Flacourt, éd. 1658, brochure, p
2. Ibid., éd. 1661, p. 393. D’après l’avocat Lordelot, Défense, p. 10, 11 et 29, cela se voit à la fin du traité de 1654 et dans le certificat de Flacourt, daté du
8 janvier 1655.
al
tenir dans son sein le pays environnant. En compagnie du commandant La Forest, il s’en alla explorer une montagne voisine qui passait pour renfermer de l'or. Soucieux aussi, à juste titre, d'assurer des subsistances aux colons pendant son absence, il prit quelques mesures assez heureuses. C’est ainsi qu’il envoya quelques Français, sous la conduite de La Courneuve, aux pays de Ghalemboule, de Manamboule et d’Amboule, pour s’y approvisionner. Le 30 décembre 1654, ces hommes revenaient de Manamboule avec deux mille têtes de bétail. Six semaines après, Goascaer, lieutenant de Pronis, rapportait de Ghalemboule une grande quantité de riz qui fut emmagasiné au Fort. Ces approvisiounements lui paraissant encore insuffisants, Flacourt ordonna à ses gens d’aller cueillir le riz qu’il avait fait planter dans les environs. La récolte fut abondante. Elle donna douze cents paniers qui, ajoutés aux autres produits que l’on possédait fournirent une quantité de vivres suffisante pour nourrir la colonie pendant un an‘.
L'inexorable gouverneur acheva son administration par des actes de conciliation. Le 14 janvier 1655, Ramandrouac, fils de Andrian Mitowe, et Maimiri, fils de Andrian Raval, vinrent le trouver de la part dé leurs parents. Ils le supplièrent de défendre aux Français de Manamboule de se joindre aux enfants de Panolahé pour leur faire la guerre. Flacourt leur promit d'y veiller, mais à la condition qu’ils s'engageraient euxmêmes à ne pas attaquer les enfants de Panolahé devenu son allié. Il remit en conséquence à Ramandrouac une lettre pour son lieutenant La Roche à qui il interdisait d'inquiéter Mitowe: Puis, 1l régla un différend que celui-ci avait avec les enfants et les neveux de Panolahé au sujet de la terre d’Ionghaïvou, en partageant cette terre équitablement. Ces mesures prises et ses préparatifs terminés, il prit congé de La Forest et de Pronis et s'embarqua pour la France sur le navire l'Ours (12 février 1655)?.
1. Flacourt, éd. 1658, brochure, p. 16, éd. 1661, p.388 et suiv. ; Défense pour Marie de Cossé, p. 10 et 29.