‹ Etienne de FlacourtChapitre 38 sur 157 · Loc. cut, p. 324 «et · texte numérisé non relu

Loc. cut, p. 324 «et

A signaler aussi l'opinion du géographe arabe Ibn Saïd d’après laquelle les habitants de Komr (probablement Madagascar) devaient être considérés comme un mélange d'hommes venus de tous pays (voir Codine, Mémoire géographique sur la mer des Indes, p. 112) et celle de Pyrard pour lequel Madagascar avait été autrefois peuplée par des Chinois (/oc. cit., p. 26).

2. Osorius, loc. cil., fol. 146; Diarium Ru, loc. cit., fol. 4 et 10; Odoardo Barbosa, hands prim. vol., p. 322.

3. De Constantin, Voyage, etc., ouvrage cité. t. INT, p. 353, et Diarium, ibid.

ar.

leshabitantsde Saint-Augustin, que Houtmanregardait comme des Noirs, ne laissaient pas d'offrir, aux yeux de Pyrard, beaucoup de ressemblance avec les Chinois dans leur teint et leur chevelure", |

La meilleure opinion semble encore avoir été celle du P. Luiz Mariano qui distinguait les indigènes en trois catégories : les uns au teint couleur de jais, comme les Cafres de Mozambique, 'et aux cheveux rebroussés; les autres au teint noir et aux cheveux lisses; d’autres enfin qui n'auraient été que des mulâtres?.

Quant à la taille, elle paraît avoir laissé le plus souvent les Européens indifférents. Houtman et Pyrard avaient seulement remarqué que les habitants de la baie de Saint-Augustin étaient des gens robustes, grands et bien proportionnés*.

Voilà tout ce que l’on pouvait glaner dans les relations du xvr° et du xvir siècles sur les caractères physiques des indigènes. |

Ce que l’on pouvait y découvrir sur leur intelligence était-il du moins plus complet et plus exact? Il est permis d’en douter. Si Pyrard les avait regardés comme des « gens d’esprit et advisés » *, si Vincent de Paul les considérait comme des gens adroits*, les autres auteurs les avaient trouvés rudes et grossiers‘. Lindschot et Houtman assuraient même qu'ils ne pouvaient compter que jusqu’à dix, et qu'ils ne savaient pas diviser le temps en jours, semaines, mois et années”.

L'idée que les voyageurs s'étaient faite de leur caractère n’était guère plus favorable. La plupart, soit qu'ils n’eussent

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