Défense pour Marie de Cossé, p
soin ses comptes, ils reconnurent qu'il devait rapporter la somme de six mille sept cent cinquante-neuf livres provenant de la vente des cuirs, mais ils Lui accordèrent en partie satisfaction sur la question des dommages et intérêts. Par un jugement rendu le 48 août 1659, ils condamnèrent les membres de Pancienne Société à payer intégralement à Flacourt une indemnité de quatorze mille livres, sans préjudice de la vingtcinquième part qui lui revenait dans les bénéfices, en qualité d'associé".
Les associés n’ayant point voulu s'acquitter des obligations que leur imposait celte sentence, l’ancien Directeur porta l'affaire devant le Conseil du Roi. Son avocat posa comme conclusions que la partie adverse serait contrainte de faire partir immédiatement pour Fort-Dauphin un navire qui ramènerait les Français dont le temps de service était écoulé, de consigner entre les mains de son client la solde qui leur était due, enfin de lui payer solidairement et par corps à titre d'indemnité.la somme de quatorze mille livres, fixée par les arbitres. Les associés, d'autre part, déclarèrent qu'ils consentaient à verser cette indemnité, mais à la condition que Flacourt abandonnerait sa vingt-cinquième part dans les bénéfices et qu’il « restituerait tous les titres et papiers concernant ladite Compagnie, lesmémoires et conventions faites avec ceux auxquels il avoit livré l’isle de Madagascar et terres adjacentes ». On devine l'irritation que ces mots injurieux firent naître chez l’ancien gouverneur. Se considérant avec raison comme offensé, il en exigea la suppression et réclama l’exécution pleine et entière du jugement rendu par les arbitres. Les maîtres des requêtes Lenain et Lerebours rédigèrent à ce sujet un rap-