Voir anteure précités, thid
regrelter le silence qu'ils avaient gardé sur d’autres contrées où ils avaient fréquenté. Que C. de Houtman ait signalé la stérilité du pays de Saint-Augustin et la fécondité de celui d'Antongil ‘, que Lindschot ait laissé quelques détails précis, sinon tout à fait exacts, sur les productions de l'île Sainte- Marie*, c’est ce qu’on ne saurait dissimuler; mais combien d'autres pays du sud, de l’est et de l’ouest, déjà visités, sur la fertilité ou la stérilité desquels les renseignements faisaient encore défaut dans la première moitié du xvr° siècle ?
Ces auteurs n'avaient pas mieux informé leurs contemporains de la distribution géographique des animaux dans l'île, de la richesse des différentes contrées en bétail, que de la distribution des plantes, et de la fertilité plus ou moins grande de certaines régions. Ils s'étaient bornés le plus souvent à une énumération assez longue des animaux qui vivaient dans ce pays d'outre-mer. Encore cette énumération était-elle en partie inexacte. S'ils avaient eu raison d’y comprendre les lézards, les caméléons, les crocodiles, les bœufs à bosse, les moutons à grosse queue, les singes, les serpents, les oiseaux de toute sorte, par contre, ils avaient montré trop de crédulité en y faisant entrerles éléphants, les chameaux et des bêtes féroces, telles que les lions et les Iéopards*. Est-il besoin d’ajouter que, dans l'état où se trouvaient encore les sciences naturelles, ils n'avaient pu être frappés de l'originalité de la faune et de la flore de l'île de l'océan Indien, ni des affinités qu’elles offraient avec la faune et la flore des autres contrées du globe?
Bien que certains voyageurs n'eussent point omis de faire