À. Grandidier, ibid., p
ces deux points à 11° 30, et 25° 35°. Quant aux longitndes, considérées par rapport au méridien de Paris, elles étaient fixées par Munster, à 12% pour la pointe de l'île la plus occidentale, et à 80 pour la pointe la plus orientale*.
De même la forme que présentait la grande île sur les cartes antérieures à 1648 n'était pas toujours conforme à la réalité. Certains géographes, comme Cantino et Canerio, lui avaient attribué une forme rectangulaire, que copièrent Ruysch, Antoine Salamanca (1532), et Sébastien Munster. Cependant dès l’année 1517 Pedro Reïinel en avait donné une forme relativement exacte, qui se retrouvera avec des modifications souvent fantaisistes sur les cartes de Pilestrina (1519), Maggiolo (1527), Ribeiro (1529), Verazzano (1529), S. Cabot (1544), G. Le Testu (1555), Lazaro Luiz (1563), etc. ?.
Comme bon nombre de voyageurs européens avaient exploré les côtes de la grande île, les cartes accusaient une certaine connaissance de la zone littorale. Mais nous devons constater que le dessin du littoral n'offrait encore qu’une exactitude tout à fait relative. Le littoral septentrional était en général représenté comme trop incliné vers l'est’; en fait de découpures, on ne voyait guère sur la partie nord-est que la baie d’'Antongil ; encore la configuration de cette baie était-elle le plus souvent défectueuse *.
4. On sait que les latitudes vraies sont pour la pointe la plus septentrionale (cap d'Ambre) 140 59’ 52”, et pour la pointe la plus méridionale (cap Sainte- Marie) 250 38 55".
Les longitudes adoptées par les cartographes de nos jours sont pour la pointe occidentale (entre Fanemotra et Fandivotra) 400 41° 50”, et pour le cap Est, 480 T 40". Voir A. Grandidier, Hist. de la géogr., p. 52.