‹ Etienne de FlacourtChapitre 142 sur 157 · Défense pour Marie de Uossé, p · texte numérisé non relu

Défense pour Marie de Uossé, p

« Le sieur de Beausse, dit Souchu de Rennefort, Histoire des Indes orienlales, p.7., qui avait les Mémoires du feu sieur de Flacourt, son frère utérin, autrefois directeur général à Madagascar. e

3. De Brosses, Histoire des navigations australes, 1756, t. I, 1. II, p.102 et

rez-la (l'île), assistez-la et n'abandonnez pas les advantages que vous y avez à présent, mais envoyez-y des navires et des François le plus promptement que vous pourrez, afin que l’on voye aussi les fleurs de lys arborées en même temps que la croix, pendant votre ministère et par vos soins dans toute l’estendue de la plus grande isle du monde. Que le zèle que vous m'avez fail paraître par vos lettres ne se refroidisse pas ! Que la mauvaise intention que quelques particuliers ont eue pour en ruiner les progrès, portez par quelque intérest estranger, ne vous face pas désister d’un si généreux dessein, autant noble et glorieux pour l'honneur de la Frace, comme advantageux à la religion chrétienne et à la gloire immortelle d’un si grand nom que le vostre » ‘. En même temps il employait toute son activité à unir la Société Cazet, placée probablement sous la protection de Fouquet, à l’entreprise du duc de La Meilleraye. Il était d'ailleurs aidé dans cette tentative conciliatrice par saint Vincent de Paul qui, ayant déjà envoyé plusieurs missionnaires (entre autres le P. Bourdaise) dans l’île sur les navires du due, se regardaitcomme son obligé.

On a vu que La Meilleraye n’avait montré aucune complaisance à l’égard de Cazet au moment du départ d'un de ses navires pour Madagascar. De tels procédés n'étaient pas de nature à lui attirer les sympathies des membres de la nouvelle Compagnie. Cependant, au commencement de l’année 1658, à l’instigation ‘de saint Vincent de Paul et par son intermédiaire, il entama de nouvelles négociations avec son Directeur et le premier président Lamoignon, lui-même associé de cette Compagnie. Une combinaison, qui semblait devoir donner satisfaction aux deux parties, fut mise en avant en présence de La Meilleraye, Cazet et Lamoignon. Mais le Maréchal, s'étant vu poser par l'un des associés une question indiscrète, rejeta cette combinaison.

De part et d'autre on se prépara ensuite à envoyer un navire à Madagascar. Une grande partie de l’année 1659 fut consa-

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