‹ Etienne de FlacourtChapitre 23 sur 157 · Flacourt, éd. 1658, p. 4 de la brochure · texte numérisé non relu

Flacourt, éd. 1658, p. 4 de la brochure

Foucquembourg débarqua à Saint-Malo en mai 1646. De cette ville il vint à Paris pour rendre compte de son voyage aux associés. Mais en traversant la forêt de Dreux, il fut assassiné par son compagnon de voyage qui le croyait chargé d’or et lui enleva tous ses papiers, perte à laquelle la Compagnie fut surtout sensible (Flacourt, édit. 1658, p. 200 et suiv.). Ces papiers pouvaient aussi offrir un certain intérêt pour l’histoire de notre colouisation.

rent de sa personne et le mirent aux fers (15 février 1646). Afin de ne point laisser péricliter les affaires de la Compagnie, ils confièrent le commandement de la colonie au lieutenant Leroy. En même temps, ils poursuivirent, l'œuvre commencée par l’ancien chef. Ils 'envoyèrent des Français au loin pour reconnaître le pays et y faire la traite‘, Quant à Pronis, il subit une dure captivité pendant six mois. Il ne dut sa liberté qu'à l’arrivée d'un nouveau navire commandé par Roger Le Bourg qui amenait quarante-trois hommes de renfort. Les factieux avaient déclaré au capitaine qu’ils ne voulaient plus être commandés par Pronis, et lui avaient livré le prisonnier, à condition qu'il le ramènerait en France. Mais Pronis parvint à gagner Le Bourg. Celui-ci lui promit de le rétablir « moyennant qu'il lui fit trouver son compte »°. Pronis fut rétabli en effet dans ses anciennes fonctions. À cette nouvelle, les colons accourarent au Fort, menaçant et reprochant à Le Bourg d’avoir violé son serment. Pour les apaiser, ce dernier, d’accord avec Pronis, leur proposa d’aller sous la conduite de Leroy acheter du bétail et faire du trafic dans le pays des Mahafales. C’était une proie offerte à leur cupidité . des vivres en perspective. Une trentaine acceptèrent la proposition; vingt-sept autres sous la conduite de Bouguier furent envoyés au pays des Antavares pour y chercher de l’ébène etautres produits. Le chef de la colonie profita du départ des principaux rebelles pour ramener à sa cause le reste des Français. C'est grâce à cette ruse qu’il parvint à rester maître de la situation”.

Cependant l’irritation des colons n’était pas encore calmée. Trois mois après (octobre 1646), les Français revenaient avec du bétail, mais plus exaspérés que jamais, et décidés à ne plus obéir à leur ancien chef. Les rebelles se retranchèrent sur une colline située non loin de Fort-Dauphin. Cette fois Pronis marcha contre eux avec l'intention de les combattre. Le lieutenant Leroy usa de son influence auprès des Français

4; Flacourt, éd. 1658, brochure, p. 5.

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