Voyage aux Indes orientales, ouvr. cité, fol. 6 et
6. Ouvr. cité, ibid. — Voir auteurs déjà cités : l'hevet, Osorius, Herbert, Pyrard, Belleforest, Mellin de Suint-Gelais, etc,
loger, de se vèêtir, de cultiver la terre, et sur leurs occupations. Nous pouvons porter la même appréciation sur ceux qui avaient trait à leurs relations commerciales avec les étrangers*. C'est avec raison que plusieurs auteurs n'avaient fait consisier ces relations que dans l'échange des esclaves, des métaux, de l’ambre, de la cire et autres produits de l'ile contre des marchandises provenant de l'Inde et du Portugal.
Mais il y a surtout lieu d’être surpris de ce que quelques autres avaient constaté leur ignorance de la navigation maritime*.
Les remarques que certains auteurs avaient déjà faites sur la langue des indigènes ne présentent pas moins d'intérêt. Les Hollandais, qui allaient chercher les épices dans les îles de la Sonde, avaient été frappés des rapports qui existent entre la langue malgache et la langue malaise, ainsi qu’en témoignent les titres des ouvrages qu'ils publièrent à cette époque. Ces mêmes rapports avaient été aussi aperçus par le P. Luiz Mariano. Ce missionnaire, en effet, lout en prétendant que la langue cafre était parlée sur la côte occidentale de l’île, avait déclaré que la langue propre aux habitants de l’intérieur et d'une grande partie du littoral était toute différente de la langue cafre et se rapprochait beaucoup de la langue malaise‘.
Les quelques renseignements que l’on rencontrait dans les relations et les ouvrages géntraux du xvi' et de la première moitié du xvu° siècle sur l'armement, les luttes intestines, la manière de combattre des indigènes, sur l’organisation de la famille, de la propriété, de la justice et le mode de gouver-
4. Voir auteurs précédemment cités : Osorius, Thevet, Lopez, et surtout le P. Luiz Mariano, p. 316 et suiv.
Cependant Belleforest avait prétendu que les indigènes appréciaent beaucoup la chair du chameau! (Loc. cit., fol. 2015).