‹ Etienne de FlacourtChapitre 47 sur 157 · Armorial nee Preauneh · texte numérisé non relu

Armorial nee Preauneh

Flacourt ne nous a appris qu’une chose sur sa famille, c'est qu'un de ses frères, dont il n'indique pas le prénom, était trésorier de l’Extraordinaire des guerres au département d’Aunis et de Saintonge (Histoire de Madagascar, 1661, p. 382).

D'autre part, un des neveux d’Étienne de Flacourt, Guillaume de Flacourt, sera chanoine de Saint-Pierre-en-Pont et curé de Saint-Eloi d'Orléans en 1688 (Brainne, Vie des hommes illustres de l'Orléanais, t. II, p. 199; d’Audeville, L’Armorial français, loc. cit., p. 383).

La filiation des descendants de Flacourt n’est pas encore établie d’une manière certaine. Il est bien vraisemblable, cependant, d'après des renseignements fournis par les représentants actuels du nom, que parmi ces descendants se trouvaient : Jacques-Julien de Flacourt, qui mourut gouverneur de Surate en 1736; Charles de Flacourt, gouverneur de Madagascar ; Guillaume-Martin de Flacourt et Henri-Martin de Flacourt, qui habitèrent la Réunion.

Les représentants encore vivants de la famille sont : Antoine-Martin de Flacourt, qui habite toujours la Réunion et qui est père de trois enfants : deux fils, dont l’un a pris part à la dernière expédition de Madagascar, et une fille, Cécile le Payen de Flacourt, mariée à M. Félix Huvier, actuellement inspecteur des contributions directes à Orléans. (Consulter L’Armorial frangçais, loc. cit., p. 384 et suiv.)

la Compagnie de l'Orient, il dut, soit à son mérite personnel, soit à la haute situation de son oncle, d'être élevé aux fonctions de directeur de cette Compagnie. C’est là qu'on vint lui offrir le gouvernement de Fort-Dauphin",

Quels sont les motifs qui déterminèrent les associés à lui accorder cette faveur? Nous ne pouvons que les soupçonner.

Ce furent, sans doute, son expérience des affaires commerciales, et les sérieuses qualités administratives dont il avait déjà fait preuve. Mais il est permis de croire que ce ne furent pas les seuls. On ne doit pas oublier en effet, que celui qu'il allait remplacer était protestant. Des colons s'étaient plaints qu’il les empêchât de pratiquer le culte catholique ?. Informés par le capitaine Le Bourg des désordres qui étaient survenus à Fort-Dauphin”, les associés s’étaient repentis de leur premier choix. Ils avaient même défendu qu’aucun hérétique fût admis à passer dans l'île‘. Flacourt était né et avait été élevé dans la religion catholique; rien de surprenant dès lors qu’ils aient tourné vers lui leurs regards.

Un contrat fut passé entre le nouveau gouverneur et les associés ®. Flacourt fut intéressé pour la vingt-cinquième partie dans les bénéfices de la Compagnie. Les associés promirent de lui envoyer chaque année un navire avec les approvisionnements et les secours indispensables pour subsister dans l'île°, etlui donnèrent « les ordres, commissions et instructions nécessaires pour le voyage »”. Ils le chargèrent d’une enquête sur la cause des troubles qui avaient éclaté dans la colonie. Il lui était prescrit de renvoyer Pronis en France, « de lui faire rendre compte du maniement des fonds de la Compagnie, et enfin de restablir le tout en sorte que le commerce et le trafic que l’on y voulait establir ne fût point troublé et empesché »”. 1. Flacourt, ouvrage cilé,. 1661, p. 226.

. Voir notre Introduction, p. #1.

. Flacourt, ibid.

. Mémoires de la Mission, t. IX : Journal du P. Nacquart, p. 108.

. Flacourt, 1661, p. 226.

. Id., 1658, p. 13 de la brochure.

. Id., 1661 p: 226.

. Id., 1658, p. 13 de la brochure.

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