‹ Etienne de FlacourtChapitre 67 sur 157 · Flacourt, édit. 1661, p · texte numérisé non relu

Flacourt, édit. 1661, p

2, Village situé entre les fleuves Manampany et Mandrare.

3. Flacourt, éd. 1661, p. 289 et suiv., p. 44 : Lettre d’Angeleaume.

Ramach, qui s'avança contre le Fort avec dix mille hommes (22 janvier 1651). Le gouverneur, ayant remarqué que les mousquets de la petite troupe d'avant-garde ne dispersaient pas les indigènes assez vite, donna l’ordre de tirer un coup de canon, qui les mit tous en fuite.

Voyant qu'il ne pouvait ni fléchir Flacourt par les prières, ni le vaincre par les armes, Ramach confia à un indigène la mission de corrompre les esclaves attachés au service des colons. Cet indigène devait conseiller à l’un d'eux de mettre le feu aux principales cases, et pendant qu'on s’efforcerait d’éteindre l'incendie, le roi d'Anossi viendrait fondre sur les Français avec une nombreuse troupe. Mais l’esclave sollicité avertit Flacourt, qui ordonna de trancher la tête de l’espion, et de la suspendre à un poteau pour inspirer une terreur salutaire à ceux qui seraient tentés d’imiter sa perfidie ‘.

Il est facile de concevoir qu'avec des dispositions aussi malveillantes de la part des chefs indigènes, qu’au milieu de toutes ces surprises, de toutes ces embüches, il n’était pas facile de se ravitailler. |

Sans cesse menacés de la disette, les colons murmuraient contre le gouverneur. Celui-ci, d’autre part, ne savait quand viendrait le navire qu’il attendait de la Compagnie. Pour se procurer des vivres, il fit enlever pendant la nuit du 12 mai 1651, à huit lieues du Fort, le chef le plus puissant de la province d’Anossi, Andrian Ramach, et ne lui rendit la liberté qu'après en avoir reçu cent bœufs et cent paniers de gomme. En même temps, il se hâtait de faire achever la barque qui devait aller chercher du riz à Manghabé.

Désespérant de résister longtemps encore aux attaques incessantes et aux surprises des indigènes, il se résolut à frapper un grand coup en se défaisant de l'ennemi le plus redoutable, Andrian Ramach. Par ses ordres, le 19 juillet 1651, en réponse à une légère provocation, un détachement composé de quatrevingts hommes tant français qu'indigènes et commandé par

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