Flacourt, éd. 1661, p
3, M. Grandidier a donné une explication véritablement detettique du fait
En ce qui concerne l'hydrographie de la partie la plus méridionale de l’île, Flacourt n’a guère rempli de lacunes. On doit lui savoir gré cependant d'avoir remarqué que le pays des Ampâtres (Antrandroi) était une contrée sans rivières et sans eau. Le Dr Catat n’en parlera pas en d’autres termes.
Dans les quelques passages de son ouvrage qui ont trait au littoral notre vieil auteur a certainement ajouté aux connaissances de ses prédécesseurs. La qualité des mouillages de Tamatave et de Voulouilou, les écueils qui entravent l’accès des rades d’Itapère et de Fenerive, les dangers que les vents du sud et du sud-est font courir aux navires dans les parages de l’anse aux Galions, voilà autant de questions qui n’avaient pas été abordées et sur lesquelles Flacourt a eu le mérite d’appeler l'attention. Avec lui aussi on fut mieux renseigné sur la côte méridionale, qu’il représente comme sablonneuse, et même sur la côte nord-ouest qu'il nous montre avec raison découpée « par de belles et grandes rivières, bayes et anses, où il y a de bons ports et hâvres », bien qu’il ne l’eût pas visitée?.
Il ne faudrait pas cependant s’exagérer l'importance de ces nouvelles données et s’imaginer qu’elles ont beaucoup com- ” plété les indications de la carte générale. La lecture de son livre
constaté par Flacourt. D’après lui, les rivières qui descendent de la chaîne orientale trouvent à la sortie des montagnes une plage étroite contre laquelle vient se heurter le grand courant de l'océan Indien. Or ce courant pousse vers les embouchures. des sables qui en obstruent l’accès. Comme elles n’apportent d'ordinaire qu'un volume d’eau assez faible, la plupart ne parviennent pas à s'ouvrir une issue directe à la mer. Mais à la suite d’une crue importante, elles forcent quelquefois le banc de sable qui les en sépare (Archives des Missions scientifiques, 1872). Comme Flacourt il a constaté que des roches entravent la navigation dans beaucoup de rivières (ibid.).
1. Flacourt, 1664, p. 35; Dr Catat, Tour du monde, déjà cité, p. 380; Gautier, C. R. de la Soc. de géogr. de Paris, 15 avril 1895, p. 322.
C’est seulement à notre époque que l’on aura des renseignements précis sur les rivières qui se jettent sur la côte méridionale (voir Bull. de la Société de géogr. de Paris, juillet déc. 1867; Annales de géographie, 1893, 1894).