtes on ne mange guère qu'un seul plat formé de grumeaux de farine que l'on fait cuire à la vapeur d'un bouillon de viande. Ce mets, forleVnent assaisonné de beurre ou d'huile, est le mets national algérien. Ce conscoiis, ainsi qu'on l'appelle, est fait chez les riches avec de la semoule de froment, mais chez les pauvres on emploie aussi la farine d'orge, celle du bechna ou encore celle du gland doux. Il est rare qu'une famille mange du couscous plus de trois ou quatre fois par semaine et le plus souvent des fruits frais ou secs (raisins ou figues) quelques légumes (artichauts sauvages, fèves, pois chiches, etc.) font les frais du repas du Berbère quand encore il ne se contente pas de saucer du pain dans un peu d'huile rance. Ce pain fait sans levain est composé d'une farine grossière mélangée de son; on le cuit dans un plat. La boisson ordinaire est l'eau ; mais on use aussi de lait pur, de lait caillé ou aigri et parfois de café ou de thé.

Les Berbères arabisés habitent tantôt sous des gourbis, sorte de huttes formées de bran-

chag'es et recouvertes de chaume ; tantôt sous des tentes dont l'étoffe très épaisse est un tissu de poils de chameau. Chaque gourbi ou tente abrite une famille entière ; plusieurs gourbis groupés ensemble constituent une (léchera ou hameau ; si le hameau est composé de tentes il prend le nom de douar. Les Berbères arabisés n'ayant pas, pour la plupart, à supporter une température aussi rigoureuse que celle des montagnards, n'ont pas besoin d'abris pour leurs bestiaux ; ils les laissent toute l'année en plein air dans des enclos fermés par une simple ceinture de branchages épineux de jujubier sauvage.

Grâce à cette circonstance, ils vivent dans des conditions hygiéniques moins défavorables que les montagnards. Quand les immondices de toute sorte qui les entourent deviennent par trop insupportables, ils ont la ressource de transporter leurs tentes sur un autre point ou, s^ils habitent des gourbis, d'y mettre le feu et d'aller en construire de nouveaux sur un autre emplacement dans le voisinage. Naturellement ces déplacements, si peu onéreux ou pénibles qu'ils soient, ne se font qu'à la dernière extrémité.

Le costume des Berbères arabisés consiste, ainsi quecelui desmontagnards, en une longue

chomise et en burnous plus ou moins nombreux, et il ne s'en disting-ue guère que par sa propreté qui, toutefois, est relative. Les gens aisés portent, en outre, des pantalons bouffants et s'enveloppent le corps d'une longue pièce d'étoffe très légère appelée /?«')/-. Le haïk, après avoir recouvert tout le tronc, vient aboutir sur la tête oii il est maintenu par une corde en poils de chameau. Les cavaliers ont quelquefois des bottes molles en cuir rouge sans semelles résistantes qu'ils chaussent dans les grandes circonstances. Le costume des femmes est le même que celui des femmes berbères et des femmes arabes de la campagne. (Fig. 6.)

Le couscous de blé ou d'orge, les ligues de barbarie en été et la chair du mouton rôtie ou bouillie sont, avec le pain, les aliments ordinaires des Berbères arabisés. L'abricot, la grenade, l'orange, la pomme, la jujube, la poire, la prune et la pêche avec quelques légumes ne sont guère consommés que dans le voisinage des villes ou des bourgs. Les habitants n'étant pas absolument sédentaires , n'ont pas toujours à leur portée des vergers dont ils puissent manger les fruits. Sans avoir une nourriture variée et abondante, les Berbères arabisés sont cependant, sous ce rap-

FiG. 0. — Femme arabe (Province d'Oraii.)

port, mieux partag-és que les montagnards.

Les Arabes vivent tous sous la tente et sont nomades ; ils ne diffèrent ni par leur costume, ni par leur alimentation des Arabes berbérisés avec lesquels on les confond très aisément. Ils consomment une quantité considérable de laitage et sont très friands des dattes qu'ils achètent dans les oasis du sud de l'Algérie et parfois même hors de l'Algérie ; leur sobriété est plus grande encore que celle des autres indigènes.

Les villes sont habitées par des représentants des diverses races algériennes qui pour la plupart y sont fixés d'une manière permanente. Ces citadins ont adopté un costume plus compliqué que celui de leurs coreligionnaires des campagnes : il se compose d'un pantalon très bouffant retenu par une large ceinture rouge en laine ou en soie, d'un gilet entièrement fermé et d'une veste eu drap ou en soie. Les pieds sont chaussés de souliers découverts sans talons et la tète estrecouverte de deux calottes, l'une en coton, l'autre en laine rouge qui se place par-dessus la première. Un léger burnous est jeté sur les épaules. Dans certaines localités les souliers sont remplacés par des belgha, sortes de pantoufles dont le quartier est brisé et rentré

dans la chaussure ; un veston de laine orné d'un capuchon prend aussi la place de la veste dans les villes de l'intérieur où le climat est un peu rude en hiver.

La cuisine des citadins [hadar] est plus variée que celle des gens de la campagne ; les aliments y sont préparés de diverses façons aussi compliquées que celles dont on accommode les mets qui figurent sur la table des Européens. La consommation de la viande, des légumes verts et du poisson est générale dans les villes, mais, en revanche, le lait y est peu employé.

