Flacourt, éd. 1661, p. 275 et suiv
2. Village de la proyince d’Anossi, situé un peu au-dessus de la pointe d'I-
par hasard le piège qu'on leur tendait, et s’emparèrent de Ranicaze que Flacourt ordonna de mettre aux fers. Voyant qu'ils avaient manqué leur coup, les chefs firent des propositions de paix au chef de la colonie. Mais Flacourt, que ces intrigues réitérées rendaient de plus en plus défiant, les repoussa".
Dès lors, il se prépara sérieusement à la lutte, Il augmenta la défense du Fort et dépêcha au lieutenant Leroy de retour à Manamboule quatre nègres pour lui recommander de rassembler le plus de Manamboulois qu'il pourrait. IL l’avertit toutefois de se défier de ses auxiliaires. Cet avertissement ne fut que trop justifié par les événements. Le 1° octobre 1650, neuf Français arrivaient de Manamboule. Ils apportaient au gouverneur de tristes nouvelles. Andrian Carindre, chef des troupes recrutées par Leroy, s’était laissé gagner par les présents des grands et avaient fait massacrer à Maropia* dans un odieux guet-apens Leroy et dix-neuf de ses compagnons qui avaient recueilli des cristaux dans la rivière de Saint-Augustin
Au milieu de toutes ses luttes contre les naturels, Flacourt était contraint d'entendre les murmures de ses subordonnés qui craignaient sans cesse de manquer de vivres. Pour les apaiser, il chargea vingt-cinq d’entre eux d’aller chercher du bétail à Imours, village situé à quelques lieues du Fort(10 septembre 1659). Il était plus difficile de se procurer du riz dans un pays sans cesse ravagé et qui noffrait que l’aspect d’un désert. Flacourt se trouva alors pris à son propre piège, et fut obligé d'envoyer des colons en acheter au loin, du côté de Manghabé et de l’île Sainte-Marie, ce qui nécessita la construction d’une barque.
Tandis que les Français étaient occupés à la construction de cette barque, ils furent de nouveau attaqués par Andrian
tapère (voir Flacourt, éd. 1661 : Carte de Carcanossi, vallée d’Amboule et partie du pays des Machicores en l’isle de Madagascar).