Flacourt, éd. 1661, Avant-Propos, p
Le P. Nacquart s'exprime dans les mêmes termes que notre vieil auteur sur les privilèges des nobles et des ombiasy. Comm lui, il croit que le pouvoir est héréditaire et ne fait d'exception que pour le cas où les enfants seraient trop jeunes à la mort de leur père (Mémoires de La Mission, t. IX, pb. 60). Fr. Cauche avait formulé une opinion contraire (Morizot, owvr. cilé, p:125):
s’est naturellement présentée à son esprit. Dans le tableau séduisant qu’il nous offre du pays pour lequel il réclame ‘des colons, il nous avertit que la terre ne s’y vend point, mais qu'elle appartient aux Grands qui ne permettent pas que l’on s’en approprie la moindre parcelle, sans la leur avoir deman: dée. En outre, quelque porté qu’il pût être à généraliser des observations recueillies sur quelques points déterminés il ne s’est pas imaginé que tous les Malgaches menaient la vie sédentaire. Il a reconnu avec raison que les Mahafales avaient une vie nomade et pastoralet.
Mais c’est surtout sur l’organisation de la justice que Flacourt à été mieux informé que ses devanciers. Ici l’on ne pourra lui reprocher d’avoir prêté au peuple malgache des institutions semblables à celles des peuples civilisés. [ne s’est point mépris sur le caractère primitif de l’organisation judiciaire propre aux habitants de la grande île. Il prend soin d’avertir le lecteur qu’il n’ÿ verra pas observer « la police et le bel ordre des Chinois ». Il ne méconnaît ni l'absence de lois écrites, ni le rôle de la coutume, ét, pour n'avoir point montré que cette organisation présentait de grandes analogies avec celle des Indônésiens, il n'en a pas moins complété les indications des auteurs précédents en nous rénseignant sur ceux à qui il incombait de rendre la justice, sur la nature des châtiments, les causes qui les faisaient varier et sur les conséquences qu'entraînait pour le débiteur le non-acquittement des dettes ?.