Les femmes qui résident dans les villes ont le teint aussi blanc que celui des européennes brunes ; elle perdent vite la couleur bistre qu'elles avaient quand elles vivaient au milieu des champs et le changement de couleur est si marqué au bout de quelque temps de séjour dans les villes qu'on serait tenté de les considérer comme appartenant à une race à part. Leur existence est beaucoup plus confortable ([ue celle des femmes de la campagne, et si elles sont privées du droit d'aller et devenir le visage découvert, elles trouvent des compensations à cet assujettissement dans la satisfaction qu'elles éprouvent à s'habiller plus coquettement. Leur costume ne diffère guère

KTHN. UE l/ALOKlilli. 5

de celui des hommes que par son élégance : leur pantalon bouffant est retenu par une ceinture plus gracieuse, leur veste est d'une étoffe plus riche, la chemisette de gaze remplace la grossière chemise des hommes et l'étriquement du gilet qui forme corset laisse la gorge libre. La coiffure seule est entièrement différente : les cheveux sont réunis sur le sommet de la tète et enveloppés d'un foulard de soie à franges. Les jeunes fdles nattent leurs cheveux en une longue tresse et portent une sorte de calotte en velours ornée de sequins ; cette calotte a la forme d'un cône très évasé. Pour sortir les femmes portent un petit voile qui recouvre toute la partie de la figure qui est au-dessous des yeux , tandis qu'une grande pièce d'étoffe légère cache le front et dissimule vaguement la forme générale du corps.

L'ameublement des maisons les plus élégantes ne diffère pas beaucoup de celui du gourbi ou de la tente : des tapis, des nattes et de petits matelas servent de sièges pendant le jour et de lits pendant la nuit. Dans les villes, un cube en maçonnerie qui occupe un des angles de la chambre à coucher fait l'office de bois de lit. Les bijoux et les vêtements de gala sont entassés dans des coffres

en bois point qni, après avoir fait partie du trousseau do la mariée, servent d'armoires et de commodes. Un ou deux chaudrons, quelques cruches^ des plats en terre ou en bois forment à la fois la batterie de cuisine et le service de table. Nulle part on ne voit ni sièges mobiles, ni tables. Chez les pauvres, le repas est servi sur le sol ou sur une méchante natte : dans les familles aisées, il est présenté sur un plateau en cuivre qui repose sur une petite table très basse. Tout le monde mange dans le même plat, les aliments solides avec les doigts, les aliments liquides avec des cuillères en bois. Les hommes sont servis les premiers et les femmes achèvent à part les reliefs du repas. La politesse exige que l'amphitryon, quel que soit son rang, serve luimême son convive; il goûte d'abord les mets avant de les lui présenter ; il indique à son hôte les meilleurs morceaux et quand celui-ci hésite à les prendre, il les hii porto lui-même à la bouche.

Quand le douar reçoit un hôte de distinction, le repas est fourni par toute la communauté. Les habitants du douar assistent alors au festin et forment autour de Fliôte une série de cercles concentriques dont los plus rapprochés du repas sont occupés par los princi-

paux personnages. Chaque plat, toujours très abondant, après avoir été dégusté par Fhôte, est servi successivement à chacun des cercles qui le passe au cercle suivant et les os, soigneusement rongés, arriventenfm aux chiens du douar qui guettent en silence l'arrivée de cette maigre curée. Un cérémonial analogue a lieu dans les fêtes qui sont données à l'occasion des mariages, des circoncisions ou encore des pèlerinages locaux.

Les précautions hygiéniques sont à peu près inconnues des indigènes algériens. Ils ne soignent guère que leurs yeux et leur bouche. Le sulfure d'antimoine réduit en poudre impalpable est regardé comme un collyre qui protège les yeux en même temps qu'il les embellit ; on en garnit les paupières et il est vraisemblable que cet enduit les protège contre les granulations si fréquentes en Algérie. Pour la bouche on se sert de Técorce de la racine de certains arbres et en particulier de celle du noyer. Cette écorce, frottée contreles dents, leur donne un grand éclat qui est encore rehaussé par le contraste de la couleur brune que prennent les lèvres. Les ablutions des diverses extrémités du corps, ablutions que la loi religieuse ordonne de pratiquer cinq fois par jour avant chacune des

CARACTERES PHYSIQUES o6

prières obligatoires, seraient aussi du ressort de l'hygiène si elles étaient toujours faites avec de l'eau ; malheureusement celle-ci pouvant être remplacée par le sable ou la poussière, les ablutions, dans le Sud surtout, ne sont pas toujours un moyen de propreté. Le bain complet n'est pratiqué que dans les villes, mais, il faut l'avouer, avec plus de soin et de fréquence que chez la plupart des Européens.

Une vive croyance à la vertu des amulettes remplace aux yeux des indigènes toutes les mesures prophylactiques. Ces amulettes se composent en général d'un chiffon de papier sur lequel on a tracé des signes cabalistiques et quelques mots empruntés au Coran. Le papier plié avec soin est ensuite enfermé dans un petit sachet de cuir que l'on porte au cou. Chaq'ie maladie à conjurer fait Tobjet d'une amulette particulière.

La saignée et quelques tisanes forment les bases principales de la médication arabe Pourtant les indigènes utilisent, non sans succès, les eaux minérales sulfureuses pour le traitement des maladies cutanées qui sont très fréquentes. Ils ignorent les notions les plus élémentaires de la chirurgie et les matrones qui assistent aux accouchements laissent aeir la nature.

S4 ETHNOGRAPHIE DE l'aLGÉRIE

Il va sans dire que, sous le rapport de l'hygiène, les Algériens sont dans les mêmes conditions que les habitants de l'Europe civilisée. Les Juifs vivent en général à Teuropéenne, sauf un petit nombre d'entre eux qui ont conservé les habitudes des indigènes des villes.

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