‹ Etienne de FlacourtChapitre 18 sur 157 · Ibid. et Savary des Bruslons, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Ibid. et Savary des Bruslons, loc. cit., p

5. Manuscrits dela Bibl. Nat., f. fr. 10209, fol. 71. Fouquet déclare lui-même (Défenses, t. VIII, p. 52) qu’il est dénommé dans l'acte de société signé des associés de la compagnie, acte contenu dans un cahier qui formait la pre-

Les associés se montrèrent très empressés à jouir de cette concession. Les directeurs de la Compagnie, renseignés sur les ressources de Madagascar par un de leurs commis, nommé Pronis, résolurent de l’y envoyer à bref délai comme gouverneur. Ils lui confièrent le commandement des Français, la direction de leur commerce et la mission d’y fonder la première colonie’. Pronis ne semble pas pourtant avoir réuni les qualités nécessaires à un administrateur et à un fondateur de colonie. D’après M. Pauliat, « c'était un individu brutal, sans jugement, et sans la moindre envergure d'esprit, n'ayant souci que de s'enrichir, fût-ce aux dépens de la Compagnie dont il avait à défendre les intérêts »*. Mais il avait une certaine expérience des affaires commerciales *, et c'était là une qualité suffisante pour la Compagnie qui se préoccupait de ses intérêts, de trafic et de lucre plutôt que de colonisation réelle et durable. Pour la même raison, on ne doit point s'étonner qu’il ait été choisi pour chef de la colonie, quoiqu'il füt protestant*.

Un mois à peine après la signature du privilège, mars 1642, Pronis s'embarquait pour Madagascar sur le vaisseau /e Saint-Louis commandé par le capitaine Cocquet. Les associés lui avaient donné comme seuls auxiliaires : Leroy, commis de

mière des 120 pièces qu'il a produites au cours de son procès. Malgré de nombreuses recherches dans les bibliothèques et les archives de Paris, nous n'avons pu retrouver cet important document. Nous le regrettons, car il nous aurait permis de faire connaître d’une manière complète et certaine tous les membres de cette compagnie ; nous avons pu toutefois, à l’aide de l’acte constitutif d’une autre société fondée en 1656 que nous avons découvert à la Bibliothèque nationale (f. fr. 10209), indiquer la plupart de ces membres. Voir aussi : Flacourt, His{. de Madagascar, éd. 1661, p. 401 et 406: brochure, Éloge de Flacourt, Loc. cit. — Nous n’ajoutons pas beaucoup de crédit à l'opinion de M. Guet, qui range le duc de La Meilleraye parmi les associés de la Compagnie de l’Orient (Origines de la colonisation à Bourbon et à Madagascar, p. 45).

4. Charpentier, Relation de l'établissement de la Compagnie des Indes orientales, p. 21 et suiv.

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