Flacourt, éd. 1661, Avant-Propos, p
Maudave et Rochon assureront encore plus tard que ce-sont les chefs qui détiennent-les terres et qu'ils exigent une certaine redevance des habitants par lesquels ils les font cultiver (Pouget de Saint-André, ouvr. cité, p. 102; Rochon, Voyage à Madagascar, an X, t. I, p. 25).
- Ce que le gouverneur de Fort-Dauphin disait en 1658 des Mahafales, Douùliot l’a répété au sujet des Sakalaves ce de la Soc. de géogr. de Paris, 4er trimestre 1895, p. 135):
‘9! Flacourt, 1661, p. 99-104.
Maudave confirme l'opinion de Flacourt sur le rôle de la coutume (Pouget de Saint-André, ouvr. cité, p. 103).
Sur la nature des châtiments et sur les causes qui les font varier, le P. Nacquart s'exprime dans les mêmes termes que le gouverneur de Fort-Dauphin (Mémoires de la Mission, t, IX, p. 69 et 70).
Enfin les luttes fréquentes que le chef de la colonie eut à soutenir contre les naturels lui ont permis de satisfaire la curiosité de ses contemporains sur l’état social du pays, sur les divisions qui le déchiraient, sur les causes des rivalités des principaux chefs, des guerres que les habitants se faisaient de village à village. Elles lui facilitèrent surtout l'étude de ce qu'on pourrait appeler leur organisation militaire et leur manière de combattre. Il a sans doute accordé une trop grande importance à des expéditions qui n'étaient le plus souvent que des razzias, des prétextes à pillage, et à des batailles qui n’étaient, à vrai dire, que des mêlées confuses, espérant peut-être ainsi donner plus d’éclat aux victoires qu’il avait remportées sur les peuplades du sud de l’île. Mais, ce qu'on ne saurait contester, c’est qu’il a recueilli sur leurs préparatifs de guerre, leurs procédés de reconnaissance, d’intimidation et de défense, sur les diverses sortes d'armes dont ils faisaient usage, des renseignements beaucoup plus complets et beaucoup plus précis que ceux que l’on rencontre dans les ouvrages du xvi° siècle et de la première moitié du xvrr *.
Après cette courte revue des renseignements apportés par Flacourt sur l’état social des Malgaches de son temps, il n’est pas sans intérêt de se demander à quel jugement il s’était arrêté sur ce peuple. On sait que le vieil auteur n’avait vu en Orient d'autre pays que Madagascar. Il ne connaissait par suite les différentes civilisations du monde oriental que par quelques lectures. Les autres contrées du globe, à l’exception